02 BERLIN

TRACER DES FRONTIERES
2 – Pour se partager des territoires, la conférence de BERLIN et le partage de l’Afrique

préparation : question 1 p 149

montage : MTG AFRIQUE BERLIN 19-20

Document : L’Etat indépendant du Congo, extraits de l’article de J. Chailley, « L’Etat indépendant du Congo », dans L’économiste français, dec. 1899

Au mois de septembre 1876, une Conférence géographique, siégeant à Bruxelles, fut réunie par le roi Léopold et jeta les bases d’une vaste association […] Une seconde Société […] se fondait, deux ans plus tard, en novembre 1878, également sous les auspices du roi de Belgique. II s’agissait, […] d’étudier non plus l’Afrique en général, mais la seule et, d’ailleurs, vaste région du Congo.
Deux choses avaient décidé de ce choix. L’une, c’est que cette région était à peine explorée et encore inoccupée, […] l’autre, c’est que Stanley(1) parti de la côte orientale, venait aboutir à la côte occidentale d’Afrique, après avoir parcouru des contrées immenses, reconnu le cours du Congo et proclamé, après bien d’autres voyageurs, l’incroyable richesse de cette partie du continent.
En l’année 1886 1’État indépendant du Congo, alimenté par des fonds d’emprunt et par les contributions du roi de Belgique, devenu, sans autre lien qu’un lien personnel, souverain du nouvel État, se charge de toute la partie politique et administrative, laissant à d’autres le soin de la partie commerciale. […] Une première Société sous le nom de Compagnie du Congo pour le commerce le l’industrie […] avait un double objectif : 1° faire toutes opérations d’industrie et de travaux publics, de commerce et de finance dans l’État indépendant du Congo et dans les territoires avoisinants ; 2° étudier les moyens de communication entre le Haut et le Bas-Congo ; et, à cet effet, étudier et améliorer la navigation du Congo et de ses affluents, étudier, construire et exploiter tous chemins de fer et autres voies de communications […]
Mais il était évident que des deux objectifs signalés, le plus urgent était une voie de communication reliant ce bassin au reste du monde civilisé. Pour la Compagnie du Congo, la première chose à faire était donc de construire le chemin de fer reliant le Haut et le Bas-Congo.
Pour que le chemin de fer réussisse, il faut qu’il traverse des pays riches et facilement exploitables, afin que les produits de ces pays, rassemblés de toutes parts puissent affluer vers lui et lui fournir du fret…

(1)Journaliste anglais (1841-1904), en 1869 il partit à la recherche de Livingstone et les années suivantes explora le bassin du Congo.