01 AXE I

année 2022-2023

Axe 1 : Essor et déclin des puissances : un regard historique

séance 3
jalon 1 – L’empire ottoman, de l’essor au déclin.

séance 4
jalon 2 – Une puissance qui se reconstruit après l’éclatement d’un empire : la Russie depuis 1991.

DOCUMENTATION

quelques liens si besoin : une page pour essayer de traiter de la chronologie de l’empire ottoman.. pas toujours une réussite… Un ancien cours un peu trop LONG . Un montage sur la dernière période (XIXe et XXe siècle) : malade XIXe. Sur SOLIMAN, un article un peu complet mais pas trop long….

une réflexion sur le déclin : question du déclin

Pour une approche de la période :
1991-2018 fin

ACTUALITE
le putsch manqué de 1991 (euronews) :
https://fr.euronews.com/2016/08/18/il-y-a-25-ans-un-putsch-manque-a-moscou-allait-precipiter-la-fin-de-l-urss
portrait de Poutine en 1999 :
https://www.ina.fr/video/CAB00000495
Poutine gagne les élections de 2018 (le monde) :
https://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/07/vladimir-poutine-investi-pour-la-quatrieme-fois-a-la-presidence-de-la-russie_5295275_3210.html

EMISSIONS

Sotchi des JO très politiques
https://www.youtube.com/watch?v=5nVV7R_fkW0
https://www.dailymotion.com/video/x1jp68j
un reportage d’arte visible jusqu’en mars 2021 :
https://www.arte.tv/fr/videos/081646-000-A/russie-nos-annees-poutine/

archive 2021-2022 ————————–

Axe 1 : Essor et déclin des puissances : un regard historique

séance 3
La Russie depuis 1991

séance 4
L’empire ottoman, de l’essor au déclin

intro carto ott

I – la question de l’empire

Document A : Dépoussiérer les empires pour éclairer le présent, J. Burbank & F. Cooper, dans l’Atlas des empires, La Vie, Le Monde, 2019, p 8

Un empire se présente comme une vaste entité politique, expansionniste ou conservant le souvenir d’un pouvoir étendu dans l’espace, et qui maintient la distinction et la hiérarchie à mesure qu’elle incorpore de nouvelles populations : ses différents peuples sont gouvernés différemment. Ainsi, une empire ce n’est pas une communauté homogène.(…)

Les empires développent une politique d’appartenance différente de celle des Etats-Nations. Ces derniers prônent un principe d’intégration fondée sur une homogénéité illusoire et un fort rejet du contraire (…) Les empires ne sont pas contraints à l’illusion de l’homogénéité et ne sont pas tenus d’encourager l’uniformité. Ils peuvent traiter la diversité comme une réalité sans fixer de relations hiérarchiques entre les multiples populations ou faire des distinctions.

Document B : introduction de l’Atlas des empires, C. Cabé, M. Lefebvre, La Vie, Le Monde, 2019

Prison des peuples ou idéal de l’universalité géopolitique, l’empire a été tour à tour déprécié et valorisé, puis considéré comme une organisation politique dépassée. Les sociétés devant progresser de la structure impériale à celle de l’Etat-Nation pour être réellement civilisées. Pour autant, cette soif de pouvoir et d’expansion qui caractérise les empires appartient-elle définitivement au passé ? Pas si sûr. Les concepts de puissance et de domination trouvent un écho particulier dans notre XXIe siècle mondialisé. Et s’il n’existe pas à l’heure actuelle d’empire au sens politique du terme, la tentation impériale ressurgit. Le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, souhaite redonner « la place qu’elle mérite » à la Russie, celle d’un État fort qui tient tête à l’Occident ? De même pour Recep Tayyip Erdogan, le président turc dont les ambitions régionales traduisent la nostalgie de l’empire ottoman.

II – Apogée et déclin de l’empire ottoman

introduction CARTOGRAPHIQUE
lectures à plusieurs… 4 équipes pour 4 textes sur le sujet…

Document 1 : extrait Le loup et le Léopard, Mustapha Kemal ou la mort d’un empire, J. Benoist-Mechin, Albin Michel, 1954, pp. 60-64

Situé au carrefour de trois continents, cet édifice immense couvrait une superficie de près de 3 millions de km². Il allait du Danube à l’Euphrate et de l’atlas au Caucase. Vingt races différentes et une quinzaine de religions y vivaient côte à côte.(…) De toutes les grandes villes de l’Antiquité, seules Rome et Syracuse demeuraient en dehors de son orbite.(…) La chrétienté entière tremblait devant ses armes. « Il faut parler avec respect des canons du Grand Turc » disait Maximilien d’Autriche. Sa flotte était maîtresse de Rhodes, de Chypre et des îles de la mer Egée.

Soliman le magnifique – le Louis XIV de la Turquie – qui gouvernant toutes ces terres de son palais de Topkapi à Istanbul était révéré à l’égal d’un être surnaturel (…) Ce qui nous permet de nous faire une image exacte de sa puissance, c’est le défilé militaire qu’il organisa au printemps 1526, à la veille de sa première campagne contre la Hongrie.

« Ce fut, nous dit l’ambassadeur de Charles Quint, Augier Ghiselin de Busbecq, une parade assourdissante ». Les fantassins aux chaussures clouées de bronze martelaient pesamment le sol, les escadrons de cavalerie faisaient sonner les sabots de leurs chevaux, les affûts de canon et les chariots d’approvisionnement roulaient sourdement, (…) Entouré de ses gardes du corps aux chapeau empanachés et armés de hallebardes dorées, Soliman, coiffé d’un grand turban orné de trois plumes de héron de Candie, regardait s’écouler le flot ininterrompu de ses soldats, assis sur un trône de vermeil dressé face au Bosphore (…)

Trois cents ans, seulement, s’étaient écoulés entre l’arrivée des premiers cavaliers d’Ertogrul (ancêtre des Ottomans) sur le sol de l’Anatolie et ce défilé qui remplit l’Europe d’admiration et de stupeur. Trois cents ans au cours desquels les guerriers osmanlis (=ottomans), galopant de victoire et victoire, avaient échangé l’emblème du loup gris pour la bannière du Croissant, leurs tentes de feutre noir pour des palais de marbre blanc, et l’horizon désertique de leur steppe ancestrale pour le décor raffiné et fastueux de la Corne d’Or (=Istanbul).

Document 2 : extrait Le loup et le Léopard, Mustapha Kemal ou la mort d’un empire, J. Benoist-Mechin, Albin Michel, 1954, pp. 70-71

Jusqu’en 1566, il était de règle que le souverain exerçât personnellement le commandement de l’armée. Soliman, le plus grand homme de guerre de son siècle, était mort, comme il l’avait désiré sur le champ de bataille(…) Après lui les Sultans ne se mirent qu’exceptionnellement à la tête de leurs troupes. Enfermés (…) dans la prison dorée du Sérail, isolés du monde extérieur, étroitement surveillés (….) les Sultans Ottomans étaient déjà moralement émasculés avant de monter sur le trône. La vie des camps leur paraissait grossière et fastidieuse. Ils prirent donc l’habitude de déléguer leur commandement aux Vizirs (…)

Dans cette atmosphère malsaine, les vertus militaires des Janissaires ne pouvaient que se corrompre. Leur discipline se relâcha de plus en plus, et à partir de 1600, il fallut renoncer à leur imposer le célibat. Condamnés à une oisiveté grandissante, ils dissipèrent dans la débauche et les intrigues politiques toutes les forces qu’ils ne pouvaient plus dépenser à la guerre.

Le XVIIe et le XVIIIe siècles furent ponctués par leurs révoltes sanglantes. Jadis artisan de la grandeur de l’empire, le corps des Janissaires (Yéni-Tchéri) était devenu l’instrument de son déclin.

Mahmoud II (1809-1839) dut recourir aux moyens extrêmes pour s’en débarrasser. Il fit procéder , en 1826, à leur extermination massive. Sur son ordre 7000 hommes périrent en une après-midi. Ce carnage, qui révolta les contemporains, donna au Sultan une réputation de barbarie et de férocité quine contribua pas peu à discréditer son régime. (…) En anéantissant le corps des Janissaires – au lieu de le réformer – Mahmoud II avait brisé l’épine dorsale de l’armée ottomane. Celle-ci ne se releva jamais du coup qui lui avait été porté.

Document 3 : Histoire de la Turquie, I. Tabet, L’Archipel, 2007, p 13-14

Lentement édifié au début du XIVe siècle, sur les ruines de l’État seldjoukide d’Anatolie, puis au XVe siècle sur celle de l’empire byzantin, l’empire ottoman (…) est devenu, après la prise de Constantinople en 1453, l’une des puissances majeures de l’Europe et du Moyen-Orient. Il se considère comme l’héritier légitime de deux traditions impériales à vocation universelle, celle de Rome et celle de l’islam(…)

Alors que l’empire byzantin se distinguait par la langue grecque et la religion chrétienne, et celui des califes par la langue arabe et l’islam, l’empire ottoman repose principalement sur deux piliers essentiels : le Sultan et l’armée (…) Cet empire regroupant une multitude de religions, de langues et d’ethnies, ne cherchera jamais à les turquiser, ni même à regrouper tous les Turcs. Ceux-ci y jouent certes le premier rôle, mais les autres peuples ont une place considérable. Tant que l’État est fort et prospère, la juxtaposition communautaire subsiste, mais dès qu’il s’affaiblit, elle commence à se disloquer.

Disposant de l’armée la plus puissante d’Europe jusqu’à la fin du XVIIe siècle, et après avoir constitué une menace sérieuse pour la chrétienté, l’Empire ottoman amorce sa décadence au XVIIIe siècle Accumulant un retard économique et technologique croissant par rapport à l’Europe, et faute d’avoir su s’adapter, il connaît une succession de revers qui le contraint à subir la loi de l’Occident Virtuellement condamné dès le début du XIXe siècle, seules les rivalités de puissance et les recherches d’équilibre européen prolongent son agonie. A l’instar des empires russe, allemand et austro-hongrois, il disparaît à la suite de sa défaite militaire lors de la Première Guerre mondiale. Laquelle défaite précipite une mort annoncée par les lois historiques présidant au destin des empires multinationaux.

Document 4 : Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle, F. Braudel, t. 3, Le temps du monde, pp.402-416

L’empire ottoman a des dimensions planétaires. Qui, en Occident, n’aura célébré, pour s’en étonner et s’en inquiéter à la fois, son étendue fabuleuse ? (…) L’Empire des Habsbourg, à son apogée, est plus vaste encore, mais c’est un empire dispersé à travers le monde, coupé par d’immenses espaces maritimes. L’empire des Osmanlis, quant à lui, est d’un seul tenant ; c’est un ensemble compact de terres où l’eau intruse des mers est comme prisonnière. (…)

C’est la terre, en tout cas, qui crée le carrefour du Proche-Orient, lequel donne à l’empire turc la source vive de sa puissance, surtout après la conquête de la Syrie en 1516 et de l’Egypte en 1517, qui parachève sa grandeur. A cette époque, il est vrai, le Proche Orient n’est plus le carrefour du monde par excellence comme au temps de Byzance et des triomphes premiers de l’Islam ? Au bénéfice de l’Europe sont intervenues les découvertes de l’Amérique(1492) et de la route du Cap de Bonne Espérance (1498). Et si, trop occupée à l’ouest, l’Europe n’a pas fait face de toutes ses forces à l’empire ottoman, c’est que des obstacles décisifs se sont, comme d’eux mêmes, opposés aux conquêtes de l’islam turc.(…)

L’erreur est plus encore de ramener l’histoire économique de l’empire turc à la chronologie de sa seule histoire politique. Celle-ci est des moins sûres, si l’on en juge par les hésitations des historiens de la Turquie. Pour l’un l’empire aurait atteint son zénith politique dès 1550, durant les dernières années de Soliman le magnifique (1521-1565), pour un autre la décadence se marquerait à partir de 1648, mais cette année qui voit les traités de Westphalie et l’assassinat du sultan Ibrahim Ier est une date plus européenne encore que turque. S’il fallait absolument proposer une date, je préférerais celle de 1683, au lendemain du siège dramatique de Vienne (…) Encore une fois, la politique n’est pas sans rapport avec l’économie, et réciproquement mais la « décadence » ottomane, quand décadence il y a, n’entraîne pas aussitôt celle de son économie.(…)

A mon avis, il n’y aura eu décadence franche de l’empire turc qu’avec les premières années du XIXe siècle. S’il fallait avancer des dates un peu plus précises, nous choisirions 1800 pour l’espace balkanique , la zone la plus vivante de l’empire, celle qui fournit le gros des effectifs militaires et des impôts, mais la plus menacée ; pour l’Égypte et le Levant, peut-être le premier quart du XIXe siècle ; pour l’Anatolie, les années autour de 1830 (…)

Resterait à savoir si ce premier tiers du XIXe siècle est, ou non , la période où s’accélère le processus de la décadence ottomane sur le plan politique. Ce mot dangereux de « décadence » que les osmanologues ont trop souvent ) la bouche, met tant de facteurs en jeu qu’il brouille tout, sous prétexte de tout expliquer (…) La faiblesse qui perdit la Turquie fut, nous dit-on, son impuissance à s’adapter aux techniques belliqueuses de l’Europe. Cet échec, en tout cas, n’apparaît avec clarté que rétrospectivement (…) Le mal ou les maux qui travaillent la Turquie sont de tous ordres à la fois : l’État n’est plus obéi ; ceux qui travaillent pour lui touchent des salaires aux taux anciens, alors que monte le prix de la vie ; le stock monétaire est probablement insuffisant, en tout cas l’économie se mobilise mal. Or réformer, se défendre et, en même temps, remodeler une armée et une flotte, étaient une œuvre de longue haleine, qui eût exigé de grosses dépenses proportionnés aux dimensions d’un corps si lourd.( …)

Dans cet univers en difficulté, l’entrée triomphante de l’Europe industrialisée , agissante et insatiable, progressant sans le savoir toujours, va sonner le glas. Encore faudrait-il ( …) ne pas se fier aux dires des contemporains car l’Europe du XVIIIe siècle commençait déjà à s’abandonner aux orgueils faciles.

ARchives ————— année 2019-2020

L’EMPIRE OTTOMAN, DE L’ESSOR AU DECLIN

la mise au point… en 6 pages.. bon d’accord je me suis un peu lâché, mais j’ai essayé de reprendre ce qui avait été dit en en rajoutant un peu… parfois ça part en digressions, mais bon.. vous êtes habitués…
la MAP : MAP ottoman 161119
que vous lirez en ayant pas loin de vous :
– le corpus : corpus empire ottoman nov19
– les montages de vos collègues : MTG ManAdrAlex SOLIMAN et expoHGSPG LéaCloéLoren
– le montage sur la dernière période : malade XIXe
– le manuel pas loin non plus

Introduction 6 siècles d’histoire en perspective :

carte-ottoman

recul

une gageure chronologique :
https://sway.office.com/5xOA28QCHmpDMEV4?ref=Link

préparation pour la séance suivante:

lire p 84 à 87 et relever des éléments de réponses pour les questions bilan (Bac) des p 85 et 87.

I – Construction de la puissance ottomane

1 – les causes d’une émergence
ce qu’est l’empire… corpus empire ottoman nov19
2 – L’apogée Soliman

II – L’homme malade de l’Europe

1 – quand commence le recul ?
apogée et déclin. cf le corpus
2 – comme un château de cartes
montage : malade XIXe

DOCUMENTATION :

sur SOLIMAN, un article un peu complet mais pas trop long….

résumé EncycloU 1résumé EncycloU 2

L’étude de l’empire ottoman est une occasion intéressante de se poser plusieurs questions sur le savoir historique et politique…
D’abord sur la notion d’empire, comme entité politique.
La puissance ottomane a eu par ailleurs des manifestations, des facteurs et des limites.
Ensuite sur cette histoire « longue » (XIIIe-XXe siècle) qui donne une échelle « inhumaine » à l’observation
Enfin, le libellé (essor et déclin) nous amène explicitement à nous poser la question du sens donné à l’histoire. Déclin ou apogée, grandeur et décadence sont des étiquettes que l’on manipule souvent avec les événements historiques: on ne peut pas échapper à ce questionnement.

un article rapide sur l’histoire de l’empire ottoman :
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Empire-ottoman-578.html

une émission de radio (france culture) grandeur et gouvernance de l’empire ottoman :
https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-l-histoire/grandeur-et-gouvernance-de-l-empire-ottoman-44 (attention c’est un spécialiste…)

et d’autres références sur le même site des Clés du MOyen-Orient :
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Cartographie-de-l-expansion-et-du-demembrement-de-l-Empire-ottoman.html

tourisme chronologique
voilà des personnes ou des événements à rechercher (1 par personne):
Murad Ier (1362-1389) – Mehmed II (1451-1481) – Soliman (1521-1566) – Mehmed IV (1648-1687) – Mustapha III (1757-1774) – Abdulhamid II (1842-1918) – Mustapha Kemal – Prise de Constantinople – Bataille de Kosovo – Bataille de Lépante – Bataille de Kahlenberg – Bataille de Tschesmé – Bataille de Navarin – massacres des arméniens (1894) – guerres balkaniques – génocide arménien – guerre gréco-turque


LA RUSSIE DEPUIS 1991

UNE PUISSANCE QUI SE RECONSTRUIT APRES L’ECLATEMENT D’UN EMPIRE

séance du lundi 18 novembre

1 – la perte de la puissance

préparation : vidéos :
la fin de l’URSS (vidéo AFP) :
https://www.youtube.com/watch?v=4mCJwLzU_qE
la fin de l’URSS sur Antenne 2 :
https://www.ina.fr/video/CAB91065313
la démission de Boris Eltsine 1999 (Antenne 2) :
https://m.ina.fr/video/CAB00000052/demission-de-boris-eltsine-video.html

montages pour le cours :
manuel colin 1983 urss
FIN URSS MTG 2019

en classe : travail sur le manuel pp 88-89

séance du mardi 19 novembre
lecture – compte rendu de lecture -débat

2 – la puissance par la force

préparation :
Un article de presse est construit sur le plan d’un entonnoir. Le journaliste sait qu’au fur et à mesure de la lecture, les lecteurs, souvent pressés, vont zapper.. Donc tout est dit au début de l’article et développé par la suite. Ainsi, le lecteur de journaux avisé sait qu’en lisant les 3 ou 4 premiers paragraphes, il aura une idée du contenu de l’article et s’engagera, ou pas, à le lire totalement.. (notez que sur le site du monde par exemple, il est donné le temps de lecture…)
Connaissant ce principe, qui admet des dérogations, comme dans les pages « grand reportage » par exemple, il vous est proposé l’exercice suivant : retrouver les éléments de puissance russe dans ce corpus de débuts d’articles publiés dans « le Monde Sélection hebdomadaire » au cours de l’année 2018.. A une ou deux exceptions près, ils y sont tous…

Ici le corpus à lire, comprendre et intégrer ….revue de presse 2018

LMD avril 2017 influence russe
LMD dec 2017 ingérence russe

séance du vendredi 22 novembre

3 – devenir incontournable

préparation : vidéo à regarder + prise de notes
quel monde vu du Kremlin ?
https://www.dailymotion.com/video/x71pzhw

travail sur les documents p 90-91
et sur les documents suivants :
– un extrait du livre d’Anna Politkovskaïa paru en France en 2005, un an avant son assassinat, qui reprend les grandes transformations internes de la Russie depuis 1991 : POLITKOVSKAIA
– média, Russie et mondialisation, article du Monde Diplomatique de 2017 (extraits) : RT média russe

et les articles lus et/ou à lire sur la page des LECTURES

PLAN POUR UNE SYNTHESE :
AdeT = Anne de Tinguy cf les 2 articles susmentionnés…
I – la perte de puissance : années 1990
1 – 1991 la chute
Gorbatchev – Perestroïka – Glasnost – Putsch août 91 – CEI, Accords de Minsk, 8 décembre 1991 – Eltsine – 25 décembre 1991 – pays baltes
2 – Eltsine et la thérapie de choc
libéralisation – inflation – multipolarité – Ukraine – « désarroi postimpérial » AdeT – 25 millions de Russes hors de Russie – concept de l' »étranger proche »
II – La puissance revendiquée
1 – les points forts
armée (modernisation milieu des années 2000) – énergie – Runet (internet) – services secrets – Hard power –
2 – la vulnérabilité
poids mais peu d’influence – « puissance mais impuissance » AdeT – attaque de l’Irak malgré le NON russe (2003) – Révolutions colorées (2003 Géorgie, 2004 Ukraine) – Attaque de la Libye contre son avis (2011) pas ou peu d’influence – L’OTAN avance, avec l’affiliation d’ancien territoire comme les pays baltes – l’UE se rapproche aussi avec l’intégration des mêmes pays Baltes en 2004 – Le commerce extérieur a une structure déséquilibrée de pays en développement rentier = exportations majoritairement en matières énergétiques et importations majoritairement en biens manufacturés.
III – Se rendre incontournable
1 – Affirmation
BRICS (années 2000) – Ukraine (Donbass) et Crimée (2014) – Proche Orient (2015) – activité dans le cyberespace – rapprochement de certaines personnalités politiques (Trump – M Le Pen etc…) – UEE – Eurasisme – OCS
2 – en quête de soft power
multilatéralisme et multipolarité revendiqués – action culturelle extérieure – médias : RT – des « amis » (ex : Depardieu)

CCL les limites : – puissance mais impuissance.. surtout puissance largement incomplète et même  déséquilibrée –  image instable – autoritaire (Poutine au pouvoir depuis 2000)