01 Axe 1

année 2022-2023

Axe 1 : Tracer des frontières

séance 3
jalon 1 – Pour se protéger : Le limes rhénan.

séance 4
jalon 2 – Pour se partager des territoires : la conférence de Berlin et le partage de l’Afrique.

séance 5
jalon 3 – Pour séparer deux systèmes politiques : la frontière entre les deux Corée.

archive 2021-2022

Tracer des frontières, approche géopolitique

séance 4 – PP
Pour se partager des territoires : la conférence de Berlin et le partage de l’Afrique.

séance 5 – DG
Pour se protéger : Le limes rhénan.
le cas de l’Espagne de la Reconquista

à partir des trois documents ci dessous (textes doc 1 et 2, et carte doc 4) en quoi peut-on dire que le limes rhénan était une frontière ?

Document 1 : Des origines de Rome aux invasion barbares, M. CHRISTOL & D. NONY, 1974, p 152.

Dans la terminologie militaire du Ier siècle ap JC, le LIMES désignait les routes qui s’enfonçaient dans les territoires hostiles situés en avant des terres d’Empire, routes militaires, jalonnées de postes fortifiés (…) destinées à faciliter d’éventuelles offensives (…) Le terme désigne tout autre chose après Trajan (empereur 98-117), quand on renonça à l’offensive et quand les routes militaires devinrent exclusivement des voies longitudinales (…) : LIMES devint alors synonyme de frontière établie par l’homme par opposition à RIPA, frontière naturelle (rive de fleuve)(…)
A la limite des Champs Decumates, gagnés par les Flaviens (famille d’empereurs ayant régné de 69 à 96) sur la rive droite du Rhin, afin de réduire l’angle rentrant formé par le Rhin et le Danube supérieurs, on rebâtit en pierre les anciens forts de bois et, en avant de ces ouvrages, on creusa un fossé surmonté d’une palissade. Au contact de cet obstacle se trouvaient les forts de petites unités de surveillance, aux soldats semi-barbares, les NUMERI, qu’épaulaient à courte distance les camps des unités auxiliaires.

doc 4 limes rhénan

Document 2 : Le Haut-Empire romain en Occident, P. LE ROUX, 1998,p. 392

Le mot LIMES est impropre parce que la réalité qu’il entend recouvrir ne répond pas à ce que fut l’organisation des frontières romaines. La ligne fortifiée et défensive qu’il suppose ne figure pas dans les sources ni sur le terrain, ce qui conduit à douter également de la stratégie envisagée à l’appui de cette définition (…) La notion même de grande stratégie est incongrue dans le contexte romain. Non seulement l’empire n’a jamais pensé une frontière idéale (…) mais il n’a jamais utilisé un concept unique pour tenter de localiser ses efforts militaires et représenter ses relations avec ceux de l’extérieur.

pour avoir une version plus large de l’extrait de Dion Cassius LVI, 18 du manuel : merci wikisource

Document 3 : L’empire romain en mutation des sévères à Constantin, 192-331, J-M CARRIE & A. ROUSSELLE, 1999, p. 617

Cette fiction terminologique (l’emploi du mot LIMES comme une muraille, un rempart)a entraîné de graves distorsions dans l’étude des divers secteurs frontaliers. Elle a porté à généraliser des problématiques au mépris de la diversité des conditions régionales. Il importe au contraire […] de traiter de façon différenciée les problèmes défensifs de l’empire, selon les secteurs géographiques. La frontière rhéno-danubienne présente effectivement l’aspect d’une rocade militaire continue, et cette caractéristique s’est encore renforcée, sur le Danube, après l’abandon de la Dacie et la pression croissante des Goths […] Il n’en va pas de même en Orient où certaines zones frontalières […] sont pratiquement abandonnées à elles-mêmes […] Quand à la (Grande-)Bretagne, elle est le seul secteur à avoir été doté, avec le mur d’Hadrien, d’un ouvrage continu aussi puissant […]

Document 4 : Fronts et Frontières, M. FOUCHER, 1991, p 64

Le limes germaniae et rhetiae, situé entre Rhin et Danube, était une route stratégique avec tours de garde en bois et remparts en argile entourant des castella, renforcée de palissades en bois hautes de 3m : environ 550 km de long, 1000 tours de garde, 100 castella. En fait 4 limes successifs furent construits, le dernier maintenu jusqu’au Ve siècle. Plus qu’une ligne fortifiée de manière continue, c’était une route fortifiée, pour la liaison Rhin-Danube, édifiée à la suite de l’échec de la conquête de la Germanie. En arrière, le territoire, d’abord colonisé par les Gaulois et des Germains, fut organisé sous le nom de Champs décumates, avec des colonies de vétérans, pour doubler la capacité de résistance.


Pour séparer deux systèmes politiques : la frontière entre les deux Corée.

Pour le cours : MTG corée

le point de vue de M. Foucher en 1991 : FRONTSET

documents sur le cas coréen :
art corée 040122 LM
trump corée mars 19 LM
trump kim juin19 LM
inter corée MDV 2018
documents sur le cas européen du rideau de fer

le cas de la ville de BERLIN et la séparation du MUR

archives———-2019-2020

TRACER DES FRONTIERES
1 – Pour se protéger : le LIMES rhénan

question préparatoire :

TRACER DES FRONTIERES
2 – Pour se partager des territoires, la conférence de BERLIN et le partage de l’Afrique

préparation : question 1 p 149

montage : MTG AFRIQUE BERLIN 19-20

Document : L’Etat indépendant du Congo, extraits de l’article de J. Chailley, « L’Etat indépendant du Congo », dans L’économiste français, dec. 1899

Au mois de septembre 1876, une Conférence géographique, siégeant à Bruxelles, fut réunie par le roi Léopold et jeta les bases d’une vaste association […] Une seconde Société […] se fondait, deux ans plus tard, en novembre 1878, également sous les auspices du roi de Belgique. II s’agissait, […] d’étudier non plus l’Afrique en général, mais la seule et, d’ailleurs, vaste région du Congo.
Deux choses avaient décidé de ce choix. L’une, c’est que cette région était à peine explorée et encore inoccupée, […] l’autre, c’est que Stanley(1) parti de la côte orientale, venait aboutir à la côte occidentale d’Afrique, après avoir parcouru des contrées immenses, reconnu le cours du Congo et proclamé, après bien d’autres voyageurs, l’incroyable richesse de cette partie du continent.
En l’année 1886 1’État indépendant du Congo, alimenté par des fonds d’emprunt et par les contributions du roi de Belgique, devenu, sans autre lien qu’un lien personnel, souverain du nouvel État, se charge de toute la partie politique et administrative, laissant à d’autres le soin de la partie commerciale. […] Une première Société sous le nom de Compagnie du Congo pour le commerce le l’industrie […] avait un double objectif : 1° faire toutes opérations d’industrie et de travaux publics, de commerce et de finance dans l’État indépendant du Congo et dans les territoires avoisinants ; 2° étudier les moyens de communication entre le Haut et le Bas-Congo ; et, à cet effet, étudier et améliorer la navigation du Congo et de ses affluents, étudier, construire et exploiter tous chemins de fer et autres voies de communications […]
Mais il était évident que des deux objectifs signalés, le plus urgent était une voie de communication reliant ce bassin au reste du monde civilisé. Pour la Compagnie du Congo, la première chose à faire était donc de construire le chemin de fer reliant le Haut et le Bas-Congo.
Pour que le chemin de fer réussisse, il faut qu’il traverse des pays riches et facilement exploitables, afin que les produits de ces pays, rassemblés de toutes parts puissent affluer vers lui et lui fournir du fret…

(1)Journaliste anglais (1841-1904), en 1869 il partit à la recherche de Livingstone et les années suivantes explora le bassin du Congo.

TRACER DES FRONTIERES
3 – pour séparer deux systèmes politiques, la frontière entre les deux COREES

Pour vendredi 24
préparation : Revue de presse sur la rencontre Trump-Kim Jong Un du 30 juin 2019. (30 minutes)
consigne : à partir des médias que vous consulterez, répondre à la question suivante
Quelle place a la frontière entre les deux Corées dans cette rencontre ?
… vous donnez vos sources sous forme de liste des médias consultés (liens)

Pour le cours : MTG corée

le point de vue de M. Foucher en 1991 : FRONTSET

un article de 2010, en pleine tension nucléaire : article carto 2010

un article de 2013 sur la frontière : corée gde déchirure