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CAS 1 ETHIOPIE CHINE

GROUPE : Emma DIFFINÉ / Antoine GUERRIER / Augustin LOUIS

CAS 1 Les_Investissement_Chinois

PB : En quoi le cas des investissements chinois en Éthiopie correspond-il à une recomposition des espaces productifs ?

L’Éthiopie est devenue une destination très attractive pour les investisseurs chinois. La raison principale, c’est que la main-d’œuvre y est abondante et vraiment bon marché. À cela s’ajoute une croissance économique impressionnante, près de 9 % par an, et une position géographique idéale sur la corne de l’Afrique. En échange, la Chine finance des parcs industriels comme celui de Hawassa, spécialisé dans le textile, mais aussi des infrastructures comme la ligne de chemin de fer reliant Addis-Abeba à Djibouti ou encore le barrage de la Renaissance. Concrètement, tout cela transforme le pays, même si la modernisation reste surtout concentrée autour de la capitale.

Mais ce partenariat dépasse largement le cadre éthiopien. Il s’inscrit dans un projet bien plus ambitieux : les Nouvelles Routes de la Soie, lancées par la Chine en 2013. L’idée, est de relier l’Asie à l’Europe par des routes maritimes et terrestres, et l’Éthiopie est un maillon clé de cette stratégie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la Chine a installé sa première base militaire hors de ses frontières à Djibouti. À l’échelle du continent, la Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Afrique avec 282 milliards de dollars d’échanges et 3 000 entreprises implantées un peu partout, des mines aux télécommunications en passant par les infrastructures industrielles.

Pourtant, quand on regarde les chiffres de plus près, le tableau est moins rose. L’Éthiopie exporte pour seulement 3 milliards de dollars, principalement du café et des produits agricoles, alors qu’elle importe pour 16 milliards, dont les trois quarts sont des produits manufacturés chinois. La Chine est son premier fournisseur, mais à peine son cinquième client. Ce déséquilibre se retrouve partout en Afrique. Les États s’endettent à des taux élevés, les emplois créés restent peu qualifiés, les technologies ne sont presque jamais transmises aux travailleurs locaux, et les supermarchés chinois comme le China Mall au Ghana font une concurrence féroce aux petits commerçants africains. Comme le dit le géographe Pairault, la Chine se comporte davantage comme un prestataire que comme un véritable partenaire. En résumé, la mondialisation recompose bien les espaces productifs africains, mais cette transformation profite surtout à la Chine.

CAS 2 : LES INDUSTRIES AÉRONAUTIQUES ET SPATIALES EUROPÉENNES, LA

LOCALISATION

Salès-Mausset Lili ; Driouche Lyana ; Rahal Adam

CAS 2 Beige_Scrapbook_Geography_Presentation_(2)

En quoi les industries aéronautiques européennes intègrent les différents territoires européens dans leur système productif ?

Les industries aéronautiques et spatiales, industries de haute technologie de premier rang mondial comme Airbus, intègrent par le biais d’une organisation en réseau, les territoires européens dans leur système productif. Cette organisation repose d’abord sur une coopération internationale, et sur

une chaîne de production à l’échelle européenne, où chaque état se spécialise : l’Allemagne assure les fuselages, l’Espagne les ailes, le Royaume-Uni et l’Italie les moteurs, puis la France l’assemblage final. Cette chaîne se rassemble ensuite dans des espaces de production spécialisés et connectés : des pôles de compétitivité (regroupement reconnu par l’Etat, sur un territoire de dimension variable, d’entreprises, d’organismes de formation et de centres de recherche publique ou privée engagés autour de projets innovants dans un même secteur d’activité) comme Toulouse avec l’Aerospace Valley, ces espaces concentrent constructeurs et équipementiers, favorisant ainsi l’efficacité grâce à la proximité. Comme en témoigne le choix de Toulouse pour l’assemblage de l’A380 : malgré que ce soit une ville non portuaire, elle bénéficie de la présence d’équipementiers

majeurs et d’une expertise historique (grâce à l’A340) contrairement à Hambourg, bloqué par des contraintes environnementales et juridiques provoquées par leur volonté d’allonger la piste sur une zone de protection naturelle. Enfin, pour relier ces territoires, une logistique complexe est mise en place, comme pour l’A380, où les pièces voyagent par mer jusqu’à Pauillac, puis par barges jusqu’à Langon, avant d’être transportées par convoi de camion spéciaux jusqu’à Balgnac. Les industries aéronautiques européennes intègrent donc les territoires européens en en faisant des acteurs spécialisés d’un même système productif, c’est-à-dire un ensemble où tous concourent à la production et à la circulation des richesses, par le biais de la répartition des tâches entre pays

européens et à des réseaux reliant les pôles de compétence.

CAS 3 TEXTILE

Alexandre POCHON, Linzo PROSPERINI, Amélie MATTIOLI 1ère5

CAS 3 jean

L’industrie textile est un très bon exemple pour comprendre comment se construit la mondialisation. En effet, la fabrication d’un vêtement mobilise plusieurs pays et met en relation différents pays à l’échelle mondiale. Le jean est un bon exemple, le coton peut être produit dans des pays comme les États-Unis ou l’Inde, puis transformé en tissu en Asie avant d’être assemblé dans des pays où le prix de fabrication est plus faible comme le Bangladesh. Ce pays est même le deuxième exportateur mondial de vêtements et le textile représente 80 % de ses exportations.
Cette organisation repose sur une division internationale du travail ; les pays développés sont les sièges de la conception, la publicité et la vente, tandis que les pays en développement assurent la fabrication. Les grandes entreprises choisissent ces espaces pour réduire les coûts de production grâce à une main-d’œuvre moins chère. Par exemple, au Bangladesh, le secteur emploie environ 4 millions de personnes, dont 85 % de femmes.
Cependant, cette mondialisation s’appuie aussi sur des inégalités. Les ouvrières travaillent souvent dans des conditions difficiles avec des salaires très faibles, autour de 82 euros par mois et des normes de sécurité bancales. Par exemple, la catastrophe du Rana Plaza en 2013, qui a causé plus de 1 100 morts.
Pour conclure, l’industrie textile construit une mondialisation et relie production, commerce et consommation dans le monde entier, tout en créant d’importantes inégalités sociales.

cas 3 B TEXTILE

clara pauline tafita

CAS 3B Orange_Blue_and_Red_Corporate_Logistics_Industry_Presentation

Depuis le 18ème siècle, l’industrie s’est développée jusqu’à se placer comme un acteur important de l’économie mondiale. Plus particulièrement l’industrie du textile avec la création de grands magasins, de la haute couture et d’autres mécanismes qui lui permettent d’occuper aujourd’hui un rôle majeur dans notre société. Un marché qui de nos jours paraît habituel et normal mais qui contribue au phénomène de la mondialisation et favorise les échanges. C’est pourquoi on se demande en quoi l’industrie textile construit une mondialisation ?

Tout d’abord, nous verrons comment une activité productive s’organise en un réseau mondial, nous étudierons ensuite en quoi le jean en est un exemple concret, qu’il est en effet un produit révélateur de la mondialisation. Pour finir nous analyserons les limites de cette industrie

L’industrie textile se démarque par la fragmentation de sa chaine de production. En effet on remarque une spécialisation globale, ce qui catalyse les échanges entre les différents acteurs.

 

Le jean traduit ce phénomène de mise en relation. En témoigne son mode de production : le coton est récolté en Inde, il est ensuite filé et tissé au Pakistan. Le jean prend couleur en Chine pour être délavé au Bangladesh et en Egypte. Tous ces procédés favorisent ainsi les échanges inter-mondiaux mais soulève aussi une question sur les inégalités

 

Le textile occupe une place première dans notre société consommatrice. Pour répondre à la forte demande, la production s’accélère et on met en place la “fast fashion”. Mais les ouvriers dénoncent des salaires trop bas et une charge de travail pouvant être trop importante.

 

En somme l’industrie du textile contribue à la construction de la mondialisation car il favorise les échanges entre pays et alimente l’économie et le marché. Mais on se demande si ce marché contribue aussi aux inégalités sociales.

CAS 4 EN QUOI LA SILICON VALLEY EST UN ESPACE INTÉGRÉ À LA MONDIALISATION ?

Louis Margot Maé

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La Silicon Valley est un espace productif majeur pleinement intégré à la mondialisation qui se développe dans les années 1950-1960. Située en Californie, elle s’organise autour de pôles urbains comme Palo Alto et San José, et bénéficie d’une forte ouverture sur le monde grâce à des infrastructures de transport (aéroports, ports) et des flux immatériels liés au numérique.
La Silicon Valley est au cœur de l’innovation et son nom – la vallée du silicone – est lui-même directement lié au développement des composants électroniques pour l’informatique (calculs balistiques et pour la force nucléaire) et l’électronique embarquée (systèmes d’armements, fusées, missiles…).

Cet espace se caractérise par une forte concentration d’acteurs du progrès et de l’évolution : pôles scientifiques de très haute qualité dont des universités prestigieuses comme Stanford (2ème meilleure université au monde), grandes entreprises (Google, Apple, Amazon, Youtube) et des start-ups nombreuses qui parfois deviennent mondialement célèbres.     Ce regroupement permet de favoriser la coopération entre centre de direction, recherche, financement et enfin production. La Silicon Valley est ainsi un technopôle qui attire des talents du monde entier, illustrant son insertion dans les flux mondiaux de main-d’œuvre qualifiée.
Son rayonnement est mondial : elle domine les secteurs du numérique et influence les modes de vie à l’échelle globale (réseaux sociaux, smartphones, services en ligne). Cependant, ce modèle présente des limites : fortes inégalités socio-spatiales, coût de la vie élevé, licenciement important (120 000 en 3 ans) et concurrence avec d’autres pôles comme le delta de la Rivière des Perles en Chine.
Ainsi, la Silicon Valley est un espace moteur de la mondialisation et de l’innovation, mais aussi fragile et contesté. Elle constitue le véritable levier de la puissance des Etats-Unis.

CAS 5 TOMATE

Caroline LIETAER, Ismaël BECHAR, Alexandre CORNET

CAS 5 La-Tomate-et-la-Mondialisation

La production de la tomate et de ses dérivés illustre pleinement la mondialisation des espaces productifs. La tomate est un produit du quotidien, qui permet pourtant de comprendre des logiques économiques complexes à l’échelle mondiale. On peut donc se demander en quoi la filière de la tomate révèle le fonctionnement de la mondialisation.

Tout d’abord, cette production repose sur une forte spécialisation des territoires. Des régions comme la Californie, la Chine ou l’Italie dominent largement la production mondiale grâce à des conditions climatiques favorables et à une agriculture intensive et mécanisée. Ces espaces agricoles sont intégrés à de puissantes firmes agroalimentaires qui organisent la production à grande échelle. L’industrialisation est très poussée : certaines usines peuvent transformer chaque heure jusqu’à 1 350 tonnes de tomates fraîches en concentré. Fonctionnant en trois-huit, cela signifie qu’il y a trois équipes qui travail chacune 8 heures, elles n’emploient qu’environ soixante-dix travailleurs par rotation, ce qui montre l’importance de l’automatisation.

Ensuite, la tomate s’inscrit dans une chaîne de valeur mondialisée. En 2016, environ 38 millions de tonnes, soit un quart de la production mondiale, ont été transformées ou mises en conserve. Le concentré est produit dans quelques grands pôles industriels puis exporté dans le monde entier. Il entre dans la composition de nombreux produits comme le ketchup ou les plats préparés. Par exemple, une tomate peut être cultivée en Californie ou en Chine, transformée en concentré en Italie ou en Chine, puis exportée vers l’Afrique de l’Ouest, comme le Ghana ou le Nigeria, où elle est consommée. Elle peut aussi être retransformée en Europe, notamment en Italie, avant d’être vendue dans les supermarchés européens. Ce parcours montre que la production, la transformation et la consommation sont réparties entre plusieurs continents.

Par ailleurs, cette filière illustre les logiques du capitalisme mondialisé. Les entreprises cherchent à réduire les coûts grâce à la mécanisation, à la standardisation des variétés et à l’utilisation d’ingrédients moins chers. Par exemple, le ketchup contient en réalité entre 6 % et 30 % de concentré de tomate selon les marques, mais environ 25 % de sucre. Aux États-Unis, ce sucre est souvent remplacé par du sirop de maïs, généralement génétiquement modifié, moins coûteux mais critiqué pour ses effets sur la santé, notamment dans l’épidémie d’obésité.

Enfin, cette mondialisation présente des limites importantes. Elle entraîne des impacts environnementaux, notamment une forte consommation d’eau et des émissions liées au transport international. Elle pose aussi des questions sanitaires et de qualité alimentaire. Ainsi, la tomate, produit courant, révèle les dynamiques, mais aussi les contradictions, de la mondialisation actuelle.

 

CAS 6  TOURISME

CORGNET Capucine / CARIOU Elouan / DESCOUR Jeanne

CAS 6 En_quoi_le_tourisme_est-il_à_la_fois_une_cause_et_une_conséquence_de_la_mon_20260409_162510_0000

Le tourisme est à la fois une conséquence et une cause de la mondialisation. Dans un premier temps, Le tourisme est le déplacement temporaire (d’une journée à une année) hors de son lieu de résidence, pour des loisirs ou activités diverses. Il se développe grâce à la mondialisation étant l’interconnexion complexe de territoires diversifiés. Les progrès des transports, notamment l’essor des compagnies aériennes low-cost, rendent les déplacements plus rapides et accessibles. L’ouverture des frontières et la simplification des formalités facilitent la circulation. De plus, Internet et les réseaux sociaux permettent de découvrir de nouvelles destinations et d’organiser facilement ses voyages. Enfin, l’augmentation du niveau de vie dans de nombreux pays donne à davantage de personnes la possibilité de partir en vacances à l’étranger. Ainsi, la mondialisation amplifie fortement l’avènement du tourisme international.

D’autre part, le tourisme contribue lui-même à la mondialisation. Les flux de touristes entraînent des échanges culturels et favorisent les interactions sociales. Ils stimulent aussi les l’économies mondiales grâce au développement d’entreprises internationales, comme les chaînes hôtelières ou les compagnies aériennes. De plus, le tourisme permet à certains territoires de s’intégrer aux échanges mondiaux en attirant des investissements et en développant des infrastructures. Il renforce donc les liens entre les différentes régions du monde.

CAS 7 FTN

POUJOL CAPASSO TOSCHI

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« Les firmes transnationales sont des acteurs centraux de la mondialisation car elles organisent et intensifient les échanges à l’échelle planétaire. Leur implantation est très inégale puisqu’en 2023, les 500 plus grandes FTN sont majoritairement concentrées aux États-Unis avec 136 sièges sociaux, en Chine avec 142 et en Europe occidentale avec 104, ce qui révèle une mondialisation contrôlée depuis quelques pôles dominants. Ces entreprises participent activement à la mondialisation en dépassant les frontières nationales pour optimaliser leurs activités. Elles installent leur siège dans les grandes métropoles riches, localisent leur production là où la main-d’œuvre est moins chère et les législations plus souples, comme l’explique l’article de Géoconfluences. Elles utilisent ainsi les bénéfices économiques et législatifs de chaque pays, en implantant leurs secteurs dans des zones fiscalement intéressantes. Par leurs activités, elles recomposent l’espace productif mondial. Amazon structure par exemple les flux logistiques mondiaux, alors que les constructeurs de véhicules électriques comme BYD ou Tesla sont la preuve d’une concurrence désormais mondiale entre FTN de nationalités différentes. Ainsi diffusent elles aussi des modèles culturels et des valeurs à l’échelle mondiale, renforçant ainsi l’uniformisation des modes de consommation, ce qui constitue un autre aspect essentiel de la mondialisation. »