Pourquoi s’embêter avec l’histoire ?

Le conflit actuel en Ukraine montre à quel point le déficit historique de nos dirigeants est profond, malgré un effort énorme fourni par les instituts de formation politique…
L’histoire est une matière phare des études politiques et pourtant on ne perçoit qu’inconséquence devant ce que nous voyons se dérouler…
Les précédents d’invasion sont légion et il n’est pas question de se livrer à d’innombrables comparaisons… Mais rapprocher les expériences passées peut stimuler la réflexion (laissons la peur aux médias et aux politiques)…
1939 invasion de la Pologne par l’armée allemande
1956 invasion de la Hongrie par les troupes soviétiques
1990 invasion du Koweït par les troupes irakiennes
Situations différentes , solutions différentes….on craint la première, on espère la troisième mais on assiste à la deuxième…
Allons plus loin dans le XIXe siècle…
La révolution française ouvre l’ère des nations… Et on se rengorge de fierté de voir les peuples s’engager dans des guerres qui sont en fait de guerres fratricides…. Russes et Ukrainiens c’est la guerre entre la France et l’Italie, entre l’Espagne et le Portugal, entre la France et l’Allemagne…. Tous ces peuples se sont construits ensemble. Et ils ont plus d’histoire en commun que d’histoire en opposition ou en conflit…. J’insiste : on a tous passé plus de temps à ne pas s’occuper les uns des autres, à vivre chacun de son côté que de temps à se mépriser au nom de la grandeur de Ma nation et la petitesse de la Tienne….D’ailleurs avant le XIXe siècle rares étaient les conflits de peuples, ils n’existaient pas ou si peu…. Mais à partir de la révolution française, gloire au peuple et vivent les génocides…. Il s’agit de défendre ou d’exterminer les peuples… Quand mettra t on a mort ce nationalisme qui nous tue ? Quand comprendra t on que la nation n’est qu’un vernis qui est entretenu artificiellement..? Doit on alors prendre le sacrifice des poilus de 14 ou des résistants de 39 pour une arnaque ? Bien sûr que non ! La seule utilité du nationalisme est la défense de la liberté c’est ce qui se passe en Ukraine… Mais le nationalisme russe est également le prétexte pour envahir l’Ukraine et pour souder les soudards derrière Poutine.. les Russes humains et opposants à Poutine ne sont pas audibles…
Grâce au nationalisme nous avons ressuscité Néandertal… Nous pouvons enfin nous battre pour quelque chose, et ne pas faire l’effort intellectuel de comprendre l’histoire des peuples , l’histoire de l’humain, l’histoire des humains…tout cela est beaucoup trop intelligent pour les gens de la rue et plus encore pour les gens du pouvoir… L’humanité ne suffit pas aux humains, ils cherchent encore comment fuir les vraies questions qu’ils doivent résoudre…
Alors dites nous, les politiques..? Pourquoi êtes vous si  inconséquents, si peu cultivés… Ce vernis culturel ne vous sert qu’aux bons mots de vos soirées entre-soi ?… Vous nous emmenez tout droit vers la guerre civile… Aujourd’hui et demain. On ne prévoit rien, on n’anticipe rien.. tout le monde le sait, vous les premiers. La parenthèse occidentale va se fermer, on le sait, vous le savez, tout le monde le sait.. Les seuls qui en parlent agitent le marigot avec le « grand remplacement »… Personne ne va essayer de vraiment investir les Nations Unies.. C’est la seule solution ! Les NU se sont abstenues sur l’intervention en Ukraine.. criez à l’inhumanité, allez-y… Et après, comptez combien de conflits se passant dans des pays de la majorité des NU ont vu une véritable intervention… La guerre d’Ukraine est une affaire comme une autre pour la majorité de la population du monde.. Midi à ma porte !
L’attitude de nos dirigeants correspond bien à ce qu’il se passe dans l’enseignement : l’histoire ne pèse plus… Ce n’est même pas un complot pour mettre les gens à l’abri du savoir, même pas !… C’est la négligence à la mode parce que les profits rapides sont toujours plus attractifs. Ils sont aussi les plus dangereux. Le vernis de culture historique permet des discussions mais pas de décision.
Ceux qui croient que le XXe siècle a permis à l’humain d’avancer peuvent aller se recoucher.
Néandertal est de retour.
Il n’y a pas de leçons de l’histoire….
A moins que…
europa 2

écho de campagne

D’où provient cet ennui envahissant devant la campagne présidentielle ? Quelques strophes de Bernard Lavilliers, issues des Troisièmes couteaux, délibérément appliquées à la vie politique de nos bords de Seine plutôt qu’au Lugano honni par l’auteur-interprète, résument la morosité endémique française. « Ils ne font rien, ils se situent » est, au-delà du sens initial donné par Lavilliers, la forme d’obscénité invasive de notre tissu républicain et démocratique.
Si l’on voulait invoquer un triptyque propre à la construction d’une pensée et d’un projet politique, ce serait « comprendre, vouloir, agir ». Les étapes d’un processus mêlant intelligence, affirmation d’un dessein collectif et sursaut de la décision sont résumées dans ces trois verbes à la parfaite articulation. Si la lassitude et le relâchement de notre intérêt intellectuel pour cette campagne sont si généraux, n’est-ce pas parce que les questions posées en boucle aux politiques les acculent à « se situer » dans l’arène politique en fonction d’enjeux chauffés à blanc par quelques dizaines de milliers de convulsionnaires ? Un acteur de la vie politique doit désormais se situer par rapport aux trending topics (TT) matinaux de Twitter. Son opinion est requise, son analyse et ses solutions passent au second plan. Il y a 15 ans déjà, un fait divers suscitait une loi. Désormais, une altercation de rue, un propos déplacé d’un député suscitent des injonctions à se situer. On ne demande pas à un responsable ou à un candidat son opinion ou ce qu’il croit. On lui demande ce qu’il veut pour son pays, ce qu’il peut accomplir dans cette perspective, pas de se situer au cœur du pullulement des polémiques invasives, ni d’avoir une opinion tranchée sur des faits non politiques.

extrait d’un édito du magazine La Vie, Gaël Brustier, le 22/02/2022

Club débat

AVRIL  La guerre russo-ukrainienne a-t-elle tué la diplomatie ? 
on peut commencer par regarder les émissions consacrées à la Russie sur arte… L’émission intitulée « le retour de l’ours » (à voir avant mai 22 sur arte.tv) permet de mettre en perspective sur une quinzaine d’année la politique extérieure russe et les reproches adressés à l’occident. Vous trouverez dans un des articles plus bas (en lien ici) des vidéos concernant l’invasion russe de l’Ukraine.
trouvés à l’Alcazar sur la Russie (le rayon est assez bien fourni !!!) :
A. KALIKA L’empire aliéné. Le système du pouvoir russe, CNRS éditions, 2008
M. ROCHE (dir.) Capitalisme, néolibéralisme et mouvements sociaux en Russie, Syllepse, 2016
M. LARUELLE (dir) Le rouge et le noir, extrême droite et nationalisme en Russie, CNRS éditions, 2007

MARS  Les relations sino américaines…

Ce vendredi 11 mars était enregistrée à 12h30 au CDI une émission de Radio Murmure qui a pour thème « Les relations sino-américaines sont-elles annonciatrices d’un nouvel ordre mondial ? »

Pour étudier la question, quelques références…

P.-A. DONNET, Le leadership mondial en question . L’affrontement entre la Chine et les Etats Unis, l’aube.  Consultable sur Bibliovox en passant par le site de l’Alcazar.. Quand on a une bibliothèque, on s’en sert !!!

K. MAHBUBANI, Le jour où la Chine va gagner. La fin de la suprématie américaine, Saint Simon, 2021 [ALC]

Dessous des cartes, Etats-Unis/ Chine, l’autre guerre froide ?, 2022, arte, [ALC]

des articles de presse :

– le dossier Courrier International de sept-oct 2021 l’escalade

– dans le journal le monde :

  • Le monde semble revenu à la guerre froide : la Chine a remplacé l’Union soviétique face aux ETats-Unis – S. Kauffmann – 16 décembre 2020
  • une guerre froide 2.0 entre les Etats-Unis et la Chine… G-P Goldstein – 3 novembre 2021
  • la nouvelle guerre froide entre Chine et Etats-Unis, un paradigme douteux – P Smolar, 6 juin 2020
  • le retour de la guerre froide ? M. Semo, 13 octobre 2021
  • ni le maoisme, ni la guerre froide ne sont de retour, F. Lemaitre, 18 novembre 2021

– un article

  • un point de vue d’un membre du club débat (Jane Andréa)

FEVRIER la désobéissance civile

un point de vue : deuxième débat

JANVIER la dissuasion nucléaire

un point de vue premier débat

abstention

L’abstention avance… Qui en est responsable ?
On va passer sur le réflexe culpabilisant de nos sociétés sorties de la culpabilité catho pour entrer dans la culpabilité médiatique… De fait , les forts taux d’abstention font peur.. Peur parce qu’ils signifient d’une part la désaffection des citoyens (vous m’excuserez de ne pas employer le mot « peuple » dont j’ai du mal à trouver une définition qui dise quelque chose de nos sociétés individualistes…)… Peur parce qu’ils signifient que ne vont voter que ceux qui ont des idées bien arrêtées et pas forcément au centre : porte ouverte aux extrêmes…
Vos synthèses, chers élèves, sont très intéressantes, car on y voit tout à la fois, la reproduction d’idées courantes sur le marché et des réflexions d’une grande candeur, d’un grand espoir. Les désabusés existent parmi vous, mais de mon côté je préfère voir des jeunes espérant que des jeunes désespérant… Si les jeunes n’espèrent pas, qui le fera ? Si  les jeunes n’ont pas d’utopie pour construire un autre demain, qui le fera ?
L’ambiance est à la « gestion », vos grands parents disaient « faire tourner la boutique », d’un côté et au « talent » de l’autre… Pragmatique contre grandes idées… Rien de très neuf… La désaffection des jeunes ? Est-elle vraiment actuelle ? Le manque de représentativité de nos élus ? Là encore, est-ce une nouveauté, Lénine le critiquait déjà il y a plus d’un siècle ! Le manque d’information des Français ? Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école, vos profs sont ils encore audibles ? Les techniques de la démocratie ? Un des articles donnés soulignait que la question technique n’est pas centrale… C’est aussi pour cela que je n’écoute pas ceux qui veulent créer une VIe République… La Ve République de de Gaulle est morte plusieurs fois depuis 1958, on en reparlera… Les élus peuvent faire les réformes nécessaires sans que l »on se laisse berner par une refonte complète des institutions qui entrainerait des débats sans fin dont on peut se passer !
De fait le problème fondamental est la perception par les individus de ce qu’est la démocratie… Et là nous avons de larges fractures, fissures, blessures béantes entre nous, entre citoyens… La question posée, naturellement provocante soulignait par l’artifice de la culpabilité (les Français ne méritent pas...) la question de l’implication de chacun dans le fonctionnement concret de la démocratie, qu’elle soit politique, économique ou sociale… Nos réflexes de consommation, notre confort, la mode du tout-jugé-en-un-clic, la volonté de ne pas se prendre la tête, tout cela, et d’autre, ne nous empêche-t-il pas de vraiment participer à la vie de a cité ?.. Il est sans doute plus simple ou plus accessible de le faire dans un village ou une petite ville que dans une grande cité où ne font que passer des gens d’un écran à un autre… Certains, mais assez peu, d’entre vous soulignent le rôle du confinement. Au départ on pensait que ça nous rapprocherait ; de fait ça nous pousse globalement à rester dans notre caverne, dépendant de médias qui sont là pour nous informer mais aussi, il ne faut pas l’oublier, pour nous vendre cette information… Le paradoxe libéral prend tout son sens : libéral, libre d’informer.. Libéral, libre de faire son fric en allant dans un sens ou un autre.
L’Histoire ne sert à rien… On ne sauvera jamais personne avec, c’est une évidence ! Mais elle peut montrer des tendances dures et profondes de nos humanités… Autrefois l’Église effrayait les croyants avec le Salut.. Et cela a vraiment passionné les foules. Aujourd’hui la peur reste le plus puissant motif de mobilisation… Cette peur est toujours là, depuis Néanderthal, dans toutes les sociétés, développées ou non… La peur est un instrument de domination des foules et des individus.. Et tous l’emploient, à tous les niveaux. N’étant ni complotiste, ni platiste, ni responsable, ni coupable, je vois cette peur utilisée.. Manipulée ? Oui à l’occasion. Mais tout ne se réduit jamais à un scénario hollywoodien. La grande manipulation, il faut s’en méfier. Tous les Russes ne sont pas derrière Poutine.
Tout ça pour dire quoi ?
L’abstention c’est à mon avis d’abord culturel. Quand on a un pouvoir, on s’en lasse, on veut en avoir plus ou on s’aperçoit que c’est un leurre. Quoi qu’il en soit, le pouvoir du vote, nous l’avons et nombreux sont ceux qui ne l’utilisent pas, et plus encore aux USA qu’en France !!! Aujourd’hui, le collectif n’est plus à la mode… Je pense intimement que le collectif a une échelle et que la Nation dépasse largement cette échelle. Le collectif n’étant plus à la mode, il faut donc se satisfaire de l’échelle individuelle. C’est à l’individu de s’investir dans la vie civique.. Les moyens ne manquent pas, c’est juste la « croyance » dans cette vie civique qui manque.. Comme tout système où l’on compte sur le « peuple », il faut rappeler au dit « peuple » qu’il doit s’investir, gratos, sans intérêt autre que politique (= pour le bien de la cité, pour le bien de tous).. D’où la nécessité de la propagande, info, pub etc… Sans cette propagande, rappelant régulièrement à tous que le système démocratique n’est rien sans chacun, on n’a pas de participation. Mais la propagande ça fait soviétique, bah caca ! Donc on en est réduit aux plates évidences énoncées l’air triste par nos journalistes ou des injonctions la truffe humide de peur des mêmes caciques de la communication.
L’abstention c’est toi et moi.
La participation c’est pareil.
On nous bassine l’esprit depuis 40 ans (je le sais j’étais déjà réveillé) que l’humain n’agit que par intérêt.. Vous avez bien intégré la leçon puisque vous me demandez régulièrement en cours « mais quel intérêt avait-il à faire ça ? »… Intéressant quand vous comparez les réponses possibles quand il s’agit de Macron ou de l’abbé Pierre…
Individualistes nous sommes.
Alors , désolé, mais je ne comprends plus…
Nous avons plongé avec délectation dans ce confort technico-médiatique individualiste, et on découvre aujourd’hui les conséquences désastreuses au niveau politique (mais aussi social et économique).. Est-on vraiment aussi inconséquent ???
La réponse est oui.
Du coup où ça nous mène ? A la Révolution ? A la guerre ? A l’apathie ?
Cela nous mène tout droit à l’éducation de la volonté ; je traduis : notre propre éducation de notre propre volonté. Les connaissances historiques nous montrent que au delà de la question du « peuple », ceux qui luttent, ceux qui s’engagent sont toujours une minorité. Tout l’enjeu de nos démocraties c’est que la part de ceux qui s’engagent devienne plus importante, sans illusion et sans condamnation sur ce que fait la majorité..
Alors engagez vous, engageons nous, dans ce que vous voulez : la politique, l’économie, le social, l’associatif, l’humanitaire… Les portes sont ouvertes. Ne laissez pas ce monde se défaire par le confort et le repli sur soi. On a tous un rôle à jouer. Mais il ne faut pas avoir l’illusion qu’on pourra changer le monde…
Changer, c’est toujours demain.
Agir, c’est tout de suite…

Ukraine

dernière analyse de Boniface -25 mars :

un compromis possible ? 23 mars

La situation par Courrier international au 15 mars (extraits) à lire sur leur site  :

Pour le lieutenant général britannique James Bucknall, ancien commandant du Corps de réaction rapide allié (ARRC) de l’Otan, les troupes russes se sont éparpillées sur des fronts trop nombreux. Il doute désormais de leur capacité à prendre le contrôle de Kiev, l’assaut de cette zone urbaine nécessitant selon lui une concentration des forces pour surpasser les défenses en nombre.

Son constat semble conforté par l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW). Dans son compte rendu quotidien sur la situation en Ukraine, le think tank américain estime que l’attaque menée par les troupes russes à Kiev représente déjà “le niveau maximal d’action offensive que les forces russes peuvent mener pour finir d’encercler la ville”. L’incapacité de l’armée russe à coordonner une “manœuvre interarmées” – impliquant aussi bien l’infanterie que les divisions blindées et ses moyens aériens – serait flagrante sur le terrain.

Selon le Times, (…) la géographie difficile du territoire ukrainien a rendu l’armée russe dépendante aux réseaux routiers, ce qui facilite d’autant plus l’organisation d’embûches du côté ukrainien. La stratégie pour enrayer l’avancée russe consisterait à anticiper l’arrivée dans les zones urbaines de colonnes de véhicules ennemis, et de les attaquer au moyen d’armes antichars depuis des positions stratégiques ainsi que de drones de combat après qu’ils ont pénétré dans la zone. Constatant l’efficacité de ce type d’embuscades, les États-Unis voudraient équiper l’Ukraine en “drone kamikaze” dans le cadre d’une aide militaire de 800 millions de dollars, rapporte un autre article du Times. Le ralentissement des convois passe également par les opérations de sabotage et notamment la destruction de ponts.

ukraine 150322

Analyse de P Boniface le 14 mars

Le dessous des cartes express sur le conflit et la place de l’OTAN :

P. Boniface le 3 mars :

point le lundi 28 février

Pascal Boniface, encore, analyse dès le premier jour de l’opération russe :

la déclaration de V. Poutine sur Russia Today, où l’on comprend que l’Ukraine n’est qu’un élément de la vision géopolitique du dirigeant russe (en TEXTE puisque la source a été retirée…)

une vidéo de Courrier international pour remettre le conflit russo-ukrainien en perspective

Un peu d’Histoire :

ce qu’on pouvait en dire en décembre dernier :

La FAQ du Monde ICI
et la travail d’un collègue sur la Russie depuis l’URSS… ICI

the Guardian, 11/02/2022yaltou

Douce France

Ce n’est pas moi qui le dit…..
Extraits d’un article du 280122 à lire sur le site de Courrier International

(…) “La France se détache de ses voisins européens avec une croissance de 7 % en 2021, la plus forte dans le pays depuis cinquante-deux ans”, écrit le Financial TimesL’Hexagone a “dépassé ses niveaux de production d’avant la pandémie”. La “vigueur de la reprise” a effacé la récession historique de 2020, quand le confinement strict de la population avait donné un coup d’arrêt à la production et à la consommation. Et c’est une “bonne nouvelle pour le président Macron”, en passe de “briguer un second mandat” lors de l’élection présidentielle d’avril, remarque le quotidien économique britannique.

“La France a repris le rôle traditionnel de l’Allemagne en tant que moteur économique de l’Europe après avoir terminé l’année dernière en beauté, tandis que l’économie allemande s’est contractée au dernier trimestre de 2021 en raison de la résurgence du coronavirus”, commente le New York Times.

(…) La forte reprise de la consommation et l’assouplissement des mesures de restriction liées au Covid-19 en 2021 ont porté l’économie tricolore, qui a été moins exposée que l’Allemagne aux difficultés d’approvisionnement, rappelle le Financial Times. Outre-Rhin, l’évolution a été inverse, souligne le New York Times“Les taux de vaccination ont pris du retard par rapport à ceux de la France”, et les mesures de restriction ont été renforcées au début de l’hiver, ce qui a freiné la consommation et conduit à la contraction de l’activité au troisième trimestre.

D’après les chiffres de l’Insee publiés le vendredi 28 janvier, la croissance n’avait pas connu une telle vitalité depuis 1969, au sommet des Trente Glorieuses. Et si la deuxième économie de la zone euro “a retrouvé son niveau de PIB d’avant la pandémie au troisième trimestre”, il est “peu probable que l’Allemagne atteigne cette étape avant le deuxième trimestre” 2022, note le Financial Times. L’échéance est encore plus lointaine pour l’Espagne.

Cette résilience française, ajoutée à la croissance plus forte que prévu en Espagne, permet en tout cas à la zone euro d’envisager de meilleurs résultats pour le quatrième trimestre (ils sont attendus le lundi 31 janvier), ajoute le quotidien britannique.(…)

leçon d’histoire …

… ou leçon de l’histoire …?

Très personnellement je suis persuadé qu’il n’y a pas de leçons de l’histoire, les choses reviennent , et je ne vais pas reprendre Marx ou Churchill pour une caution de « grand »… Voilà une exposition : du 11 décembre au 30 juin, au camp des Milles, elle s’intitule « Comment l’extrémisme veut tromper le peuple »… Au dos du flyer annonçant l’expo je lis

« mensonges répétés
généralisations abusives
violences verbales… »

Pas la peine d’aller plus loin, compagnon.. Ces choses là -qui sont pour l’expo le début de cette tromperie- nous les entendons, régulièrement… Et nombre d’entre nous les croient !!! Alors non, il n’y a pas de leçons de l’histoire. S’il y en avait, personne ne croirait ces populistes de tous bords qui veulent faire passer leur ambition sous couvert de patrie ou de tout autre argument qui sent la naphtaline.
Allez voir cette expo, vite.. Pour vous armer devant ceux qui n’ont pas compris que nous ne sommes pas dans les années 1930…

Voilà ce qu’en disait l’EXPRESS le 11 décembre, jour de l’ouverture de l’expo !

« Salut à toi Dame Bêtise, toi dont le règne est méconnu », chantait Brel… ON peut encore entonner le refrain, les populistes sont toujours dans nos campagnes… Il faudrait veiller à ce qu’ils y restent et ne débarquent pas dans les couloirs du pouvoir.. On a vu ce que ça donnait aux USA !!!

Bon repos !

un tout petit peu d’actu

D’abord ce dessin de presse venu du nord à propos de l’ambiance entre virus, vaccin et obligation… Sans s’étaler sur le sujet, disons que le débat est jalonné par plusieurs éléments…

1 – l’incapacité des citoyens de juger dans cette affaire… Les plus savants savent surtout qu’ils ne savent pas grand chose.. Les ignorants qui postent et trollent en savent assez peu pour publier de belles condamnations.. Si on veut rester un minimum honnête, moi citoyen lambda, je ne sais pas grand chose. Les arguments des uns et des autres sont suffisamment complexes pour que le débat me passe largement au dessus de la tête… Du coup les arguments du débat ne peuvent pas être scientifiques mais civiques et sociétaux. Pour moi ce n’est pas l’efficacité ou la dangerosité du vaccin qui sont en jeu, mais quelle attitude avoir dans ce ménage à trois : société-virus-vaccin

2 – la question de la liberté. Et là je ne saurais qu’encourager chacun à repérer ce qu’il met sous ce mot… Personnellement j’ai l’intime conviction de ne pas être libre. Mon psy peut m’aider à avancer vers cette liberté mais faut-il encore que je maîtrise ou que je gère mes pulsions, mes héritages, mes émotions pour atteindre une véritable liberté raisonnable. Mon ordi a depuis longtemps été vendu à des firmes trans-nationales qui me harcèlent de messages publicitaires. Mon boulot est depuis longtemps aux mains de gens qui généralement n’en savent pas plus que moi, et parfois moins, mais qui ont infiniment plus de pouvoir, en particulier celui de me foutre à la porte… Suis je vraiment libre dans ce monde libéral ? Bien sur je peux aller faire mes courses alimentaires chez le paysan du coin en espérant qu’il soit non seulement local mais également bio, que j’aie la liberté de savoir ce que je mange. Devant une épidémie, ai-je la liberté de choix ? Devant cette épidémie là surement… Devant un bon vieux choléra, ma liberté a-t-elle le temps de se poser une question ?

3 – Nous en sommes là non pas juste pour cause de Covid mais par le « système » (désolé pour cet emploi) érigé depuis des décennies : excès des laboratoires privés, corruption, décisions publiques achetées par des lobbies, jeu des avocats et autres sociétés d’assurances… Rien que de très humains mais qui touche la santé… C’est vrai que nos ancêtres n’ont pas forcément dû se confronter à ces problèmes.. Avec une espérance de vie à 45 ou 35 ans, on n’a pas le temps de se poser toutes ces questions.. Mais aujourd’hui, comme le disait Desproges il y a 40 ans, alors que la médecine nous permet de profiter de notre cancer pendant de nombreuses années, la vie est comme une assurance….Tout est devenu précaution, prévention, sécurité, autant de principes appliqués (à raison, je tiens à le dire) face aux malfaçons et autres arnaques… Il est aussi temps de retrouver notre caractère fugace, et fondamentalement humain… Et là ce n’est plus une histoire de principes très sociétaux, mais tout simplement du sens qu’on donne à notre vie…

Ouais, c’est mieux de s’arrêter là ! à vous de réfléchir !… voilà d’ailleurs un petit article brtish sur la question

La liberté est un bien commun—The Local (extraits) Stockholm —John Lichfield Publié le 27 juillet

En France, les manifestations contre le pass sanitaire se poursuivent… et prennent de l’ampleur. Pendant ce temps, la campagne vaccinale française bat son plein.
Le nombre quotidien de premières doses a doublé depuis les annonces d’Emmanuel Macron le 12 juillet, soit l’impossibilité de prendre les transports en commun sur de longues distances et d’accéder aux loisirs, à moins d’être vacciné ou de multiplier les dépistages, qui seront bientôt payants.
Si Macron voulait forcer les hésitants et les flemmards à sauter le pas, c’est une franche réussite. Au Royaume-Uni, au contraire, la campagne, qui avait si bien commencé, a désormais un coup dans l’aile.
Dans quelle mesure doit-on prendre au sérieux les manifestations d’opposition au pass sanitaire ? Commençons par quelques chiffres. Le 24 juillet, 160 000 personnes ont défilé dans plus de 200 manifestations partout en France, soit 30 % de plus que la semaine précédente. C’est moitié moins qu’au début des “gilets jaunes”, en novembre 2018.
Le mouvement a-t-il le soutien des Français ? Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 35 % des personnes interrogées étaient favorables à la mobilisation. Au début des “gilets jaunes”, le soutien populaire était supérieur à 70 %. Une personne sur trois, ça paraît beaucoup, mais c’est peu en réalité dans le contexte français. Quasiment toutes les manifestations d’opposition au gouvernement – quel que soit le gouvernement, quel que soit le sujet – ont le soutien d’au moins 50 % des Français.
Argumenter. Selon le même sondage, ceux qui soutiennent les anti-pass sanitaire sont surtout affiliés à l’extrême gauche (57 %) ou à l’extrême droite (49 %), et une majorité de ces personnes s’identifient ou s’identifiaient aux “gilets jaunes” (67 %). Autrement dit, c’est en partie un mouvement anti-Macron.
Ce n’est toutefois pas aussi simple. L’opposition au pass sanitaire est forte au sein de la jeunesse, car 51 % des 18-35 ans déclarent avoir de la sympathie pour le mouvement. Ceux qui ont défilé les derniers samedis de juillet n’étaient pas tous des antivax ou des complotistes.
Le mouvement est hétéroclite. Quelques éléments isolés sont violents et plusieurs centres de vaccination ont été vandalisés. Le 24 juillet, de nombreux manifestants ont à nouveau recouru à d’odieuses comparaisons en portant l’étoile jaune qui était imposée aux Juifs pendant l’occupation nazie en France, ou en assimilant le pass sanitaire à un “apartheid”. C’est odieux mais c’est aussi idiot. Les Juifs ne pouvaient pas choisir de ne pas être juifs entre 1940 et 1944. Les Sud-Africains noirs ne pouvaient pas choisir d’être blancs. Le fait que ces personnes aient été juives ou non blanches n’était pas une menace pour le reste de la société.
Par ailleurs, certains manifestants ont opposé des arguments cohérents à la stratégie de Macron.
N’oublions pas qu’avant juillet Macron lui-même était contre la vaccination obligatoire. Citons plusieurs des arguments avancés :
“C’est une attaque contre les libertés fondamentales… Notre corps nous appartient… Si on ne réagit pas, on perdra d’autres libertés…”
“Pourquoi est-ce que les jeunes doivent se faire vacciner alors que le Covid n’est pas un danger pour eux ?”
“Si l’obligation vaccinale n’était pas justifiée jusque-là, pourquoi l’estelle aujourd’hui alors que beaucoup de gens sont déjà vaccinés et que les nouveaux variants ne provoquent pas tant de cas graves et de décès ?”
Au moins, ces arguments relèvent du rationnel. Ils méritent des réponses. Et c’est ce que semble faire le gouvernement : différencier les manifestants raisonnables des cyniques et des forcenés. Le gouvernement doit faire entendre ses contre-arguments, plus fermement et plus intelligiblement. Le philosophe Michel Onfray (qui est loin d’être un sympathisant de Macron) souligne que le refus de la vaccination n’est pas uniquement un choix individuel, car il a des conséquences pour nous tous.
En France, une dizaine de vaccins sont obligatoires. Ces règles sont déjà une “attaque contre la liberté individuelle”. Un peu comme la ceinture de sécurité. Nous allons vivre encore des mois, voire des années, avec le Covid-19 et ses variants. S’il faut se réjouir que 60 % des Français aient reçu une première dose, ce chiffre n’est pourtant pas suffisant. Il faudra probablement 90 % de vaccinés pour atteindre l’immunité collective. S’il y a de moins en moins de décès et de cas graves, il reste un grand nombre de Covid longs, qui risquent de laisser des séquelles à vie – même chez les jeunes.
Macron aurait-il dû rendre obligatoire la vaccination contre le Covid, tout simplement ? Peutêtre. Mais son compromis proposé aux non-vaccinés est raisonnable : “Vous refusez d’être protégés et c’est votre choix. Nous choisissons de ne pas être confrontés à vous dans les espaces clos.”
À mon avis, les manifestations vont continuer. Les farfelus, les jusqu’au-boutistes et les manifestants du dimanche défileront indéfiniment. Les personnes plus modérées, plus raisonnables, passeront à autre chose.

Tout autre chose…. Voilà de quoi faire un point rapide sur ce qui se passe en Afghanistan :

Pour ceux qui veulent creuser un peu la question de l’Histoire, voilà une chaîne you tube à ne pas rater : A SUIVRE . Gérard Noiriel est la tête d’affiche de ce collectif DAJA qui cherche à diffuser la notion d’histoire populaire et faire le lien entre la science historique et les réalités sociales et artistiques. Cet historien est à l’origine de la redécouverte de l’histoire du clown Chocolat porté à l’écran par Roschdy Zem et Omar Sy en 2016. C’est la face cachée de l’iceberg… Comme tout dans notre société, quand on s’approche des feux de l’actualité le public te croit débutant, or noiriel est un historien largement reconnu pour son travail imposant sur les ouvriers aux XIXe et XXe, ce qui l’a amené également à s’occuper de la question des migrations, de l’immigration, et de l’intégration.

Penser l’après

Des jeunes âgés de 15 à 20 ans, lycéens ou étudiants, racontent l’état d’incertitude dans lequel ce reconfinement les a plongés. Ils ont entre 15 et 20 ans, l’âge de l’incertitude. « Je doute de mon orientation, de mes choix d’amis et d’amours, parfois même de mes goûts ou de mes envies », témoigne ainsi Nathan, 17 ans, en 1re dans un lycée du Vaucluse. Après un an de crise sanitaire – mais deux années scolaires affectées –, ce sentiment est monté d’un cran. « On entend les adultes hésiter, les politiques et les médias se contredire, l’école rouvrir puis refermer, rapporte Manon, en 2de dans un internat à Vannes. C’est pas parce qu’on a 15 ans [son âge] qu’on ne perçoit pas le flottement général. C’est simple, aujourd’hui, je ne suis plus sûre de rien… et c’est valable pour tout ! »Le reconfinement scolaire, annoncé le 31 mars, n’a pas vraiment surpris ces adolescents qui, en préambule des témoignages qu’ils nous ont livrés, se définissent comme « privilégiés » ou « à l’aise » – ce sont leurs mots.

Des jeunes inscrits dans un parcours de formation, bénéficiant d’une chambre (voire de leur propre logement pour les plus âgés), d’une famille sur laquelle s’appuyer et de parents en activité – professeurs, infirmiers, employés…« En terrain connu »« Cela faisait des jours qu’on entendait parler de classes fermées à cause du Covid, alors quand le président a annoncé que ça fermait partout, on a presque été soulagés », raconte Coline, 16 ans, en 2de dans les Hauts-de-Seine. « Rien à voir », dit-elle, avec le « choc » du premier confinement, en mars 2020 : « Aujourd’hui, on est en terrain connu pour les cours à distance, même quand ça bugge… »Reste à comprendre, pour des jeunes en demande de liberté, les « contours » de cette pause. « Un reconfinement sans limitation des sorties dans le temps, alors que les journées s’allongent, soyons honnêtes : on le vit plus comme un premier pas vers le déconfinement que comme un tour de vis ou un retour en arrière », témoigne Zaï.

L’étudiante en théâtre à Paris ne se sent pas « tranquille » pour autant :« On nage en plein paradoxe, dit-elle. On nous répète que l’épidémie flambe, on voit partout autour de nous le cercle des malades ou des cas contacts se rapprocher et, pourtant, on sort, sans le stress des contrôles policiers, sans garder l’œil sur la montre. »Alex, lycéen en 1re dans l’Essonne, parle, lui, d’« injonctions paradoxales » : « Toute la France est officiellement reconfinée, mais on peut traîner dehors, et ce, au nom de la responsabilisation de chacun. Je cherche encore la logique ! » Si, pour les vacances, il a franchi la limite de déplacement de 10 kilomètres, c’était « uniquement » pour rejoindre son père, installé à Limoges. Un « bol d’air », dit-il. « Le reste du temps, je ronge mon frein en attendant que les musées et les cinémas puissent rouvrir, je sors marcher, je lis beaucoup… Je ne me suis pas senti seul au premier confinement, ni même au deuxième. Mais au troisième, ça commence à peser. »C’est aussi ce que laisse deviner Félix, 20 ans. Avec seulement deux « vraies sorties » en un an, sa vie amicale s’est réduite « au minimum », explique l’étudiant en mathématiques à Lyon. Les rencontres par écran interposé, « ce n’est pas [son] truc » : « Je passe déjà entre quatre et six heures par jour à étudier sur l’ordinateur. Je fatigue… Même les jeux vidéo, une valeur sûre, m’attirent de moins en moins. » Au premier confinement, il avait rejoint le domicile familial à Blois. Cette fois-ci, il a hésité : « Ici ou là-bas, c’est toujours la crise. »« Un peu fébrile »Zaï, elle, n’aurait pas eu de « cas de conscience à bouger », mais elle a préféré rester à Paris pour réviser. « Avec les bibliothèques fermées, la difficulté à travailler en groupe, c’est dur…

Le semestre est passé trop vite ; de “visio” en “visio”, j’ai un peu perdu le rythme. » Clara, 19 ans, étudiante elle aussi dans la capitale mais « en psycho », a laissé derrière elle sa « coloc » pour retrouver ses parents installés à côté d’Orléans. « Ma vie sociale, à Paris, c’est le néant, lâche-t-elle. Au moins, à la campagne, on se retrouve entre amis des villages alentour. On se pose dans un parc. On respire un peu… »Le port du masque, les gestes barrières, Manon a le sentiment de les « appliquer à la lettre ». Comme tous les adolescents interrogés, elle explique résister aux « sirènes des fêtes », voir « toujours » le même groupe d’amis, en « petit comité » et/ou « en extérieur ». « On s’adapte dans notre vie amicale, on s’adapte dans notre vie scolaire. L’ambiance est moins oppressante qu’il y a un an, mais ça me rend quand même un peu fébrile. »Dans les rangs étudiants, on partage le constat, mais on confie aussi prendre « quelques libertés » avec les règles. « L’an dernier, quand l’été est arrivé, on avait pour nous les bars et les restos d’ouverts, observe Laurent, 18 ans. Là, on finit souvent la soirée dans de petits apparts. Pour peu qu’on picole un peu, les gestes barrières tombent. » Etudiant en lettres à Bordeaux, fils unique d’une mère commerciale, en rémission d’un cancer, il ne cache pas « culpabiliser ». « Je prends mon repas seul, j’ouvre toutes les fenêtres, je reste un maximum dans ma chambre. Sans être sûr de ne pas l’exposer. »La vaccination – récente – de sa mère l’a « un peu » rassuré. Pour lui, il n’y est pas opposé : « Ça nous permettrait de bouger à nouveau, au moins en Europe », espère-t-il, lui qui « rêve d’Erasmus ».

Zaï, l’étudiante parisienne, dit attendre son tour. « Si je pouvais me faire vacciner tout de suite, je le ferais. Pour contribuer à l’immunité collective, mais aussi pour pouvoir de nouveau faire des projets. »Une question emporte toutes les autres : comment imaginer l’été qui vient et, dans son sillage, l’année scolaire ou universitaire d’« après » ? « “On ne va jamais s’en sortir” : cette petite phrase, je l’entends dans toutes les bouches, relève Zaï, et c’est vraiment propre à ce nouveau confinement. » « Le fatalisme s’installe, témoigne aussi Alex. On devrait être à l’âge de toutes les découvertes, et on procrastine, on tue le temps… Avec les variants [du SARS-CoV-2], je n’ose même plus m’imaginer d’issue. C’est aussi une façon de ne pas être déçu. »S’ils s’interrogent, unanimement, sur les effets de la crise sanitaire sur leur parcours scolaire, ils ne s’imaginent pas, avec l’arrivée des « beaux jours », ailleurs qu’en classe ou en « amphi ». « C’est peut-être le seul effet positif de la période, conclut Alex, que de nous avoir rappelé où est notre place. »

Le Monde, mardi 27 avril 2021