à voir

quelques vidéos glanées sur le net sur des sujets variés ou presque :

Arte nous parle des Emirats Arabes Unis : Emirats : la fin de l’Eldorado ? | ARTE Reportage – YouTube et également : Pourquoi tout le monde veut aller vers Mars ? – 28 Minutes – ARTE – YouTube

Le Monde fait le point sur des questions économiques.. Le BG de service vous présente la crise économique du corona : Coronavirus : la crise économique est unique, voici pourquoi – YouTube et la question de la dette : Covid-19 : pourquoi la dette publique n’est pas un problème (pour l’instant) – YouTube

idem sur Xi Jinping : Chine : Xi Jinping est-il le nouveau Mao ? – YouTube

veau, vache, cochon…

Sur le site de JLL qui fait du conseil, des rapports, bref qui cuisine notre capitalisme bien aimé :

Notre conception de la production des biens et de leur distribution baigne dans une idéologie mondialiste, expansionniste et mercantile. Conditionnés par une culture de croissance sans fin et son mantra « No Border », nous avons construit un modèle économique qui dissocie opérationnellement la production et la distribution.

C’est dans ce contexte, qu’à la préoccupation écologique et sa contreculture de la décroissance, est venue se rajouter des considérations sanitaires dont la gravité pandémique n’épargne aucune région du monde.

Ce cocktail a servi de révélateur à une situation connue, mais que curieusement nous semblons découvrir aujourd’hui avec effarement. C’est bien 80% de notre consommation qui vient d’une région lointaine dont nous ne contrôlons rien. Que face à l’urgence, nous dépendons entièrement d’un ou deux pays pour des produits aussi vitaux que des médicaments et des équipements sanitaires de base.

Nous étions convaincus d’avoir organisé la planète avec une supply chain (= chaîne logistique) sans faille et millimétrée pour inonder nos marchés de marchandises et d’équipements. Comme après une fête trop arrosée, nous nous réveillons groggy, en constatant que la mondialisation heureuse est à 30 jours de bateau et qu’elle n’est qu’une mécanique improbable. Elle s’est dézinguée en quelques semaines et le suspect est un petit mammifère insectivore recouvert d’écailles. Nous vivions dans une abondance désinvolte et insouciante. Nous devons aujourd’hui gérer la pénurie et dans son sillage des comportements de peur et de panique.

Nous sortirons de cette situation. Mais que ferons-nous le jour d’après ?

A l’urgence du court terme de relancer notre économie, se rajoutera nécessairement une réflexion sur les défaillances et in fine les faiblesses de notre modèle. Rien ne sera plus comme avant nous dit-on. Si c’est bien le cas, il ne faudra pas renouer automatiquement avec la facilité du « business as usual », mais réfléchir à un modèle alternatif ou au moins profondément transformé. La tâche est immense et difficile, tant elle nécessite de changer tout un univers mental. Il ne suffira pas de trouver quelques recettes supplétives d’appoint, mais de bouleverser notre paradigme actuel.

Certains promoteurs du développement durable soutiennent depuis longtemps que seul un choc et une vraie catastrophe humanitaire peuvent changer notre mode de pensée et notre modèle. La tragédie et sa cohorte de morts que nous traversons actuellement pourront peut-être nous y conduire. Mais il faudra rester lucide, en séparant ce qui relève du court terme et ce qui relève du moyen terme.

https://www.jll.fr/fr/views/quelle-supply-chain-apres-le-coronavirus

EN QUOI LE DOC…

voilà une correction virtuelle d’un exercice qui l’est tout autant…

consigne : en quoi le document permet de présenter la concurrence régionale entre le Japon et la Chine ?

document : carte ASIE S SE

pour une correction :

La question posée était d’une facilité déconcertante et à peine « piégeante »…En quoi le doc permet de présenter blablabla…. C’est bien une question sur la qualité du doc sur sa pertinence par rapport à la question… non ????
Or qu’est-ce ce doc là…
titre : aspects géopolitiques de l’Asie du Sud et de l’Est
=> donc on est sur du géopolitique.. tout ce qui est géopolitique est mis en valeur.. le reste est minoré.. enfin c’est ce qu’on doit vérifier.. et on le vérifie assez rapidement les questions militaires et conflictuelles débordent.. l’économique et le culturel sont out …!
source : une revue « questions internationales » de 2011, sérieuse (la documentation française.. ouaou !) mais c’est pris dans un article intitulé « la Chine et la nouvelle Asie »…. une poignée d’entre vous l’ont vu, et aucun n’a songé à l’utiliser…. Regardez bien la carte : elle est centrée sur la Chine…. Elle illustre un article sur la Chine… Alors oui, on peut se demander si c’est un bon doc pour étudier la confrontation régionale Chine-Japon….

Or donc, il ne s’agit pas de paraphraser la carte en relevant les éléments de concurrence… ni de réciter son cours sur le sujet…
Mais il faut SE SERVIR DU COURS POUR VALIDER LA PERTINENCE DU DOCUMENT PAR RAPPORT AU SUJET.. on n’évalue pas votre capacité à lire mais votre capacité à critiquer un document… Dans le sujet initial il fallait enfiler les perles et paraphraser en partie le doc.. mais ce recul critique vous ne l’avez pas acquis…

Je me demande parfois pourquoi …et je connais le responsable… c’est en grande partie moi-même…
Pour présenter mes cours, j’utilise des docs que je regarde avec les yeux du glaneur.. Je récupère les infos, comme vous le faites depuis la 6eme voire parfois avant…. Du coup à force de faire ça à longueur de cours, vous imaginez que c’est ça le boulot critique sur document… Mettre en relation le doc et le cours.. ça c’est une deuxième étape, pour mettre en valeur l’angle de vue du doc, peser son poids dans la réflexion, ce qu’il nous dit des phénomènes qu’on connaît par ailleurs… Parfois, de manière très rare, je me suis égaré à vous faire ce genre d’exercice pour peser la pertinence du doc.. mais c’est rare.. on n’a pas forcément le temps.. et vous vous en foutez royalement, vous ne captez pas la différence entre le regard critique et la récolte d’info… Du coup on est mal.. ou pas ! parce qu’en fait, comme y a plus d’écrit, tout va bien pour vous….

Que fallait-il dire ????
1 – une bonne présentation du doc pour savoir ce qu’on allait y trouver.; ce n’est pas un a priori, c’est juste intégrer d’où vient le doc qu’on va étudier.. Non pour le limiter mais pour garder éveillé notre jugement et ne pas nous laisser enfariner ! => la chine est au centre de la carte
2 – reprendre les données de la carte comme tout le monde l’a fait… les aspects géopolitiques prédominent, logique vu le titre du doc… les 2/3 de la légende sont sur des questions de conflits, tensions et armées….
Déjà , là, il faut bien se dire que sur cet aspect là , la Chine a une longueur d’avance… Le Japon s’est développé depuis 1945 dans des domaines essentiellement économiques. Récemment, le Japon s’est mis à développer ses capacités militaires.. Mais elles n’apparaissent pas sur la carte…
3 – les questions économiques sont limitées aux organisations qui ne disent pas grand chose, sauf que les deux pays fréquentent ou pas les mêmes organisations… bien sur il faut les présenter ce que vous fîtes assez souvent !
4 – ce que l’on sait du sujet doit aussi intervenir : le Japon exporte beaucoup vers l’Asie – le Japon a délocalisé en Chine et ailleurs – les routes de la soie n’apparaissent pas alors qu’elles font partie de l’influence chinoise sur l’Asie…

Finalement :
– le doc renseigne sur l’influence chinoise sur l’Asie du point de vue géopolitique… pas forcément sur la concurrence avec le Japon.. mais fatalement c’est implicite…
– du point de vue économique, on peut utiliser les organisations..
– le doc permet d’avoir des idées sur cette concurrence, mais n’est pas forcément le meilleur car très orienté sur la chine et les aspects géopolitiques….

Honduras-Nicaragua

introduction :
intro

la requête du Nicaragua :
requete 1999

ce qu’est une CAYE ? (essentiel pour comprendre les enjeux…)

dossier en image :
distances :
proximités
les propositions :
carte 0 bis

carte bissectrice

trois pièces du dossier

le communiqué de mars 2000 (en français) : communiqué mars 2000

le mémoire du Nicaragua (anglais) : dossier ambassade nicaragua

le contre mémoire du Honduras : (en ligne et en anglais) https://www.icj-cij.org/files/case-related/120/13721.pdf

Conclusion

Apple, chaîne de valeur

DM premières, questions 1 à 5 p 126-127 – barème 1+1+2+2+4
on retiendra pour le cours que le smartphone a été lancé sur le marché en 2007, en 10ans près d’1 milliard et demi d’exemplaires avait été vendus – La « chaîne de valeur » correspond à l’ensemble des entreprises intervenant dans le processus de production.. Elle doit permettre à une entreprisede construire son avantage concurrentiel. Donc , pour traduire, la chaîne de valeur c’est l’ensemble des sous-traitants délocalisés que l’on utilise dans les firmes transnationales pour multiplier les marges.
1 – Tous les types de pays participent à la chaîne de valeur…. Les pays pauvres comme la RDC et la Zambie, fournissent des matières premières. Les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, fournissent des matières premières et réalisent la fabrication. Les pays les plus riches apparaissent également, les Etats-Unis, l’Australie et l’UE, pour la fabrication des composants et la conception.
2 – Les principaux marchés correspondent aux pays dans lesquels sont localisés des Apple Store : on les retrouve dans les pays développés et les pays émergents ;
3 – La Chine est un maillon essentiel de la chaîne de valeur car on y réalise l’assemblage, la réalisation de composants, la fourniture de matières premières et la consommation (doc 1). Il faut signaler que c’est le seul pays au monde dans lequel toutes ces opérations ont lieu simultanément.. Dans le doc 2, une foule de jeunes chinois(es) s’affaire devant l’entrée de l’usine Foxconn. Le commentaire de la photo indique que à Zhengzhou, la moitié des I Phones du monde sont produits et que l’usine peut fabriquer un demi million par jour, en mobilisant 350.000 personnes. La part dans la production mondiale est suffisamment importante pour valider la position essentielle de la Chine. Le doc 3 est encore plus cynique puisque il est loué la flexibilité et la réactivité des usines chinoises, sans ignorer le coût réduit de la main d’oeuvre. En écrivant « là bas on peut tirer du lit 8000 ouvriers en pleine nuit et les mettre au boulot », le journaliste du New York Times met bien en évidence les avantages d’une dictature sur une démocratie : Apple profite de ces conditions pour la partie la moins onéreuses de la réalisation de ses appareils.
4 – Le débat actuel sur le système productif réside dans la délocalisation. D’un côté, Trump et ses électeurs n’attendent que des emplois. D’un autre côté, les entreprises réalisant les délocalisations argumentent sur cette pratique en avançant le fait que la richesse créée n’est pas dans les unités de fabrication mais les opérations réalisées sur le territoire des USA dans le domaine de la conception. Pour eux, ne sont délocalisées que les tâches les moins intéressantes et les moins onéreuses. D’un autre côté, les ouvriers des pays concernés sont beaucoup plus flexibles et le pouvoir beaucoup plus autoritaire : ainsi l’entreprise y trouve son compte. On évoque également la spécialisation des ouvriers asiatiques, ce qui paraît étonnant. Il s’agit sans doute plutôt de la flexibilité qui est attendue.
Synthèse :
importance des chaînes de valeur
L’exemple de Apple permet de comprendre que les FTN cherchent à produire beaucoup et pas cher, peu importe les conditions sociales et de travail qui ne sont pas dans leur souci. La délocalisation fait partie des méthodes appliquées dans le cadre de la mondialisation. Les chaînes de valeur permettent de produire à bas coûts des produits qui sont bourrés de technologies découvertes dans les pays développés. La production de ces I Phone est mondialisée tout comme la distribution… Ces choix permettent le succès et l’accumulation des marges !
Le limites de ces choix sont assez évidentes : elles creusent le chômage dans les pays développés et profitent du système social d’une dictature, exploitant les ouvriers. Ce que l’Occident ne peut faire à ses ouvriers, les entreprises occidentales le laissent faire par les Etats politiquement plus autoritaires.

le front intra-coréen

Michel Foucher, Fronts et Frontières, un tour du monde géopolitique, Fayard, 1991, extraits p 314-316
La péninsule coréenne est le seul cas asiatique de division militaro-idéologique de type européen qui traverse une nation pourtant ancienne, unifiée dès le XIVe siècle. Le Yalu (fleuve du Nord de la Corée du Nord) est une très vieille frontière avec la Chine. […]
Les deux zones d’occupation issues de la seconde guerre mondiale devinrent deux Etats distincts après l’échec de réunification militaire au profit de l’Etat du Nord. La fixation de cette frontière-front a provoqué la perte d’au moins 5 millions de vies humaines : à la profondeur de la rivalité idéologique se sont ajoutées des conditions concrètes de cette guerre de Corée, menée dans une péninsule au relief coupé, au terrain montagneux sur 85% de sa superficie et où les enjeux correspondaient à des vallées rizicoles qui étaient et sont encore des passages obligés (…) lieux de combats acharnés hier et d’une surveillance obsessionnelle aujourd’hui.
La frontière intra-coréenne est en réalité composite : elle comprend une DMZ (demilitarized zone) large de 4 km, établie de part et d’autre d’une « ligne de démarcation provisoire » longue de 293 km (…) au delà de laquelle s’étend , au sud, une zone de défense de 50 km de profondeur.(…) Cette zone est l’une des plus militarisées qui soient, puisque s’y font face la 6eme et 7eme armées du monde (22 divisions au nord, 18 divisions au sud)(…)
Séoul se localise à moins de 40 km de la DMZ alors que Pyongyang en est à 150 km (…)
La situation coréenne diffère par bien des aspects de celle de l’Allemagne. Les relations entre les deux sociétés sont inexistantes, y compris par la radio.(…)

frontière USA-Mexique

DM de TS p 285
sujet : DM p 285 TS
PB : en quoi cette interface Nord-Sud est-elle à la fois un espace d’intégration et de fracture ?

1 – La frontière est un facteur de dynamisme car elle confronte deux territoires différents. D’un point de vue économique, les délocalisations américaines se concrétisent dans les maquiladoras qui exportent leurs productions aux USA. Les IDE étatsuniens stimulent l’emploi mexicain. D’un point de vue démographique, la croissance des villes correspond à ce dynamisme économique : les villes des états américains frontaliers ont des villes soit très peuplées soit à la croissance très importante. La question de la présence mexicaine aux USA (plus de 20% dans la population) correspond à deux faits. Tout d’abord le fait que ces états là étaient mexicains avant d’être étatsuniens, ensuite, les échanges depuis que cette frontière est dans la situation actuelle…

2 – MEXAMERIQUE, MEX pour mexique et AMERIQUE pour les USA. L’espace transfrontalier est créé par la frontière qui n’est plus qu’une barrière mais l’occasion de phénomènes particuliers. Ainsi les deux cartes permettent de repérer la présence de Mexciains des deux côtés de la frontière mais également de très nombreux flux qui sont marqués par le différentiel de développement (touristes contre migrations/ capitaux contre drogue). Le fait de choisir ce nom -Mexamérique- insiste sur le fait que cet espace mélange des acteurs des deux pays.

3 – Cet espace transfrontalier est naturellement un espace de séparation puisque c’est le principe de la frontière de séparer. La séparation se retrouve dans l'(activité criminelle. Le doc 3 insiste sur les différences entre les villes jumelles. Dans le cas de Ciudad Juarez (Mexique) et El Paso (USA). Au sud, 3000 homicides se sont produits en 2010 alors qu’il n’y en a eu que 5 au nord. Cependant la criminalité est des deux côtés : la drogue arrive aux USA alors que les armes et l’argent passent des USA au Mexique… Mais la violence reste au Mexique ! La frontière devrait pouvoir empêcher ces échanges criminels mais, malgré le mur, le no man’s land (doc 4) et les patrouilles, tout le monde ne peut être fouillé (doc 3).

4 – infos :
revenus => surface
flux => ligne
villes => point

5 – fonctionnement d’une interface
a – différentiel de développement
b – lieux de passages (villes jumelles)
c – échanges inégaux

6 – la frontière américano-mexicaine est
– un espace d’intégration
=> démographiquement – les Mexicains sont partout
=> économiquement – échanges – flux
=> criminellement – échanges drogue/armes-argent
=> villes-jumelles
– un espace de fracture
=> inégalités des flux
=> criminalité – violence
=> mur-séparation
=> économiquement – différentiel de revenus

DM 201219 puissance américaine

Spé 1ere HGSPG
proposition de correction pour le Dm dont le sujet est là : DM puissance américaine

Le seul souci dans ce Dm c’est que chaque question était divisée en 3 questions.. Certains ont eu le réflexe de faire la question 1a, puis 1b, puis etc… Les autres se sont sans doute dit qu’un paragraphe pour chaque c’était bien suffisant… Beh non…

Tout à fait entre nous, je peux vous rassurer : quand vous avez entre 8 et 10, je ne m’inquiète pas pour vous, 16 ou 20 c’est excellent !… les autres je me demande si vous avez pris suffisamment de temps de réfléchir ou si vous prenez votre travail pour de la merde… Donc j’hésite entre incompréhension sincère ou négligence à vomir…

Voilà dans l’idéal ce que ça pouvait donner…

On ne vous demande pas de présenter les documents… On ne surcharge pas la copie, donc.. Mais pour la correction, je me permets…
doc 1 : extraits de revue de vulgarisation géopolitique – 2018 – article sur l’antiaméricanisme – F. Louis ( bonjour bel inconnu !) –
doc 2 : nombre de migrants, tableau stats, source ONU, au dessus de tout soupçon… pour nous en tout cas ! 2017
doc 3 : deux graphiques l’un sur le déficit (2019 – source US gvt)et l’autre sur le classement des pays exportateurs en 1999 et 2017 (source OMC)- DEFICIT, pour un Etat : solde budgétaire négatif = les dépenses publiques sont supérieures aux recettes publiques / DETTE : ensemble des emprunts contractés… Donc pour financer le DEFICIT, un Etat peut recourir à l’emprunt, donc augmenter sa DETTE…. Les deux sont corrélés comme on voit…
doc 4 : carte des cables et data centers.. source CARROUE, yeah !
doc 5 : extrait de manuel de Géo, 2016 à propos de la puissance US, hyperpuissance d’ailleurs comme le dit Védrine, signalé dans le vocabulaire au passage…

En somme, 2 textes, 2 graphiques et une carte… la question est une PB classique : existe-t-il un déclin américain??? et la réponse est dans la question : Oui mais.. et on concluera, avec le doc 5 et le questionnaire, que le déclin est relatif et que le monde est « postaméricain », donc les USA doivent trouver une place, qui reste celle de 1er mais moins loin des autres …. à moins qu’il ne soit plus tout à fait 1er… ce qui explique Trump !

questions – réponses rapides. la rédaction peut aller d’un recto verso à 2 feuilles doubles… enfin, c’est ce que vous avez fait….

1a – fragilités docs 1-3-5
doc 1 – antiaméricanisme.. qui vient pour les uns de la jalousie (ça je peux pas supporter comme explication.. genre c’est quoi le problème des adultes, c’est la cour de récréation) donc bullshit, et pour les autres c’est la conséquence de la politique étrangère US… 11 septembre 2001, dans de nombreux pays, des manifestations de joie…. bien fait pour leur gueule … Ouais, c’est le vulgum pecus de la rue qui disait ça, mais ça confirme que quand les USA sont partout et font ce qu’ils veulent ou presque , si quelqu’un arrive à taper les USA, on est content… vous disiez ??? cour de récréation ???
doc 3 – la dette = emprunts… aussi importante que le PIB (107%)… un déficit énorme.. Le déficit des années 1950 correspond au plan Marshall, les USA donnent pour avoir des partenaires économiques, ils financent la guerre froide pour défendre la démocratie… les dettes et le déficit augmentent avec l’engagement dans la guerre contre le terrorisme => affaiblissement car engagement militaire…

doc 5 – la fragilité énoncée est ma concurrence des autres pays et le fait que des pays ont pris un poids qui les a rapproché des USA… c’est ce qu’on développe dans la question 1b

1b – quelles concurrence docs 3-5
doc 3 – concurrence économique : exportation.. le volume global augmente.. c’est la mondialisation !!! les US ont multiplié par 2,5 leur exportations mais ça suffit par pour être 1er… et toujours talonné par Allemagne…
doc 5 – la Chine concurrence économiquement + Inde et Brésil (« dans une moindre mesure ».. faut quand même pas oublier que la comparaison tourne vite à l’avantage des US à propos de ces 2 pays….) + Russie, dont l’opposition n’est pas tant économique que géostratégique.. ancien adversaire, qui ne veut pas se laisser mener par le bout du nez… Mais dans tous les cas, quand un pays a des aptitudes dans un domaine où il peut concurrencer les USa, il manque d’autres domaines…

1c – les fondements de la puissance qui restent… doc 2-4-5
doc 2 – les USA restent très attractifs… manière de vivre, les études…. pays de migrants… et des quotas de migrants aussi malheureusement…!
doc 4 – les USa semblent indépassables dans les NTIC, vu les GAFA… et la carte !!!
doc 5 – question militaire…Chine tient pas le coup..

les questions du 2 étaient intitulées « développez des arguments »… Pourquoi ne pas développer ???? De loin, on dirait presque le plan d’un devoir 1/ il est puissant 2/ il est remis en cause 3/ c’est un monde nouveau…
2a – Les éléments confirmant la suprématie planétaire… ça ressemble à 1C… mais il faut développer….
Les trois documents visés amenaient à trois points de vue :
– la maîtrise du hard et du soft power que l’on ne peut réfuter dans le cadre américain… Les USA restent un grand pays économique, une grande puissance militaire… Mais également une grande source de soft power doc 1 et doc 5
– l’attractivité doit être étayée puisque les docs ne nous donnent que le résultat de l’attractivité, à savoir les migrations… Pourquoi les US attirent : manière de vivre, american way of life, la liberté, la musique, les pionniers, les études, le dollar… doc 2
– la domination du secteur des NTIC doc 4.. ils sont largement devant, là où l’électronique était plutôt quelque chose de japonais dans les années 80 et 90.. Aujourd’hui, le numéro 1 dans ces domaines c’est les US

2b en quoi le déclin est relatif…
ben en fait on le dit depuis le début :
très fort dans de nombreux domaines les USA se voient de plus en plus concurrencés.. Economiquement, la Chine, mais aussi d’autres sous traitants. Militairement , un peu la Chine, mais de loin. Idéologiquement, d’autres prennent le relais, Chine, bien sur, mais aussi Russie, l’Europe n’y arrive pas mais elle aurait de la ressource pour suivre !!!! En fait le déclin est relatif car les US ne déclinent pas, ils ne sont plus seuls, c’est tout… Trump en rajoute : au moment où la compétition devient rude, il se retire, et fait cavalier seul.. ce que Badie appelait tout à l’heure à la radio, la « diplomatie électoraliste »… Trump se fiche du monde, ils ne pensent qu’à ses électeurs américains… Tout pour ma gueule et rien pour les autres : le soft power en prend un coup ! La concurrence met les USA dans une position qu’ils ne connaissaient pas depuis 1945 car pendant la GF les USA défendaient un modèle.. Aujourd’hui tout le monde a le même, c’est à dire le leur !!! Ils sont concurrencés sur leur propre terrain !

2c – transition
l’essnetiel de la réponse est dans l’expression du doc 5 « monde postaméricain ».. C’est la grande transition entre l’hyperpuissance (je suis seul au monde) à la multipolarité (on est obligé de décider à plusieurs…)..

Les avis qui sont donnés dans ces docs, tout comme les chiffres font partie du cours.. enfin, il serait idiot de ne pas les considérer comme en faisant partie…

un goût de 1920

Un siècle après, pour une autre organisation, voilà les américains qui rejouent le coup de l’isolationnisme.. pour ceux qui ont pas les neurones branchés après le réveillon, ci dessus le président Wilson au Congrès des USA en train de demander aux représentants de ratifier le traité de Versailles signé l’année précédente par le président lui-même, réglant la guerre et mettant en place la SDN…. 17 mars 1920, le Congrès à majorité républicaine (Wilson est démocrate) vote contre… Adieu veaux, vaches, cochons, frontières, SDN , aux armes et caetera…

Extrait d’un édito du Monde 11 décembre….

Dès la création de l’OMC, en 1995, les Etats-Unis ont eu du mal à accepter que l’Organe de règlement des différends (ORD) s’impose comme une instance supranationale. Pourtant, Washington ne s’est pas privé de l’utiliser régulièrement pour obtenir gain de cause. Les Etats-Unis viennent ainsi de faire condamner l’Union européenne (UE) pour des aides illégales accordées à Airbus au détriment de Boeing.
Le problème, du point de vue américain, c’est qu’il arrive que les Etats-Unis soient condamnés à leur tour. Ce devrait être le cas dans quelques mois pour un différend dans lequel, cette fois, c’est l’UE qui accuse les Etats-Unis d’avoir indûment soutenu financièrement Boeing, pénalisant ainsi Airbus.
Washington dénonce « l’activisme judiciaire » de l’OMC. Mais les Américains donnent surtout le sentiment de ne respecter les règles que lorsqu’elles sont en leur faveur. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump considère l’Organisation comme un empêcheur de tourner en rond. Sa guerre commerciale avec la Chine, menée à coups de sanctions unilatérales, multiplie les entorses aux règles internationales. Par ailleurs, les Etats-Unis sont mal placés pour contester la supranationalité de l’OMC, alors qu’ils cherchent à imposer leurs règles au reste du monde grâce à l’extraterritorialité du droit américain.
Que l’OMC ait besoin de se réformer, personne aujourd’hui ne le conteste. L’institution est menacée d’obsolescence. L’unanimité requise pour boucler un cycle de négociations a fini par bloquer la signature d’accords globaux. Ensuite, les règles ont été fixées quand la Chine ou l’Inde étaient encore des nains économiques à qui de nombreux avantages commerciaux avaient été accordés. Leur montée en puissance change la donne. L’OMC doit s’adapter. Il est ainsi urgent de revoir les conditions d’attribution des subventions d’Etat dont bénéficient nombre d’entreprises chinoises.
Mais, en empêchant l’ORD de fonctionner, Washington fait faire aux relations interétatiques un bond en arrière. Donald Trump a déjà donné un avant-goût de ce nouveau désordre mondial. Les Etats-Unis seront en position de tordre le bras des plus faibles, comme lors de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain, signé le 10 décembre avec le Mexique et le Canada. Et quand l’adversaire sera capable de résister, comme c’est le cas actuellement avec la Chine, on assistera à d’interminables négociations, ponctuées de menaces ré ciproques, qui sont autant de facteurs de déstabilisation du commerce mondial.
Faute d’avoir été suffisamment décidés à réformer l’OMC, les Européens tentent aujourd’hui de trouver dans l’urgence de nouvelles règles du jeu. Mais à quoi peut bien ressembler une partie dont le principal joueur s’est retiré ?