La PESC – corrigé

voilà le sujet toutes séries.. :
projet maastricht bac 2017

et une proposition d’intro :
La signature du traité de Maastricht en 1992 a marqué une nouvelle étape dans la construction européenne entamée depuis la fin des années 1940. Ce texte veut rapprocher davantage encore les pays européens signataires au travers de trois piliers : le fonctionnement des communautés depuis la création de la CECA en 1951, les affaires de Justice et enfin, celle qui concerne les documents proposés ici, la question de la politique extérieure et de sécurité commune (PESC). Le document 1 est un extrait du traité de Maastricht qui donne des objectifs, des ambitions à cette politique. Le document 2 donne une cruelle lecture de l’impuissance européenne face aux désastres des guerres de l’ex-Yougoslavie, concrétisation des limites de la PESC. La réflexion porte ainsi sur la manière d’arriver, à plusieurs pays, d’avoir une voix commune dans le monde. Autant dire que le défi relevé est de taille ! Réfléchir à la PESC ne peut sans doute pas se faire de manière trop légère car on ne peut pas, sans craindre le ridicule, opposer les principes de Maastricht et l’échec en ex-Yougoslavie pour conclure tout simplement à l’impuissance européenne. La question est une des plus fondamentale dans l’existence d’un État, il paraît difficile de se dessaisir de la politique extérieure, juste en ayant signé un traité. On pourra donc se demander en quoi la PESC a connu une mise en œuvre difficile dès ses débuts. Si les ambitions étaient grandes, le contexte était plus complexe ce qui entraîna rapidement des limites, dont elle essaye, peu à peu, de se libérer. L’Europe ne peut pas se faire rapidement : devant se constat on peut prendre ou perdre patience !

funérailles

chers élèves de 1ere, quoi qu’il en soit de la légitimité des notes ou quoique ce soit, ce n’est pas le moment de lâcher du mou !!!

la consigne était :
A L’AIDE DES DOCUMENTS/, /MONTREZ/ la /VALIDITE ET LES LIMITES/ de l’hypothèse suivante : les funérailles de V Hugo ont constitué UN MOMENT DE COMMUNION NATIONALE ET REPUBLICAINE
traduction :
A L’AIDE DES DOCUMENTS/, c’est à dire que vous devez utiliser les documents, explicitement
/MONTREZ/ vous avez un raisonnement à mener…
la /VALIDITE ET LES LIMITES/ raisonnement dans lequel vous devez peser une proposition
que voici : MOMENT DE COMMUNION NATIONALE ET REPUBLICAINE
(comme si le terme de communion était du domaine historique.. non mais !)
et en plus ils veulent qu’on emploie quelques expressions : Etat républicain/cérémonie laïque/fête populaire / résistances

voilà le moindre de ce qu’on pouvait faire :

Le 21 mai 1885, une loi a ordonné des obsèques nationales pour Victor Hugo et un décret présidentiel destine le corps de l’écrivain au Panthéon (doc 1), église parisienne transformée en sanctuaire national, accueillant les corps des grands personnages de la Nation. La réputation de Hugo tient en partie à son oeuvre littéraire (doc 2) mais également dans son engagement pour la République et la laïcité(doc 3). L’Arc de triomphe, haut lieu de l’Etat républicain et de la nation accueille le cercueil de l’auteur. Les signes du deuil sont nombreux dans cette cérémonie laïque : voile sur les statuts, flammes brûlant autour du monument. La foule est nombreuse (doc 4) au point que des commerçants se multiplient pour profiter du rassemblement qui prend des airs de fête populaire. Tout cela semble valider une unanimité, cette fameuse « communion nationale et républicaine » que l’on attendait. Mais on peut repérer certaines résistances limitant cette unanimité : les catholiques sont très réticents devant la célébration de ce laïc très engagé (doc 5) présenté comme un héros par les autorités.

certains se sont défoncés pour trouver une belle bio de Hugo dont on n’avait pas besoin… ceux qui ont fait ça rapidement, genre ça sert à rien, y a plus de notes, on donc une note indicative entre 5 et 6…

EN QUOI LE DOC…

voilà une correction virtuelle d’un exercice qui l’est tout autant…

consigne : en quoi le document permet de présenter la concurrence régionale entre le Japon et la Chine ?

document : carte ASIE S SE

pour une correction :

La question posée était d’une facilité déconcertante et à peine « piégeante »…En quoi le doc permet de présenter blablabla…. C’est bien une question sur la qualité du doc sur sa pertinence par rapport à la question… non ????
Or qu’est-ce ce doc là…
titre : aspects géopolitiques de l’Asie du Sud et de l’Est
=> donc on est sur du géopolitique.. tout ce qui est géopolitique est mis en valeur.. le reste est minoré.. enfin c’est ce qu’on doit vérifier.. et on le vérifie assez rapidement les questions militaires et conflictuelles débordent.. l’économique et le culturel sont out …!
source : une revue « questions internationales » de 2011, sérieuse (la documentation française.. ouaou !) mais c’est pris dans un article intitulé « la Chine et la nouvelle Asie »…. une poignée d’entre vous l’ont vu, et aucun n’a songé à l’utiliser…. Regardez bien la carte : elle est centrée sur la Chine…. Elle illustre un article sur la Chine… Alors oui, on peut se demander si c’est un bon doc pour étudier la confrontation régionale Chine-Japon….

Or donc, il ne s’agit pas de paraphraser la carte en relevant les éléments de concurrence… ni de réciter son cours sur le sujet…
Mais il faut SE SERVIR DU COURS POUR VALIDER LA PERTINENCE DU DOCUMENT PAR RAPPORT AU SUJET.. on n’évalue pas votre capacité à lire mais votre capacité à critiquer un document… Dans le sujet initial il fallait enfiler les perles et paraphraser en partie le doc.. mais ce recul critique vous ne l’avez pas acquis…

Je me demande parfois pourquoi …et je connais le responsable… c’est en grande partie moi-même…
Pour présenter mes cours, j’utilise des docs que je regarde avec les yeux du glaneur.. Je récupère les infos, comme vous le faites depuis la 6eme voire parfois avant…. Du coup à force de faire ça à longueur de cours, vous imaginez que c’est ça le boulot critique sur document… Mettre en relation le doc et le cours.. ça c’est une deuxième étape, pour mettre en valeur l’angle de vue du doc, peser son poids dans la réflexion, ce qu’il nous dit des phénomènes qu’on connaît par ailleurs… Parfois, de manière très rare, je me suis égaré à vous faire ce genre d’exercice pour peser la pertinence du doc.. mais c’est rare.. on n’a pas forcément le temps.. et vous vous en foutez royalement, vous ne captez pas la différence entre le regard critique et la récolte d’info… Du coup on est mal.. ou pas ! parce qu’en fait, comme y a plus d’écrit, tout va bien pour vous….

Que fallait-il dire ????
1 – une bonne présentation du doc pour savoir ce qu’on allait y trouver.; ce n’est pas un a priori, c’est juste intégrer d’où vient le doc qu’on va étudier.. Non pour le limiter mais pour garder éveillé notre jugement et ne pas nous laisser enfariner ! => la chine est au centre de la carte
2 – reprendre les données de la carte comme tout le monde l’a fait… les aspects géopolitiques prédominent, logique vu le titre du doc… les 2/3 de la légende sont sur des questions de conflits, tensions et armées….
Déjà , là, il faut bien se dire que sur cet aspect là , la Chine a une longueur d’avance… Le Japon s’est développé depuis 1945 dans des domaines essentiellement économiques. Récemment, le Japon s’est mis à développer ses capacités militaires.. Mais elles n’apparaissent pas sur la carte…
3 – les questions économiques sont limitées aux organisations qui ne disent pas grand chose, sauf que les deux pays fréquentent ou pas les mêmes organisations… bien sur il faut les présenter ce que vous fîtes assez souvent !
4 – ce que l’on sait du sujet doit aussi intervenir : le Japon exporte beaucoup vers l’Asie – le Japon a délocalisé en Chine et ailleurs – les routes de la soie n’apparaissent pas alors qu’elles font partie de l’influence chinoise sur l’Asie…

Finalement :
– le doc renseigne sur l’influence chinoise sur l’Asie du point de vue géopolitique… pas forcément sur la concurrence avec le Japon.. mais fatalement c’est implicite…
– du point de vue économique, on peut utiliser les organisations..
– le doc permet d’avoir des idées sur cette concurrence, mais n’est pas forcément le meilleur car très orienté sur la chine et les aspects géopolitiques….

Etat et économie

Analyser la caricature pour expliquer les spécificités du mode de gouvernement français. Montrez qu’elle témoigne d’une certaine érosion du pouvoir d’Etat.

état & économie

Cette caricature a été réalisée par Plantu, dessinateur au monde, après les élections législatives de 2002. Celles-ci ont amené une majorité de droite à J. Chirac qui venait d’être élu juste avant.. Ce contexte permet de comprendre plusieurs élément de la caricature en rapport ou non avec la consigne.
Tout d’abord, le personnage de Hollande, à gauche, tout penaud d’avoir perdu les élections, la rose se fanant, sur fond de panneaux électoraux.
La voiture du premier plan permet de répondre à la consigne. En effet les personnages sont là pour signifier la situation de l’Etat français.
De chaque côté, Jacques Chirac, président, et JP Raffarin, premier ministre. Le premier avec un drapeau tricolore planté sur la tête, dit « on va enfin pouvoir diriger » : l’emploi de ENFIN correspond aux derniers événements : Chirac a exercé 5 ans sa fonction avec un gouvernement de gauche… Pour le reste de la phrase, il s’agit du caractère français. Chirac est gaulliste, sa référence était le général de Gaulle qui a dirigé la France a une époque où le secteur public était très développé, dans le domaine industriel, financier et dans les assurances. En 2002 il n’est plus question de secteur public ou si peu. Chirac lui même a lancé les grandes privatisations et l’Etat ne dirige plus d’entreprises. La phrase elle-même veut signifier que l’Etat cherche à diriger.
Mais les volants que tiennent Chirac et Raffarin sont dans le vide. Celui qui dirige la voiture-Etat c’est un personne non reconnaissable dont la veste porte le nom Economie. La caricature a comme message : l’Etat ne dirige pas, c’est l’économie qui dirige. Ce point de vue rapide est très répandu. D’un côté la politique menée par la droite (dès 1986 avec les privatisations déjà citées) et de l’autre le contexte de mondialisation et de construction européenne semblent aller dans le même sens de cette dépossession de l’Etat d’un certain nombre de ses fonctions économiques. Le fait que les deux personnages en rajoute (vroum) semble signifier que les deux personnages veulent prétendre qu’ils dirigent. La remarque « avec modestie » rappelle des paroles de Raffarin mais va dans le sens d’un Etat qui a moins de pouvoir : il s’agit de diriger le pays mais « avec modestie » puisque l’Etat n’a pas tous les moyens de diriger.
Ainsi la caricature veut montrer cette perte de pouvoir dans le domaine économique. Il faut toutefois nuancer : la caricature n’est pas une description de la situation, mais une critique d’un aspect. L’Etat garde encore du pouvoir en France, mais les décisions et les évolutions économiques montre ce relatif recul, d’autant que le modèle français développé depuis la seconde guerre mondiale donnait une large place à l’Etat (nationalisations, planification indicative).

DS 3 en TS

Pas trop de surprise pour ce dernier DS… pas dans les sujets en tout cas… Il faut de temps en temps ce genre de résultat encourageant.. Quelques remarques tout de même…
pour les croquis.. Vous avez généralement bien récité votre modèle. Le fond de carte ne contenant pas toutes les villes du modèle certains ont glissé… Attention. Tout le monde n’utilise pas les méthodes de base données pour indiquer les noms… Du coup ça fait sale et ça donne de l’argument au correcteur pour ne pas vous donner la totalité des points; idem pour la légende pas toujours complète; idem pour ceux qui n’ont pas suivi le stage « je colorie mieux quand je suis au lycée, au moins j’essaye de pas lâcher l’affaire »…. La présentation compte beaucoup, mais la beauté sans connaissances n’est qu’une mauvaise habitude….
pour les sujets sur les Etats-Unis.. quelques surprise dans votre traitement global. Beaucoup sont allés dans le biais qu’il faut absolument éviter de raconter la GF.. Bien entendu la GF est présente dans ce sujet, mais votre PB est axée sur la puissance US, pas sur le déroulement de la GF… N’oubliez pas que les expressions du style « en 1978 il y a… », « en 1980 se déroule un autre événement« , « d’autres événements se passent« … J’ai compris : vous avez des connaissances, plus ou moins précises et vous voulez me les fourguer que vous connaissiez bien ou pas… Mais du coup , on n’est plus dans un devoir de rédaction mais dans un catalogue chronologique auquel vous ne donnez pas de sens.. Et ça, ça ne passera pas… Et c’est ce qui fera la surprise des notes du Bac (en plus du côté roulette russe de tomber sur X ou Y qui sera plus ou moins exigeant que moi…) à laquelle vous ne vous attendez pas.. Donc ne lâchez pas l’affaire.
Pour les deux sujets de compo, vous devez toujours repartir de la PB. Car votre objectif c’est de répondre à cette foutue PB des manifestations de la puissance ici et des relations de la Chine au monde là… Donc me parler du plan Marshall, ok bien sur, mais en soulignant que les USA se permettent de prêter voire de donner (les USA donnent, improbable !) c’est bien qu’ils peuvent se le permettre… Rappelez vous des liberty ships qui partent en Grèce… Donc c’est la puissance qui le permet ou c’est la manifestation de la puissance, comme vous voulez mais le terme doit apparaître au cours du développement… L’actualité apparaît ici ou là dans vos copies de manière pertinente, que ce soit le corona virus pour appuyer l’ouverture de la Chine, les nouvelles routes de la soie, ou le rôle international de Trump.. Personne ne s’est emparé de la campagne électorale américaine, que nous suivons déjà tous alors qu’on en est qu’aux primaires… ça c’est du soft power: leur actualité devient la notre…
Pour le sujet sur la Chine, c’est sans doute un des sujets les plus faciles du stock envisageable (si vous avez Histoire en compo bien sûr..)Le rythme chronologique est le plus simple : 1949-1976/ 1978 à nos jours… Là encore les événements n’ont de sens que celui que vous allez leur donner… Donc la Révolution Culturelle a du sens SI vous évoquez le succès chez les jeunes étudiants français de mai 1968 par exemple… Certains arrivent à avoir des connaissances plus étoffées sur la première partie que sur la seconde. Attention! Par ailleurs, au delà des erreurs compréhensibles mais à ne pas lâcher vis à vis de l’orthographe des noms chinois (en particulier ce Maho qui a parasité ma lecture d’une copie assez bonne par ailleurs…), vous n’utilisez pas la double orientation donnée puissance idéologique/puissance économique… Alors qu’on ne parlait pas encore de « soft power », les USA et la Chine avait déjà compris.. La puissance US est passée par la société de consommation, les jeans, les radios, le chewing gum, les Camel et les Lucky Strike, la puissance chinoise est passée non pas par ce sourire constant et convenu (cf cet article sur Yue Minjun artiste chinois qui décline ce sourire dans ces toiles https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/expo-mais-quest-ce-qui-fait-tant-rire-yue-minjun_162039.html, exemple en haut de la page !) mais par le discours idéologique très explicite dans les affiches qui défendent la lutte des peuples opprimés contre leurs oppresseurs coloniaux ou néo-coloniaux.. Pour qu’on soit bine d’accord, en Chine, Confucius et communisme ne font pas bon ménage, comme on vous le dit dans cet ARTICLE.. On peut retrouver des éléments communs, l’orientation collective en particulier.. Mais le confucianisme était officiellement condamné sous Mao, il revient aujourd’hui en force…

Allemagne

Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne entre 1875 et la Seconde Guerre mondiale

Sujet sans surprise, même assez cool puisque ne s’arrêtant qu’à la seconde guerre… Ce qui vous permet d’éviter de tout lâcher après les lois Hartz de 2004..

Socialisme, communisme et syndicalisme…. Les trois pôles doivent être étudiés en relation… D’où le problème avec votre cours qui est léger du point de vue du syndicalisme… Donc autant bien insister sur les relations entre communisme et socialisme, sur les luttes qui existent…
Et sur la première période (1875-1945) c’est assez net :
– le congrès de Gotha (1875) voit la victoire des Lassaliens, socialistes réformistes contre les marxistes révolutionnaires. le programme est réformiste et critiqué par Marx
– le congrès d’Erfurt (1891) transforme le programme en plus révolutionnaire, victoire des marxistes
– la question du révisionnisme de Bernstein (1899) confirme l’orientation marxiste intellectuellement parallèlement à une pratique réformiste
– le raccrochage du SPD à l’union sacrée en 1914 montre bien l’abandon du marxisme en tant que programme à suivre (puisque le marxisme est internationaliste et opposé à la guerre…)
– 1917 USPD, les communistes se détachent.. Les spartakistes font partie de l’USPD
– novembre 1918 : avec l’effondrement de l’empire, le pouvoir est confié à Ebert, chef du SPD…
– 1919 KPD
– et 1919 janvier semaine sanglante : les socialistes au pouvoir font tirer la troupe sur les Spartakistes et communistes

Ces événements sont une fracture à l’intérieur du mouvement socialiste, et elle perdure pendant l’entre-deux-guerres, même s’ils restent longtemps au pouvoir. Mais les communistes ne veulent pas s’allier avec le socialistes, à cause de cette trahison de 1919. Par ailleurs, les communistes, orientés par Moscou, doivent suivre la tactique classe contre classe et ne pas coopérer avec les socialistes, considérés comme des « socio-traîtres », puisque les communistes critiquent vertement le fait que les socialistes sont composés de nombreux bourgeois… La classe ennemie du peuple dans les textes fondateurs du communisme…
La fracture fait comprendre l’incapacité de la gauche allemande devant la montée du nazisme et la prise de pouvoir d’Hitler… C’est d’ailleurs cette prise de pouvoir qui fait changer Moscou de tactique et lancer celle des fronts populaires… Et c’est là que résidait la deuxième (ou troisième) étape du devoir…

Donc pour un plan….

I – fondation du SPD 1875-début XXe
II – les fractures 1914-1919
III – entre-deux-guerres 1919-1933

ou alors

I – fondation 1875 – 1914
II – fractures 1917 – 1933

Pour lancer la composition, quoi de plus stimulant que le constat de la défaite de la gauche en 1933… La victoire d’Hitler ne s’explique pas par les divisions de la gauche, elles accélèrent la victoire.. Le NSDAP a un énorme succès grâce à la crise économique et les qualités d’orateur de Hitler lui-même… Mais les divisions de la gauche, leur manque de cohésion autour d’un projet de société n’ont fait qu’exacerber le succès des nazis…

Pour les questions syndicales.. que reste-t-il du cours..? C’est vrai pas grand chose, comme dans toutes les productions en rapport avec ce sujet…
1892 unification syndicale avec Carl Liegen
fin XIXe, SPD + coopératives de production qui correspond à la mutualisation que l’on trouve dans le syndicalisme… ce mutualisme montre que le SPD est un parti ouvrier.. du moins au départ..
proximité des syndicats avec le combat des spartakistes et progrès des catégories non ouvrières à l’intérieur du SPD….Le syndicalisme reste important en Allemagne.. Hitler utilise cette habitude en créant des associations ouvrières nazies qui encadrent cette population (DAF par exemple et autres associations de loisirs…)

médias et opinion publique

Dans ce DS du 050220 en TLES le sujet 2 était simple, prévu dans les IO et tout et tout :
En vous appuyant sur les exemples étudiés au cours de l’année, vous traiterez le sujet suivant : médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus.

Le sujet est sans réelle surprise, en tout cas du point de vue du programme.. En revanche, du point de vue des élèves, les choses sont plus complexes… Vous avez beaucoup à retenir et vous semblez penser que le récit vaut le coup, là où on attend une analyse…
Qu’on soit bien d’accord… L’analyse en question c’est percevoir les relations entre les médias et l’opinion publique… Sachant que le premier terme est simple à définir.. si on ne le réduit pas à la presse seulement, et que le deuxième l’est beaucoup plus.. Oui Bourdieu estimait que l’opinion publique n’existait pas. D’autres pensent que l’opinion publique a laissé la place à l’opinion de masse largement manipulée voire créée par les médias et surtout Internet… En tout cas ce qui est clair c’est que l’on cherche à voir comment évoluent les relations entre les médias et les citoyens… Pas l’histoire des médias.. La différence est difficile à faire, bien sur…

Exemple sur l’affaire Dreyfus….

L’histoire des médias, il faut la connaître. Les inventions, les améliorations de la production des journaux dans les années 1880 permettent d’augmenter les tirages. La loi de 1881 permet de libérer la presse. Le fait qu’il y ait des délits de presse n’est pas la marque d’une surveillance, mais au contraire d’une plus large liberté puisque les affaires de presse sont jugées avec un jury populaire.. Ce qui n’assure pas l’impunité des journalistes mais permet un jugement par des citoyens… C’est bien sur les dispositions de cette loi de 1881 que compte Zola lors de la publication de son article « J’accuse » en 1898 : il sait, et le dit explicitement, qu’en accusant tout le monde, des politiques et des militaires, il se met sous le coup de la loi… Mais c’est son objectif : passer en jugement pour qu’on ouvre à nouveau le dossier Dreyfus qui a été fermé par l’armée…Ce n’est pas la fin de l’affaire, au contraire, ce n’est que le début… Le procès Zola (1898) entraîne des réexamens du dossier Dreyfus. Un autre procès a eut lieu en 1899 qui condamne à nouveau Dreyfus, qui est gracié par le président. Nouvelle révision lancée en 1903, cassation du jugement de 1899 et réhabilitation en 1906…. Mais en fait tout cela n’est pas le fond du problème..
Les relations entre la presse et l’opinion publique sont bien montrées dans votre livre par les pourcentages concernant l’engagement des journaux… Ils sont majoritairement antidreyfusards, même si les proportions évoluent avec le temps. La presse, pendant l’affaire, défend soit l’armée, soit les droits de l’homme… Cela influence les citoyens, au delà de la simple information, on le voit dans la caricature de Caran d’Ache (sur le repas de famille qui tourne mal, 1898), elle même publiée dans la presse. Donc la presse influence mais relaye également l’opinion publique… Winock le dit : « qu’est-ce alors que l’opinion sinon la presse »… avec cette phrase, l’historien met en évidence que la relation que l’on étudie est quasi fusionnelle… Et c’est logique : la presse c’est le signe de la liberté nouvelle du citoyen rétablie avec la IIIe République…

Comme les deux paragraphes ci-dessus le font, certains d’entre vous ont d’abord évoqué la crise et ensuite les relations médias-opinion publique… C’est une solution…

Pour la suite, que faire… ?

Vous savez qu’après la presse, on se retrouve avec d’autres médias : la radio et la télé… le cours vous a entraîné vers l’histoire des médias, en particulier le rôle de l’Etat.. il ne faut pas l’oublier.. car cela, pour le coup, ça fait partie des relations médias-opinion publique… La radio et la télé, c’est-à-dire les médias audio-visuels ont d’autres qualités que la presse… Le caractère direct, on pourrait dire en jouant un peu sur les mots le caractère « immédiat » des ces deux médias fait peur aux autorités… Les rapports entre média et opinion sont donc d’une grande proximité, puisque la radio et la télé sont directement dans le foyer…
Le développement de la radio se fait après la 1GM, les stations se développant à la fois avec des capitaux privés et des capitaux publics. L’entre-deux-guerres est la conquête des ondes par l’Etat en France, même si des radios étrangères peuvent diffuser leurs émissions sur le territoire.
Le développement de la télé se déroule après la 2GM. Les équipements étant plus lourds, l’Etat prend les choses en main et seule une puis deux chaînes diffusent.
Les relations médias-opinion publique sont donc marquées par la présence de l’Etat… Les grandes crises concernant ces deux médias sont toutes celles qui restent dans le chapitre : 1934/1940/1958/1968…

Les fiches données en début de cours donnent les éléments qu’il faut absolument utiliser (dans les lignes « rôle des médias »)…
je reste stupéfait que certains élèves utilisent le 6 février 1934 que l’on n’a pas traité en cours…

Pour le plan…

I – la presse
II – la radio
III – la télé

c’est une option.. et en fait ça correspond à peu près à

I – années 1890 – 1920
II – entre deux guerres jusqu’à la Libération
III – depuis 1945

l’essentiel est dit !

Apple, chaîne de valeur

DM premières, questions 1 à 5 p 126-127 – barème 1+1+2+2+4
on retiendra pour le cours que le smartphone a été lancé sur le marché en 2007, en 10ans près d’1 milliard et demi d’exemplaires avait été vendus – La « chaîne de valeur » correspond à l’ensemble des entreprises intervenant dans le processus de production.. Elle doit permettre à une entreprisede construire son avantage concurrentiel. Donc , pour traduire, la chaîne de valeur c’est l’ensemble des sous-traitants délocalisés que l’on utilise dans les firmes transnationales pour multiplier les marges.
1 – Tous les types de pays participent à la chaîne de valeur…. Les pays pauvres comme la RDC et la Zambie, fournissent des matières premières. Les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, fournissent des matières premières et réalisent la fabrication. Les pays les plus riches apparaissent également, les Etats-Unis, l’Australie et l’UE, pour la fabrication des composants et la conception.
2 – Les principaux marchés correspondent aux pays dans lesquels sont localisés des Apple Store : on les retrouve dans les pays développés et les pays émergents ;
3 – La Chine est un maillon essentiel de la chaîne de valeur car on y réalise l’assemblage, la réalisation de composants, la fourniture de matières premières et la consommation (doc 1). Il faut signaler que c’est le seul pays au monde dans lequel toutes ces opérations ont lieu simultanément.. Dans le doc 2, une foule de jeunes chinois(es) s’affaire devant l’entrée de l’usine Foxconn. Le commentaire de la photo indique que à Zhengzhou, la moitié des I Phones du monde sont produits et que l’usine peut fabriquer un demi million par jour, en mobilisant 350.000 personnes. La part dans la production mondiale est suffisamment importante pour valider la position essentielle de la Chine. Le doc 3 est encore plus cynique puisque il est loué la flexibilité et la réactivité des usines chinoises, sans ignorer le coût réduit de la main d’oeuvre. En écrivant « là bas on peut tirer du lit 8000 ouvriers en pleine nuit et les mettre au boulot », le journaliste du New York Times met bien en évidence les avantages d’une dictature sur une démocratie : Apple profite de ces conditions pour la partie la moins onéreuses de la réalisation de ses appareils.
4 – Le débat actuel sur le système productif réside dans la délocalisation. D’un côté, Trump et ses électeurs n’attendent que des emplois. D’un autre côté, les entreprises réalisant les délocalisations argumentent sur cette pratique en avançant le fait que la richesse créée n’est pas dans les unités de fabrication mais les opérations réalisées sur le territoire des USA dans le domaine de la conception. Pour eux, ne sont délocalisées que les tâches les moins intéressantes et les moins onéreuses. D’un autre côté, les ouvriers des pays concernés sont beaucoup plus flexibles et le pouvoir beaucoup plus autoritaire : ainsi l’entreprise y trouve son compte. On évoque également la spécialisation des ouvriers asiatiques, ce qui paraît étonnant. Il s’agit sans doute plutôt de la flexibilité qui est attendue.
Synthèse :
importance des chaînes de valeur
L’exemple de Apple permet de comprendre que les FTN cherchent à produire beaucoup et pas cher, peu importe les conditions sociales et de travail qui ne sont pas dans leur souci. La délocalisation fait partie des méthodes appliquées dans le cadre de la mondialisation. Les chaînes de valeur permettent de produire à bas coûts des produits qui sont bourrés de technologies découvertes dans les pays développés. La production de ces I Phone est mondialisée tout comme la distribution… Ces choix permettent le succès et l’accumulation des marges !
Le limites de ces choix sont assez évidentes : elles creusent le chômage dans les pays développés et profitent du système social d’une dictature, exploitant les ouvriers. Ce que l’Occident ne peut faire à ses ouvriers, les entreprises occidentales le laissent faire par les Etats politiquement plus autoritaires.

George Sand

DM premières, questions 1 à 6 p 90-91

1 – Dans le premier extrait, G Sand fait référence au fait que, après la Révolution de février 1848, les révolutionnaires ont voulu construire un nouveau régime, républicain. Pour cela les députés travaillent pour écrire une constitution. Elle est publiée le 4 novembre, largement inspirée des idées de Lamartine. Le texte (doc 4) écrit en avril 1848 est donc écrit pendant cette période de travail avant la rédaction de la constitution : « à la veille de faire une constitution ».
L’autre référence « néfastes journées de juin », fait allusion à la révolte des ouvriers en juin 1848, suite à la suppression des Ateliers Nationaux. les affrontements font plusieurs milliers de morts.

2 – Les revendications sociales et politiques de G Sand
Dans le doc 4, il s’agit d’idées démocratiques : un seul individu ne peut avoir raison. C’est de l’ensemble du peuple que doivent venir les principes de l’ordre et de l’autorité(souveraineté populaire).
Dans le doc 1, les idées sont féministes : les femmes doivent s’engager en politique. Mais le problème réside dans le fait qu’à ce moment là, la femme reste soumise dans tous les domaines à l’homme. Il faut donc d’abord l’égalité entre les sexes pour pouvoir obtenir l’égalité politique.

3 – George Sand participe aux combats du féminisme et du socialisme essentiellement par l’écriture. Le doc 1 est une lettre adressée à des responsables politiques. Le doc 4 est un article d’un journal que G Sand fait paraître, « la cause du peuple ». Son usage de l’écrit va au delà puisque même dans la préface d’un de ses romans elle en profite pour exprimer ses idées politiques (doc 5)

4 – La caricature est avant tout un dessin dont les traits sont exagérés pour faire passer une idée ou discréditer quelqu’un ou quelque chose… Ainsi dans le doc 2, les femmes mises en scène par H Daumier sont représentées dans une attitude totalement hystérique et presque inhumaine. Cet état est dû au fait que le divorce serait remis en cause. Le message est simple, les femmes tiennent au divorce au point de proclamer « la patrie en danger »… Cela discrédite complètement la revendication du divorce par les femmes. Dans ce cas, il est donc évident que la caricature est une arme politique, comme un discours !
Dans le cas du document 3, on est davantage perplexe comme le dit le quatrain associé… En effet, G Sand ne paraît pas avoir les traits exagérés. Le petit portrait de la p 90 pourrait même nous faire voir qu’il y a de la ressemblance. Elle est habillée en costume d’homme, ce qui ne nous est pas étranger mais doit être remis dans son époque… Un simple tour sur Google images au nom George Sand nous permet de ne voir que très peu de représentation d’elle en homme… Qu’elle fut habillée en homme ne fait pas de doute, mais cette femme habillée en homme est scandaleux.. Là réside sans doute la caricature.. même si elle s’accroche à une fait réel ! Son déhanché est peut-être exagéré. elle fume une cigarette à la main gauche, sa main droite accroche son col. Mais c’est le décor environnant qui insiste davantage sur l’exagération : « chambre des députées », alors qu’aucune femme ne siège, « chambre des mères » pour faire la critique de la chambre des Pairs, avec un jeu orthographique.. Comme si les mères pouvaient prendre la place des Pairs et que les féministes confondaient l’orthographe de Pairs et Pères…. Nous sommes en 1842, sous la monarchie de Juillet, les deux chambres (Députés et Pairs) existent…En bas se trouvent les textes de G Sand. Les nuages évoquent le rêve pour bien insister sur l’utopie du féminisme…. Bien sur le quatrain se termine par le fait que le génie est abstrait et qu’il n’a pas de sexe… est-ce à dire que le génie ne dépend pas du sexe ou que le génie n’a pas de sexe, dans le sens asexué, comme montre cette femme habillée en homme… Il faudrait alors comprendre que G Sand a peut-être du génie, mais elle n’a pas de sexe, donc ce n’est pas une femme… insulte suprême, mais un peu intello…. trouvé sur internet : « Le caricaturiste fait un portrait charge de George Sand pour attaquer son féminisme et tout ce qui scandalise son époque : elle s’habille en homme, elle fume, elle a choisi un pseudonyme masculin et elle écrit des ouvrages qui prônent l’égalité entre hommes et femmes ! » site d’un prof qui a tout compris…et la BNF commente cette image ainsi : « George Sand fume la pipe et a de nombreuses liaisons (Musset, Chopin, pour les plus connues). Elle s’habille avec des tenues masculines, pour leur confort et leur moindre coût et aussi parce qu’elles lui permettent d’investir les lieux publics réservés aux hommes.
Cependant George Sand n’a pas cherché à être comme un homme. Elle dira : « Je n’ambitionne pas la dignité de l’homme. Elle me paraît trop risible pour être préférée de beaucoup à la servilité de la femme. Mais je prétends posséder aujourd’hui et à jamais la superbe et entière indépendance dont vous seuls croyez avoir le droit de jouir. » »

5 – la valeur au coeur de l’engagement de G Sand est bien l’égalité. Dans le doc 1 il s’agit de l’égalité entre sexes. La femme ne peut pas exercer des droits politiques si son statut social n’évolue pas. Dans le doc 4 il s’agit de l’égalité entre les citoyens qui refoule donc le pouvoir de l’homme isolé.

6 – G Sand (1804-1876) est d’abord une écrivaine. Dès 25 ans, Aurore Dupin, selon l’état civil, prend un pseudonyme masculin et publie. Libre et passionnée, elle s’engage en politique dans les années 1840, sans que cela soit apprécié dans ce milieu exclusivement masculin. La Cause du peuple, le journal qu’elle crée après la révolution de 1848, relaye ses idées et tout d’abord l’égalité, mais également la justice sociale et la solidarité. Mais l’égalité qu’elle prône n’est pas seulement entre les hommes mais doit s’élargir aux femmes. Féministe avant l’heure, portant costume d’homme, elle doit affronter l’opposition toute masculine tant politique que littéraire (Daumier, Baudelaire). L’époque n’est pas prête à l’égalité des sexes comme le montre le portrait charge d’Alcide-Joseph Lorentz. Elle est proche des socialistes et défend une réelle égalité, entre citoyens et entre hommes et femmes. Malgré ses revendications d’égalité auprès des mouvements de gauche, ses idées n’arrivent pas à passer dans les décisions. La Réaction du parti de l’Ordre puis le second empire auront raison de son féminisme.

frontière USA-Mexique

DM de TS p 285
sujet : DM p 285 TS
PB : en quoi cette interface Nord-Sud est-elle à la fois un espace d’intégration et de fracture ?

1 – La frontière est un facteur de dynamisme car elle confronte deux territoires différents. D’un point de vue économique, les délocalisations américaines se concrétisent dans les maquiladoras qui exportent leurs productions aux USA. Les IDE étatsuniens stimulent l’emploi mexicain. D’un point de vue démographique, la croissance des villes correspond à ce dynamisme économique : les villes des états américains frontaliers ont des villes soit très peuplées soit à la croissance très importante. La question de la présence mexicaine aux USA (plus de 20% dans la population) correspond à deux faits. Tout d’abord le fait que ces états là étaient mexicains avant d’être étatsuniens, ensuite, les échanges depuis que cette frontière est dans la situation actuelle…

2 – MEXAMERIQUE, MEX pour mexique et AMERIQUE pour les USA. L’espace transfrontalier est créé par la frontière qui n’est plus qu’une barrière mais l’occasion de phénomènes particuliers. Ainsi les deux cartes permettent de repérer la présence de Mexciains des deux côtés de la frontière mais également de très nombreux flux qui sont marqués par le différentiel de développement (touristes contre migrations/ capitaux contre drogue). Le fait de choisir ce nom -Mexamérique- insiste sur le fait que cet espace mélange des acteurs des deux pays.

3 – Cet espace transfrontalier est naturellement un espace de séparation puisque c’est le principe de la frontière de séparer. La séparation se retrouve dans l'(activité criminelle. Le doc 3 insiste sur les différences entre les villes jumelles. Dans le cas de Ciudad Juarez (Mexique) et El Paso (USA). Au sud, 3000 homicides se sont produits en 2010 alors qu’il n’y en a eu que 5 au nord. Cependant la criminalité est des deux côtés : la drogue arrive aux USA alors que les armes et l’argent passent des USA au Mexique… Mais la violence reste au Mexique ! La frontière devrait pouvoir empêcher ces échanges criminels mais, malgré le mur, le no man’s land (doc 4) et les patrouilles, tout le monde ne peut être fouillé (doc 3).

4 – infos :
revenus => surface
flux => ligne
villes => point

5 – fonctionnement d’une interface
a – différentiel de développement
b – lieux de passages (villes jumelles)
c – échanges inégaux

6 – la frontière américano-mexicaine est
– un espace d’intégration
=> démographiquement – les Mexicains sont partout
=> économiquement – échanges – flux
=> criminellement – échanges drogue/armes-argent
=> villes-jumelles
– un espace de fracture
=> inégalités des flux
=> criminalité – violence
=> mur-séparation
=> économiquement – différentiel de revenus