pour y voir un peu plus clair sur l’actualité
regardez en replay le 28 minutes d’arte du Mardi 7 janvier
et si vous avez le temps cette vidéo du Monde :
https://www.lemonde.fr/international/video/2019/08/05/iran-qui-sont-les-gardiens-de-la-revolution_5496804_3210.html
DM 201219 puissance américaine
Spé 1ere HGSPG
proposition de correction pour le Dm dont le sujet est là : DM puissance américaine
Le seul souci dans ce Dm c’est que chaque question était divisée en 3 questions.. Certains ont eu le réflexe de faire la question 1a, puis 1b, puis etc… Les autres se sont sans doute dit qu’un paragraphe pour chaque c’était bien suffisant… Beh non…
Tout à fait entre nous, je peux vous rassurer : quand vous avez entre 8 et 10, je ne m’inquiète pas pour vous, 16 ou 20 c’est excellent !… les autres je me demande si vous avez pris suffisamment de temps de réfléchir ou si vous prenez votre travail pour de la merde… Donc j’hésite entre incompréhension sincère ou négligence à vomir…
Voilà dans l’idéal ce que ça pouvait donner…
On ne vous demande pas de présenter les documents… On ne surcharge pas la copie, donc.. Mais pour la correction, je me permets…
doc 1 : extraits de revue de vulgarisation géopolitique – 2018 – article sur l’antiaméricanisme – F. Louis ( bonjour bel inconnu !) –
doc 2 : nombre de migrants, tableau stats, source ONU, au dessus de tout soupçon… pour nous en tout cas ! 2017
doc 3 : deux graphiques l’un sur le déficit (2019 – source US gvt)et l’autre sur le classement des pays exportateurs en 1999 et 2017 (source OMC)- DEFICIT, pour un Etat : solde budgétaire négatif = les dépenses publiques sont supérieures aux recettes publiques / DETTE : ensemble des emprunts contractés… Donc pour financer le DEFICIT, un Etat peut recourir à l’emprunt, donc augmenter sa DETTE…. Les deux sont corrélés comme on voit…
doc 4 : carte des cables et data centers.. source CARROUE, yeah !
doc 5 : extrait de manuel de Géo, 2016 à propos de la puissance US, hyperpuissance d’ailleurs comme le dit Védrine, signalé dans le vocabulaire au passage…
En somme, 2 textes, 2 graphiques et une carte… la question est une PB classique : existe-t-il un déclin américain??? et la réponse est dans la question : Oui mais.. et on concluera, avec le doc 5 et le questionnaire, que le déclin est relatif et que le monde est « postaméricain », donc les USA doivent trouver une place, qui reste celle de 1er mais moins loin des autres …. à moins qu’il ne soit plus tout à fait 1er… ce qui explique Trump !
questions – réponses rapides. la rédaction peut aller d’un recto verso à 2 feuilles doubles… enfin, c’est ce que vous avez fait….
1a – fragilités docs 1-3-5
doc 1 – antiaméricanisme.. qui vient pour les uns de la jalousie (ça je peux pas supporter comme explication.. genre c’est quoi le problème des adultes, c’est la cour de récréation) donc bullshit, et pour les autres c’est la conséquence de la politique étrangère US… 11 septembre 2001, dans de nombreux pays, des manifestations de joie…. bien fait pour leur gueule … Ouais, c’est le vulgum pecus de la rue qui disait ça, mais ça confirme que quand les USA sont partout et font ce qu’ils veulent ou presque , si quelqu’un arrive à taper les USA, on est content… vous disiez ??? cour de récréation ???
doc 3 – la dette = emprunts… aussi importante que le PIB (107%)… un déficit énorme.. Le déficit des années 1950 correspond au plan Marshall, les USA donnent pour avoir des partenaires économiques, ils financent la guerre froide pour défendre la démocratie… les dettes et le déficit augmentent avec l’engagement dans la guerre contre le terrorisme => affaiblissement car engagement militaire…
doc 5 – la fragilité énoncée est ma concurrence des autres pays et le fait que des pays ont pris un poids qui les a rapproché des USA… c’est ce qu’on développe dans la question 1b
1b – quelles concurrence docs 3-5
doc 3 – concurrence économique : exportation.. le volume global augmente.. c’est la mondialisation !!! les US ont multiplié par 2,5 leur exportations mais ça suffit par pour être 1er… et toujours talonné par Allemagne…
doc 5 – la Chine concurrence économiquement + Inde et Brésil (« dans une moindre mesure ».. faut quand même pas oublier que la comparaison tourne vite à l’avantage des US à propos de ces 2 pays….) + Russie, dont l’opposition n’est pas tant économique que géostratégique.. ancien adversaire, qui ne veut pas se laisser mener par le bout du nez… Mais dans tous les cas, quand un pays a des aptitudes dans un domaine où il peut concurrencer les USa, il manque d’autres domaines…
1c – les fondements de la puissance qui restent… doc 2-4-5
doc 2 – les USA restent très attractifs… manière de vivre, les études…. pays de migrants… et des quotas de migrants aussi malheureusement…!
doc 4 – les USa semblent indépassables dans les NTIC, vu les GAFA… et la carte !!!
doc 5 – question militaire…Chine tient pas le coup..
les questions du 2 étaient intitulées « développez des arguments »… Pourquoi ne pas développer ???? De loin, on dirait presque le plan d’un devoir 1/ il est puissant 2/ il est remis en cause 3/ c’est un monde nouveau…
2a – Les éléments confirmant la suprématie planétaire… ça ressemble à 1C… mais il faut développer….
Les trois documents visés amenaient à trois points de vue :
– la maîtrise du hard et du soft power que l’on ne peut réfuter dans le cadre américain… Les USA restent un grand pays économique, une grande puissance militaire… Mais également une grande source de soft power doc 1 et doc 5
– l’attractivité doit être étayée puisque les docs ne nous donnent que le résultat de l’attractivité, à savoir les migrations… Pourquoi les US attirent : manière de vivre, american way of life, la liberté, la musique, les pionniers, les études, le dollar… doc 2
– la domination du secteur des NTIC doc 4.. ils sont largement devant, là où l’électronique était plutôt quelque chose de japonais dans les années 80 et 90.. Aujourd’hui, le numéro 1 dans ces domaines c’est les US
2b en quoi le déclin est relatif…
ben en fait on le dit depuis le début :
très fort dans de nombreux domaines les USA se voient de plus en plus concurrencés.. Economiquement, la Chine, mais aussi d’autres sous traitants. Militairement , un peu la Chine, mais de loin. Idéologiquement, d’autres prennent le relais, Chine, bien sur, mais aussi Russie, l’Europe n’y arrive pas mais elle aurait de la ressource pour suivre !!!! En fait le déclin est relatif car les US ne déclinent pas, ils ne sont plus seuls, c’est tout… Trump en rajoute : au moment où la compétition devient rude, il se retire, et fait cavalier seul.. ce que Badie appelait tout à l’heure à la radio, la « diplomatie électoraliste »… Trump se fiche du monde, ils ne pensent qu’à ses électeurs américains… Tout pour ma gueule et rien pour les autres : le soft power en prend un coup ! La concurrence met les USA dans une position qu’ils ne connaissaient pas depuis 1945 car pendant la GF les USA défendaient un modèle.. Aujourd’hui tout le monde a le même, c’est à dire le leur !!! Ils sont concurrencés sur leur propre terrain !
2c – transition
l’essnetiel de la réponse est dans l’expression du doc 5 « monde postaméricain ».. C’est la grande transition entre l’hyperpuissance (je suis seul au monde) à la multipolarité (on est obligé de décider à plusieurs…)..
Les avis qui sont donnés dans ces docs, tout comme les chiffres font partie du cours.. enfin, il serait idiot de ne pas les considérer comme en faisant partie…
un goût de 1920
Un siècle après, pour une autre organisation, voilà les américains qui rejouent le coup de l’isolationnisme.. pour ceux qui ont pas les neurones branchés après le réveillon, ci dessus le président Wilson au Congrès des USA en train de demander aux représentants de ratifier le traité de Versailles signé l’année précédente par le président lui-même, réglant la guerre et mettant en place la SDN…. 17 mars 1920, le Congrès à majorité républicaine (Wilson est démocrate) vote contre… Adieu veaux, vaches, cochons, frontières, SDN , aux armes et caetera…
Extrait d’un édito du Monde 11 décembre….
Dès la création de l’OMC, en 1995, les Etats-Unis ont eu du mal à accepter que l’Organe de règlement des différends (ORD) s’impose comme une instance supranationale. Pourtant, Washington ne s’est pas privé de l’utiliser régulièrement pour obtenir gain de cause. Les Etats-Unis viennent ainsi de faire condamner l’Union européenne (UE) pour des aides illégales accordées à Airbus au détriment de Boeing.
Le problème, du point de vue américain, c’est qu’il arrive que les Etats-Unis soient condamnés à leur tour. Ce devrait être le cas dans quelques mois pour un différend dans lequel, cette fois, c’est l’UE qui accuse les Etats-Unis d’avoir indûment soutenu financièrement Boeing, pénalisant ainsi Airbus.
Washington dénonce « l’activisme judiciaire » de l’OMC. Mais les Américains donnent surtout le sentiment de ne respecter les règles que lorsqu’elles sont en leur faveur. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump considère l’Organisation comme un empêcheur de tourner en rond. Sa guerre commerciale avec la Chine, menée à coups de sanctions unilatérales, multiplie les entorses aux règles internationales. Par ailleurs, les Etats-Unis sont mal placés pour contester la supranationalité de l’OMC, alors qu’ils cherchent à imposer leurs règles au reste du monde grâce à l’extraterritorialité du droit américain.
Que l’OMC ait besoin de se réformer, personne aujourd’hui ne le conteste. L’institution est menacée d’obsolescence. L’unanimité requise pour boucler un cycle de négociations a fini par bloquer la signature d’accords globaux. Ensuite, les règles ont été fixées quand la Chine ou l’Inde étaient encore des nains économiques à qui de nombreux avantages commerciaux avaient été accordés. Leur montée en puissance change la donne. L’OMC doit s’adapter. Il est ainsi urgent de revoir les conditions d’attribution des subventions d’Etat dont bénéficient nombre d’entreprises chinoises.
Mais, en empêchant l’ORD de fonctionner, Washington fait faire aux relations interétatiques un bond en arrière. Donald Trump a déjà donné un avant-goût de ce nouveau désordre mondial. Les Etats-Unis seront en position de tordre le bras des plus faibles, comme lors de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain, signé le 10 décembre avec le Mexique et le Canada. Et quand l’adversaire sera capable de résister, comme c’est le cas actuellement avec la Chine, on assistera à d’interminables négociations, ponctuées de menaces ré ciproques, qui sont autant de facteurs de déstabilisation du commerce mondial.
Faute d’avoir été suffisamment décidés à réformer l’OMC, les Européens tentent aujourd’hui de trouver dans l’urgence de nouvelles règles du jeu. Mais à quoi peut bien ressembler une partie dont le principal joueur s’est retiré ?
Bertrand BADIE
Un auteur pareil c’est une production annuelle à suivre.. Il apparaît régulièrement dans les radios, les télés etc… Son dernier ouvrage (oct 2019): « l’hégémonie contestée » (pas encore lu )….
Trois ouvrages récents (et empruntables) :
1 – Vers un monde néo-national, CNRS éditions, 2017… un échange entre B Badie et M Foucher… C’est un peu le derby géopolitique…. un peu dense car c’est de la discussion entre spécialistes.. Voilà quelques extraits surtout en rapport avec les Frontières : NT BADIE FOUCHER monde néonational
2 – Nous ne sommes plus seuls au monde
Un autre regard sur l' »ordre international »
La Découverte, Paris, 2016
Bertrand Badie est connu pour avoir fixé aux traités de Westphalie de 1648 cette nouvelle étape dans les relations internationales créant le système interétatique encore visible aujourd’hui.
extraits sur ce sujet….
p 11-13
On ne peut pas comprendre l’évolution confuse et les avanies du système international de ce début de XXIe siècle, sans d’abord saisir à quoi il a succédé (…)
Jusqu’à la fin du Moyen-Age cohabitaient en Europe et ailleurs, des constructions impériales, des monarchies traditionnelles, mais aussi des cités-États (…) Les relations avec les voisins, les rivaux et les compétiteurs existaient certes, mais étaient laissés dans l’ombre du point de vue politique et juridique.
Or c’est précisément par deux actes juridiques de nature inédite, les traités de Münster et d’Osnabrück, mettant fin en 1648 à la guerre de Trente ans et fondant ce qu’on appellera la « paix de Westphalie », que la quasi-totalité des États européens vont négocier ensemble un type d’ordre qui ne disait pas encore son nom, mais qui ressemblait déjà à un premier système international.(…) La sortie de la guerre de Trente Ans a défini le futur principe de base de toutes les diplomaties du Vieux Continent : s’efforcer de penser et de construire un espace vivable, substituant à l’ordre impérial et à celui de la chrétienté universelle, les souverainetés juxtaposées d’États territoriaux (…) Il ne s’agissait pas seulement d’instaurer collectivement un ordre, mais de mobiliser explicitement des principes nouveaux pour le constituer, et de définir des catégories juridiques qui serviraient de fondement au système international en formation (…) La paix de Westphalie a été la première négociation formellement multilatérale de l’histoire (…)
Quelles sont ces normes nouvelles ? (…) D’abord le principe de SOUVERAINETE, établissant que nul État (…) ne peut être obligé par « plus grand, plus petit ni égal de soi » (Jean Bodin, Les six livres de la République, 1576). ensuite le principe de TERRITORIALITE dont l’accessoire fondamental est la définition claire et univoque du concept et de la réalité de la FRONTIERE, mais, plus encore, l’idée que le politique n’existe qu’à travers la compétence territoriale qui dessine sa réalité. Enfin on voit s’installer un début de formalisation du principe de la NEGOCIATION INTERNATIONALE.(…)
Ces innovations vont peser lourd sur l’avenir et expliquent cette part d’arrogance des héritiers européens de la paix de Westphalie. Pour ceux-ci, la cause est entendue : ils sont bien les inventeurs de cet ordre international qu’ils croient vivace, voire de l’idée même d’ordre international. Par la domination qu’ils exerceront dans les siècles suivants et en particulier au XIXe siècle par le biais du colonialisme, cette conception issue de Westphalie va s’imposer au monde entier.
un compte rendu sérieux et rapide :
https://www.iris-france.org/note-de-lecture/nous-ne-sommes-plus-seuls-au-monde-un-autre-regard-sur-lordre-international/
et selon Nicolas Appelt du Monde Diplomatique
A partir de thèmes comme l’impuissance de la puissance, l’irruption des sociétés sur la scène internationale ou la diplomatie de « clubs », le politiste Bertrand Badie dresse un constat sans appel sur la vision occidentale de l’ordre international. Ses fondamentaux en seraient la fabrication d’exclus, le sentiment d’égalité entre membres des oligarchies et un jugement moral sur les pays « déviants ». Il fustige la « paresse intellectuelle » qui empêche la compréhension des relations internationales à l’aune de la question sociale, les conflits découlant d’une « décomposition sociale » aux conséquences mondialisées. Particulièrement éclairant est le chapitre consacré à la politique étrangère de la France, qui, dès 2003, a opéré un virage néoconservateur se traduisant par un « interventionnisme croissant » et par une « diplomatie de la punition ». L’auteur propose des pistes pour une « politique de l’altérité » reposant, entre autres, sur la « revendication du droit de chaque Etat à concourir de façon égale à la définition de la mondialisation ».
pour finir, la page de France Culture : https://www.franceculture.fr/oeuvre/nous-ne-sommes-plus-seuls-au-monde-un-autre-regard-sur-lordre-international sur laquelle vous retrouverez un résumé rapide de l’ouvrage suivant :
3 – Quand le sud réinvente le monde
Essai sur la puissance des faibles
La découverte, Paris, 2018
un compte rendu :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/26/bertrand-badie-dans-tous-ses-etats_5374794_3232.html
occidentalisation / métaux rares
Dans les rayons de l’Alcazar :
Serge LATOUCHE, l’occidentalisation du monde, publié plusieurs fois depuis 1989.. C’est en fait un stock d’articles écrits de ci de là par quelqu’un qui est (selon la 4eme de couv’) « défenseur le plus connu de la perspective de la décroissance conviviale »
Son approche est à la fois économiste et culturelle, je vous donne juste la dernière préface de 2005… quelques pages pour mieux comprendre le monde d’avant la crise de 2008, qui est pas loin d’être le notre… ce n’est pas du cours, c’est du supplément pour mieux comprendre, pour prendre du recul par rapport au cours… A vous de voir..
Dans les rayons des librairies
Guillaume PITRON, La guerre des métaux rares, LLL, 2019
Journaliste au Monde Diplomatique et National Geographic, entre autres, G. Pitron nous donne là un essai qui fait peur, mais qui fait le point sur les choix qui ont été faits ou qui sont sur le point d’être faits à propos de l’énergie de demain.
En fait, on sait déjà en partie ce qu’il y a dans ce livre : la course aux métaux rares, le monopole de la Chine, une pollution bien plus insidieuse pour exploiter ces matières qui sont dans tous nos ustensiles branchés et qui seront demain dans toutes les batteries utilisées pour éviter le réchauffement climatique. Les choix en cours vont polluer d’autant plus. Géopolitiquement, c’est une bombe à retardement qui s’agglomère sous nos yeux.. Bref, oui ce petit livre fait un peu peur.. Il est parfois très journaliste branché reportage, avec ces réflexions et ces mises en scène insupportables. Mais bon, on y apprend beaucoup.. Je vous laisse l’intro qui donne une idée de la suite… (livre prêtable par dgab)
Nouvelles de la Chine
Petite introduction lisible même hors abonnement dans le monde -l’article est intéressant par ailleurs – pour nous montrer que
1 – une intro de journaliste ça dit tout, vive la technique de l’entonnoir
2 – comprendre, autant que c’est possible (!), la politique chinoise…
Et en cette période de Noël, la statistique à retenir c’est 90%… des jouets vendus viennent de Chine… (commandes, conteneur, lenteur, stratégie, etc…)
à lire sur le monde :
A Macao, Xi Jinping vante « l’amour de la patrie »
Selon la Chine, l’éducation patriotique dispensée dans les écoles de Macao mais rejetée à Hongkong explique en grande partie la crise actuelle
Le retournement est spectaculaire. Jusqu’en septembre, le président chinois Xi Jinping qualifiait « Hongkong, Macao et Taïwan » de « risques majeurs » pour le Parti communiste chinois. Désormais, Macao fait figure de modèle. Dans un discours prononcé vendredi 20 décembre, à l’occasion du vingtième anniversaire de la rétrocession de cette petite colonie portugaise à la Chine en 1999, Xi Jinping n’a cessé de faire l’éloge de ce territoire de 670 000 habitants et de l’opposer à Hongkong.
la suite ici :
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/20/a-macao-xi-jinping-vante-l-amour-de-la-patrie_6023610_3210.html
BB1 TLES correction ou presque
impressions de correction
ça bosse fort, en Géo ! En revanche plusieurs ont utilisé la crise de 2008 en guise d’accroche… Sachez donc que les deux premières fois on se laisse accrocher, mais ensuite, il faut beaucoup de volonté pour accepter la récurrence… Non je n’ai pas de solution, c’est l’effet de masse et de rang.. En revanche pour la partie histoire ça s’annonce cacastrophique… vous le saviez pourtant que Pearl Harbor c’est en décembre !!! Non ? Il est temps de l’intégrer !!
En Géo, la correction n’est pas hypra nécessaire puisque vous avez des fiches qui ont l’air dans l’ensemble assez potables.. Vous pouvez oublier des éléments.. certes, mais, dans le fond, un oubli n’est rien à côté des grosses maladresses de rédaction répétées ou de mauvaises compréhensions des phénomènes présentés… Ce qui veut dire que vous avez tout intérêt à ce que votre propos soit fluide et compréhensible.
Comme le disait un green fellow of mine, « La communication vous devez négliger ne pas »…
Le plus efficace reste pour le sujet I
I – le portable
II – processus et acteurs
III – flux
on peut même tenter :
I – portable et en parallèle processus
II – acteurs
III – flux
Pour le II c’est plus complexe… D’un autre côté, ceux qui ont suivi le plan du cours s’en donnent à coeur joie dans les description.. et là, pour le coup, c’est bien de la géo.. Sauf qu’il va falloir mettre un peu d’ordre… la logique est la suivante :
D’abord je montre l’action de la mondialisation sur un territoire comme New York par exemple… Mondialisation – métropolisation – fragmentation socio-spatiale – gentrification – inégalités… mais je pourrais le montrer à différentes échelles, comme on l’a fait pour Rio ou la Chine
Ensuite, je me penche sur les facteurs qui jouent dans la différenciations des espaces à cause de la mondialisation…ce qui cause les constats faits dans le I… à savoir, les infrastructures (portuaires, aéroportuaires, financières / gratte ciel, touristiques, productives ), les ressources, les pouvoirs, l’action de l’Etat (aménagements style zone franche, ZES)
Enfin, je peux éditer un classement des territoires selon leur intégration à la mondialisation… en essayant d’éviter la récurrence de Triade, Nord- Sud car ce ne sont plus des catégories opérantes.. ni pauvres – riches… On peut distinguer :
– les centres d’impulsion de la mondialisation (mégalopole – USA)
– les territoires associés aux centres (Canada, nord du Mexique, sudeste brésilien)
– les territoires et pays émergents (reste du Mexique, Brésil)
– les périphéries exploitées (Amérique centrale, OPEP)
– les PMA
PARTIE HISTOIRE : BB1 HIS 2.1 TLES dec 2019
consigne => « en replaçant les deux documents dans leur contexte et en les confrontant, montrez les étapes, les caractéristiques et les limites de l’affirmation de la puissance américaine dans le monde depuis Wilson jusqu’aux années cinquante »
donc 4 ou 5 temps :
1 – présentation
2 – les étapes
3 – les caractéristiques
4 – les limites
5 – CCL ?
1 – présentation
Le doc 1 est un article de février 1941 par un grand patron de presse américain, intitulé « le siècle américain ». L’auteur, Henry Luce, reprend les tendances de la présidence Roosevelt. Elu en 1932 en pleine crise mondiale, Roosevelt, démocrate comme l’était Wilson, en est , à la date du texte, à son 3eme mandat et il vient d’être réélu en novembre 1940. Cet article fait donc partie de l’attente de la prise de pouvoir du nouvel élu : on regarde le passé et on espère un meilleur futur. A cette date, la guerre est engagée en Europe depuis un an et demi. Les Etats-Unis ne participent pas, les sondages ne vont pas dans ce sens. Roosevelt soutient de loin l’effort de guerre britannique sans que ce soutien soit très franc. L’année 1941 est celle de l’engagement, d’abord avec la signature de la Charte de l’Atlantique en août et l’attaque de Pearl Harbor en décembre. Ce texte reprend donc les tendances qui ont précédé cet engagement qu’il semble attendre de ses voeux espérant un « internationalisme américain ».
Le doc 2 est une affiche du PCF dans un contexte très différent du document précédent. Les communistes français s’opposent avec cette affiche au plan Marshall, déployé depuis 1947, après que Truman ait énoncé sa « doctrine », à savoir l’aide nécessaire à apporter aux pays dévastés par la guerre pour empêcher les communistes de faire main basse sur eux. La pieuvre est intéressante, elle avait servi à montrer la crise sur une couverture d’un magazine… démonstration :

Th. Heine – [Karikaturenalbum Interbellum] Crisis – Hamburg 1931
Dans ce contexte de guerre froide, en pleine guerre de Corée (1950-1953) l’affirmation de la puissance américaine prend une autre allure, et un certain nombre de parallèles sont possibles entre les deux documents, malgré leur différence de contexte. Car dans les années 1940 et 1950, la puissance américaine s’affirme comme jamais dans le monde…
2 – les étapes.
en gros
– isolationnisme à définir, cité dans le doc 1.. pour la période d’avant 1919.. mais aussi pour la période d’entre-deux-guerres
– 1917-1919 : intervention de l’armée américaine, mais aussi du président Wilson qui construit le règlement de la paix, Versailles, 1919, SDN… d’où ce que dit LUCE : occasion en or / opportunité sans précédent / mais qui n’est pas confirmé par le Congrès majoritairement républicain.. « Wilson l’a mal gérée. nous l’avons rejetée »
– entre deux guerres : raté puis tué… dit le texte.. En fait, les investissement américains débarquent partout, surtout en Allemagne et Autriche… mais parallèlement isolationnisme diplomatique, comme on a vu juste avant… Roosevelt a été isolationnaiste, au moment où il fallait lutter contre la crise : intervention de l’Etat, financement de travaux d’intérêt collectif comme la TVA, Tennessee Authority Valley… et le New deal….
– 2GM => les docs n’en parlent pas.. juste l’attente de LUCE
– GF : avec le doc 2, même si les orientations de la doctrine TRuman sont des idées déjà exprimées dans le doc 1….
3 – les caractéristiques
– objectif : doc 1 : conduire le monde / nourrir le monde (bon samaritain) + les armes
– libre entreprise – liberté – progrès capitalisme libéral / libéralisme / individualisme ?
– présence financière dénoncée dans le doc 2 mais bien réelle dans les années 20 et 30….
– présence militaire : après la 2GM, OTAN et bases américaines en Europe… US seuls au Japon…
– doc 1 => devoir (on dira destinée) manifeste / universalisme ( => ce que disent les Américains et ce qu’ils vivent est bon pour tous les humains : révolution, indépendance, droit des peuples à disposer d’eux mêmes, valeurs de la révolution US et de la république US…) siècle américain… c’est gonflé de parler de siècle américain au moment où Hitler annonce un Reich de 1000 ans… certes c’est plus modeste ! ATTENTION sur ce sujet on est très près du point suivant… peut-être à utiliser comme transition
4 – les limites
– doc 1 fait preuve d’une très haute idée de soi et donc d’un désir de dominer… ce désir de domination est une limite à l’expansion du modèle…. impose-t-on la liberté ? d’où la critique de l’impérialisme dans le doc 2…=> « colonisé »
– les erreurs commises : les républicains en 1920 / les financiers dans les 1920ies / la crise des années 30….
– on peut évoquer les réticences US de ne pas s’engager dans la 2GM….
– doc 2 : critique du bloc de l’est, refusant le modèle américain, considérant la liberté US comme factice, le système capitaliste comme la victoire des forts sur les faibles (ce en quoi le darwinisme social américain n’est pas vraiment opposé…)… et reprise de la doctrine Monroe les Américains en Amérique !! 1823…
5 – CCL ?
le paradoxe américain, universalisme et isolationnisme en même temps.. un peu comme les Français d’ailleurs…
A celles et ceux qui ont dans la plume le seul désir de dominer le monde je dis STOP… Non s’il vous plait réfléchissez un tout petit peu.. Vous êtes nourris de films et de séries où le grand méchant ou l’ancien gentil veut exercer un pouvoir infini jusqu’à l’au delà.. Mais ZUT ! ça coûte la peau des fesses de dominer le monde.. et si ce n’était qu’affaire d’argent.. La domination c’est d’abord la lutte pour la sécurité et vous voyez aux infos ce que ça donne.. Ces gens qu’on étudie, dans les années 1930 et 1940, ils ont été nourris intellectuellement aux lectures de l’Antiquité où on voit bien les problèmes du maintien de la sécurité.. Alexandre a voulu dominer le monde : KO. Les Romains ont voulu dominer le monde.. en 4 siècles c’était fini.. Pas de capitalisme ou de communisme à l’époque : un affaiblissement des structures de pouvoirs, le christianisme et les invasions barbares ont eu raison de cette domination, qui avait pourtant l’intelligence d’intégrer les gens de tous horizons… Dominer le monde, c’est un scénario pour les films ou pour les psychopathes…. Allez voir cet article.. juste histoire de voir qu’en simplifiant tout, on en arrive à dire des sottises…. ARTICLE
guerre froide et télé
Voilà un article lu (LMD) voilà quelques jours.. Si je vous conseille vivement de le lire, c’est que d’abord il n’est pas très long, ce qui rassure toujours le lycéen en vacances, ensuite parce qu’il attire notre attention (enfin… la mienne et puis la votre) sur ce que l’on vous donne en pâture historique à la télévision… J’étais déjà circonspect face à la série Apocalypse par le côté très émotionnel du montage et du commentaire.. D’un autre côté, Matthieu Kasovitz est un grand diseur et les images étaient inédites, donc.. que ce soit pour la 1GM, la 2GM ou même sur Hitler et Staline, ça valait le coup… La dernière saison sur la guerre froide provoque cette discussion sur France Culture, rapportée ici par un journaliste LMD… Lisez et appréciez les points de vue. D’un côté un monsieur, tout à fait respectable, grand réalisateur et grand nom de la télévision française qui défend sa production, tout à fait remarquable, et de l’autre un autre monsieur (oui je sais ça manque de femmes)tout aussi respectable, historien et assez critique par rapport à certains détails qui parfois ont l’air de montagnes…L’attaque de la Corée ou la construction du mur de Berlin ne sont pas soviétiques.. Tout le monde le sait.. Que cela se fasse avec l’aval soviétique n’est pas la même chose que sur ordre de Moscou…
Cela m’amène à penser que notre Histoire se fait objet de consommation.. C’est pas tout à fait nouveau, en revanche on va nous apprendre n’importe quoi.. Et le monde d’aujourd’hui lu avec une histoire qui n’insiste que sur ce qui existe aujourd’hui, c’est comme penser que le nez a été créé pour porter les lunettes (Merci Molière) ou que nous sommes moins humains sans portable (merci Apple)…
Quand la connerie devient monnaie courante, autant revenir au troc !
A vous de vous faire votre opinion :
Ce 8 novembre 2019, l’émission « Le cours de l’histoire », sur France Culture, reçoit Isabelle Clarke et Daniel Costelle, réalisateurs de la série documentaire Apocalypse, dont France 2 diffuse alors une septième saison. En contrepoint, l’animateur a convié au micro un historien spécialiste de l’Asie et de la guerre froide, Pierre Grosser. Les discussions ne ronronnent pas longtemps. D’une voix aussi distinguée que celle de Coluche entonnant un sketch, Costelle dévoile sa thèse : « Les Soviétiques ont un impérialisme, un besoin de conquérir le monde. »
Grosser : « Cette affirmation n’est absolument pas corroborée par les archives, c’est quand même un gros problème dans votre analyse. »
Costelle : « Il n’y a pas une ligne dans ce qu’on a fait qui n’ait pas été vérifiée par un collège d’historiens ! »
Les auditeurs, habitués au chuintement feutré de la station, comprennent qu’ils ne vont pas s’ennuyer. Exaspéré par le mépris des réalisateurs pour la recherche historique, Grosser pilonne une à une les fake news diffusées en première partie de soirée par France 2 : non, on ne peut pas dire que les Soviétiques voulaient conquérir le monde dès l’armistice, car, dans ce cas, ils auraient occupé la Corée du Sud en août 1945, au moment où aucun soldat américain n’y stationnait ; non, ce n’est pas le représentant de l’URSS qui obtient du Kremlin l’autorisation d’envahir la Corée du Sud, mais Kim Il-sung qui en fait expressément la demande à Joseph Staline ; non, la crise de Cuba n’avait pas pour cause la présence de missiles américains en Turquie, mais la volonté soviétique de protéger l’île d’une nouvelle tentative d’invasion américaine ; non, les communistes n’ont pas fait reculer Français et Britanniques à Suez en 1956 ; oui, consacrer six heures à la guerre froide sans évoquer le rôle négatif des États-Unis en Amérique du Sud et en Afrique relève du tour de force.
« Je refuse toute idée qu’il puisse y avoir des choses fausses, bredouille Costelle, fou de rage, alors que l’animateur perd totalement le contrôle de l’émission. C’est quelque chose qui peut se régler peut-être même dans les tribunaux entre nos historiens et M. Grosser. » Les réalisateurs de la série entendent populariser aux frais du service public une vision très personnelle de l’après-guerre : « Il n’y a jamais eu ce qu’on appelle l’impérialisme américain. (…) Le monde américain a été sans arrêt sur la défensive. » Grosser, que son enseignement à Sciences Po rend peu suspect de sympathies bolcheviques, tente d’aligner quelques phrases, mais Costelle, au bord de l’apoplexie, disjoncte : « Les historiens communistes sont les complices du goulag ! (…) Vous êtes nul ! Son père [l’historien Alfred Grosser] était bien, mais lui c’est un nul ! »
L’effet de révélation est saisissant. À la télévision, le pouvoir de conviction d’Apocalypse repose sur la magie hypnotique des images : on croit ce qu’on voit. La radio rompt le charme et laisse paraître l’intention.
Interviewé par Ouest-France (12 novembre 2019), le réalisateur a exposé sa science du comparatisme : « Les jeunes hommes violents qui ont suivi Hitler sont les mêmes qui ont suivi Staline, ou Pol Pot. Ce sont les mêmes qui ont brûlé un centre culturel à Chanteloup-les-Vignes. » Grâce au service public de l’audiovisuel, cette vision fumeuse du XXe siècle s’impose comme vérité jusque dans les manuels scolaires. Costelle, qu’aucune fausse modestie ne bride, a prévenu : « Toute l’histoire est en train de changer. Nous sommes sûrs que notre série est une très belle série, très publique, très forte, et qu’elle touche beaucoup. » Et qu’importe le vrai pourvu qu’on ait l’audience.
Pierre Rimbert
références pour le changement global
france 24 reportage Bangladesh (COP 21)
https://www.france24.com/fr/20151130-focus-bangladesh-refugies-climatiques-victime-pauvrete
ce qu’est la COP 21 : https://www.apc-paris.com/cop-21
le réchauffement climatique en 4 minutes :
https://www.youtube.com/watch?v=T4LVXCCmIKA
trois minutes sur la montée des eaux au Bangladesh :
https://www.youtube.com/watch?v=rv-6IyCDTrg
on ze road again
Période d’évaluation.
Période d’introspection.
L’évaluation est mon métier.. Mais finalement qu’est-ce que j’évalue ?
Est-ce vraiment un « niveau »… des « compétences »… des « capacités »
Celui qui ne comprend rien à la matière. Celle qui est déroutée dès qu’un événement devient complexe. Celui qui a du mal à saisir le sens du sujet.. Tous ceux-là je les mets dans quelle case..?
Parce que évaluer c’est mettre dans une case.. Comme le prof de math de P.R.O.F… il avait des tampons : Bon, Très bon, Nul.. finalement à peu de chose près on fait la même chose…
Je travaille avec plus de 35 élèves.. quelques heures par semaine.. C’est comme sur l’autoroute.. Belle aventure. L’autoroute ça va vite.. on voit les mouvements, lui ici, elle là.. Là je passe, ici je freine.. Mais va donner les raisons des déplacements…. Va même te souvenir de l’immatriculation.. Même la couleur de cette bagnole là que tu as laissé passer alors que deux motards fonçaient sur toi…
A 35 ou 39, je vais vite mais je ne vois rien.. Combien sont écrasés sur le ballast ??? Combien se disent, je suis nul(le), je n’y arrive pas, je comprends pas… Tout ça je ne gère en rien… Quand il y a quelques heures, des attentes innombrables, et cette foutue vie sociale… Beaucoup pour eux, et beaucoup pour moi….
Et quand je dis que il faut en discuter, j’en ai 2 ou 3 qui comprennent qu’il faut en discuter.. D’autres s’en moquent parce que la situation n’est pas encore assez pourrie pour se commettre à discuter avec le prof…
Monde de liberté.
Tu es libre !
Et ce n’est pas nouveau….
« je ne t’ai donné ni place déterminée, ni visage propre, ni don particulier, ô Adam, afin que ta place, ton visage et tes dons, tu les veuilles, les conquières et les possèdes par toi-même. La nature enferme d’autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne, par ton arbitre, entre les mains duquel je t’ai placé, tu te définis toi-même. Je t’ai mis au milieu du monde, afin que tu puisses mieux contempler autour de toi ce que le monde contient. Je ne t’ai fait ni céleste ni terrestre, ni mortel, ni immortel, afin que, souverain de toi-même, tu achèves ta propre forme librement, à la façon d’un peintre ou d’un sculpteur. Tu pourras dégénérer en formes inférieures, comme celle des bêtes, ou, régénérer, atteindre des formes supérieures, qui sont divines »
… dit Dieu à l’homme d’après Pic de la Mirandole (1486, discours sur la dignité de l’homme)…