Bonne nouvelle

La vie me donne ce que j’attends d’elle, bonne nouvelle…

Non c’est pas un historien ou un auteur de grande littérature qui a balancé ça, juste un chanteur… Et connu en plus…

Bonne nouvelle, en milieu catho, ça fait penser immédiatement à l’évangile… Pour que les conservateurs ne retiennent pas que « con » et pour que les cathos-babas arrêtent de la ramener, précisons juste une chose…

La bonne nouvelle de Jésus Christ ce n’est pas l’ordre et encore moins l’ordre moral.

DS spé 260225

SUJET : Les défis de la construction de la paix. En analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, vous soulignerez les continuités et les ruptures entre le système westphalien et les tentatives de maintien de la paix de l’ONU sous les mandats de Kofi Annan (1997-2006)

Même sans les documents, ce sujet est à chier… Comment est-il Dieu possible de souligner les continuités et les ruptures entre 1648 et 2003… Où est le con qui a inventé cette manière de penser…? Eh bien oui, ce bullshit intégral qui ferait rougir n’importe quel intello de droite ou de gauche, ce bullshit là qui sent l’incompréhension même chez ceux qui ont inventé le sujet, c’est ça que vous devez traiter !!! Le sujet est bidon, je le sais mieux que personne, c’est moi qui l’ai choisi parce que, jeunes padawans, c’est ce genre de miasmes que vous devez avaler !!!! On va se le faire, pas de lézard, mais pas de prise de tête non plus.. On le fait parce que c’est notre boulot, mais pas parce qu’on y croit…. Pour un historien, ce genre de gymnastique, c’est surtout naze… Peu importe ! Nous y allons, qu’on aime ou pas ! Au passage regardez bien l’image en tête de cette page et comparez là avec le sujet.. Oui, y a un « bordel » qui a disparu !!! Mais oui, franchement, comprenez le ! L’institution boursouflée de repentance qu’est l’éducation nationale, peut se permettre de ne plus se donner les moyens de former les jeunes générations, mais elle ne peut pas s’autoriser à reproduire ce « bordel » sur un sujet de ce qu’on appelle encore Bac.. Des fois que des profs ne sachent pas ce que c’est ? Non, des fois que des parents se plaindraient offusqués de ce vocabulaire alors que, franchement, les paroles de Trump sont vachement plus polies !!! C’est vrai, le niveau baisse !.. Le niveau de tout le monde baisse, n’est-ce pas Donald ? Vivement la quille !!!

Que faut-il faire ??? Ben simplement comparer… « continuité et rupture » c’est pas forcément évolution, mais plutôt comparaison… Quoi, sérieux ? Tu crois vraiment que des adultes sont capables d’attendre que des jeunes de 17 ans jugent l’évolution de l’élaboration de la paix entre 1648 et 2003 ??? Alors que les adultes ne sont même pas capables d’arriver à trouver un chemin pour la paix et vont nous amener tout droit à la guerre ???
Il s’agit de COM-PA-RER… Ici 1648, les Traités de Westphalie, considérés comme l’émergence des relations interétatiques dans des principes aujourd’hui bien connus : égalité des Etats, reconnaissances réciproques,  négociation à égalité…. Le système westphalien est donc ce système international reconnaissant les Etats et basant la direction des affaires sur des négociations libres et franches entre Etats égaux… Là 2003, une structure multilatérale bien en place et une nation qui ne désire que se venger de l’affront commis par des fanatiques enturbannés… Ici la mise en place d’un dialogue international ; là le reniement de ce dialogue par le pays même qui l’a initié…
COM-PA-RER… Donc, JAMAIS ce plan : 1 – 1648 et 2- 2003.. Cela n’amène pas à la comparaison.. Alors que pour une évolution, on pourrait l’imaginer, mais c’est pas évolution mais comparaison… Donc autre choix :  1 – ressemblances, 2 – différences…  Le sujet disait « continuités et ruptures », ce qui veut dire strictement la même chose… Réveille toi s’il te plaît ; le monde brûle et tu attends que Tik Tok te dise que tu es le-la plus beau-belle… S’il te plaît réveille toi, soit plus mature que les adultes qui nous dirigent… (non mais qu’est-ce qu’il est démago ce Gaby alors.. tout ça pour se mettre les élèves dans la poche…!) A ce jour Greta Thunberg ferait moins de mal au monde que les deux que vous imaginez sont en train de faire….

Or donc… Ce sujet nous fait comparer deux situations : celle de 1648 qui, selon B Badie inventeur du concept, est ce système international érigé avec ces Traités, qui reconnaît les Etats comme des Egaux et fait des relations internationales des relations interétatiques, et celle de 2003 dans laquelle une organisation internationale, l’ONU, se voit mise de côté par les USA alors que le secrétaire général (Kofi Annan 1997-2006) a été mis en place grâce à eux !  L’ONU est construite sur les bases de ce système westphalien, l’AG regroupe des Etats qui ont chacun une voix.. on est à égalité.. Bon, c’est vrai que dans le CS les membres permanents ont droit de veto… Sachez tout de même que depuis 2022 ce droit de veto fait l’objet de discussions : la mise en place d’un veto nécessite une explication et peut entraîner une réunion de l’AG.. On cherche ainsi à limiter le recours au veto… Oui on y pense là haut aussi !!! Revenons à Kofi, le ghanéen qui fut secrétaire général de l’ONU au tournant du siècle. Très multilatéraliste, il est confronté à l’unilatéralisme des USA post-World Trade Center…  Ce qui ne l’empêche pas de mener pour l’ONU de nombreuses négociations et quelques succès ce qui lui valu à lui et l’ONU un prix Nobel de la paix en 2001.. On lui doit la mise en place des OMD, l’augmentation du nombre de casques bleus, le principe R2P (mais pas le droit d’ingérence), la CPI (malgré de grands absents : US, Russie, Chine, Inde…) et les opérations en Éthiopie, Sierra Leone, Timor oriental… entre autres ! Tout cela doit illustrer le multilatéralisme de notre Kofi international et faire écho aux conditions de négociations des Traités du XVIIe, même et SURTOUT si la réalité historique et guerrière des deux périodes n’ont aucun rapport… En science po et en géopo on ne réfléchit pas comme en Histoire (d’où ma gueulante plus haut)… Un principe existe, quels que soient les contextes.. Il peut s’appliquer ici ou là, quelles que soient les situations… By the way, parler de « multilatéralisme » pour Westphalie c’est un peu gonflé, prenons des pincettes. Mais ça n’empêche que le système westphalien se conçoit comme multilatéraliste, si on suit Badie… Ne soyez pas surpris ni scandalisé : on prend une situation historique, on en retire un principe (démocratie, westphalien, munichois, génocide) et on le transpose ensuite dans d’autres contextes historiques.. ça permet la réflexion, la problématisation, en gros un point de vue différent ! La remise en cause du système westphalien se fait par l’unilatéralisme, cette attitude d’un Etat qui suit ses propres décisions sans en référer aux autres, mais aussi quand d’autres acteurs, non étatiques entrent en jeu et interviennent dans les affaires du monde… un groupe terroriste par exemple. Il n’est pas un Etat et agit avec violence en contestant les décisions d’un ou plusieurs Etats….

A ce stade de la conversation, mon devoir va donc s’orienter vers une comparaison de deux situations, Westphalie ici, le début du XXIe s là, dans l’optique de savoir ce qu’il en est du multilatéralisme… Continuités pour comprendre ce qui se ressemble, ça c’est le côté multilatéralisme… Ruptures pour mettre en évidence la remise en cause par les USA, mais aussi capter que si le XVIIe est le début de ce système, notre ONU, même remise en cause, n’a pas d’équivalent historique, donc est une originalité d’aujourd’hui… A ne pas négliger dans cette atmosphère de pré-guerre…

I – ressemblances
1 – des Etats à égalité (W-AG ONU) négo
2 – respect de la souveraineté nationale (id) équilibre
3 – Kofi et le multilatéralisme (interventions + possibilité des F et S en 1648)
II – différences
1 – Un Etat ignore le système – unilatéralisme – déséquilibre
2 – une asso internationale impuissante
3 – la question religieuse ?

des pistes ?

Chemin faisant, qu’est-ce qu’on peut faire dans les SH quand on veut pas aller en fac toute simple ou en prépa… Des doubles licences, il y en a.. à creuser…
A Aix vous trouverez une double licence Droit-Histoire de l’art et les cursus franco-allemand avec Tübingen. A Lyon mis à part le cursus franco-italien (10 places) vous avez une double licence  Histoire Géo aménagement… Au delà vous dépassez les limites du monde connu en allant en Bourgogne ou carrément à Paris….

Pour des formations en géopo, vous pouvez faire le tour des grandes formations privées, ICP, la catho de Lyon, l’UCLy à Annecy…

Pour ceux qui voudraient un cadre, voilà des choses sélectives mais intéressantes dans la région…
le BUT CS VTD, traduisez carrières sociales ville et territoires durables la pub d’AMU
le BUT IC MDL, information communication métiers du livre tout pareil
le BUT MMI à Arles, métiers du multimédia et internet
si vous êtes davantage dans les affaires économiques et gestion, regardez les IAE

ACCUEIL

Quelques remarques pour les utilisateurs…

Toujours en urgence, les conseils de PARCOURSUP
Quelques petites choses pour démarrer l’année ici et

Le menu sce poh est à accès réduit pour les terminales, cependant les accès aux cours, XIXe et XXe de la page sont libres… et il y a déjà pas mal de choses… Les élèves de lycée auront tout intérêt à regarder les pages « devoirs » où se trouvent des sujets ET des corrections…
Ne négligez pas la nouvelle catégorie BIBLIO dans les articles qui me permettent de donner des références livresques ou internetesques….

Comme d’habitude n’hésitez pas à faire part de vos remarques ! Oui, y a des gens qui laissent des commentaires, je les lis et je les garde…. mais si vous voulez jouer au qui a dit quoi, allez sur un autre site 😉

Enjoy

société

c’est toujours un grand moment de laisser venir les idées de manière non policée… Même si les exercices scolaires le sont énormément.. N’empêche, des idées rapides, a priori, préjugés, affleurent ça et là… Un régal… Best of… (Pour ceux qui veulent comprendre le contexte allez sur la page EMC des premières par ici)

=> une société ?
Les individus s’entraident avec des relations sociales et réglées…
« faire société » c’est créer des liens entre individus autour de valeurs et pratiques communes
Chaque membre de la société a un rôle précis…. La société partage les mêmes valeurs….
La société correspond à une groupe d’individus partageant(…) une culture, un langage et une histoire commune…
Faire société c’est rassembler différents individus partageant des valeurs communes au sein de différents groupes…
=> la classe est une société ?
Belle surprise…. les élèves partagent un même but : l’enseignement
En classe les règles permettent d’établir un rapport d’égalité entre les élèves….
Les élèves sont sensés obéir à des normes communes imposées par l’établissement.
=> Les RS
Les RS permettent d’entretenir des relations sociales…
Les RS peuvent permettre de mentir sur soi et créer de faux liens.
=>Les inégalités
Les inégalités peuvent permettre la société…
Les inégalités provoquent une perte de cohésion dans la société.
Les inégalités génèrent un sentiment d’injustice qui affaiblit la cohésion sociale.
Les inégalités changent les rapports de force entre les individus
=> L’identité
L’identité permet de faire société car en ayant un groupe auquel s’identifier (cela)permet de se plier aux normes et valeurs du groupe.
Les identités permettent d’être différents de s’accepter ou se rejeter pour former un groupe hétérogène mais uni.
Les identités trop exclusives ou fragmentées peuvent diviser et nuire à la construction d’une société unie.
Des identités trop diversifiées au sein d’une même société peuvent être la source de problèmes sociaux.
L’identité aide ou pas à créer des relations.
L’identité favorise la solidarité…
Les différentes identités permettent de faire société en raison de la diversité des identités, ça crée des relations….

rentrée

EN COURS : les activités varient : prise de note/exercice sur des supports différents/travaux de groupes ou individuels – A LA MAISON le travail est léger mais doit être fait : reprise du cours et des exos pour bien fixer ce qui a été compris ou pas, quitte à poser les questions nécessaires au cours suivant. EVALUATION ECRITE : elle passe par des interros de cours (non surprise), des DS, les travaux de synthèse réalisés en cours + DM. EVALUATION ORALE : travaux de groupes, exposés. La difficulté et l’exigence varient selon l’exercice, même si les coefficients ne varient pas beaucoup. IL s’agit de donner une idée de la valeur du travail sans pénaliser la moyenne. SUPPORTS : en cycle terminal les élèves ont suffisamment d’habitude pour choisir eux-mêmes leur support. L’ordinateur n’est pas recommandé comme support de cours, mais le cours s’appuie souvent sur des docs en ligne sur le site du prof. Le site contient essentiellement des exos , des fiches méthodes et des sujets d’interros (avec correction) ce qui en fait un véritable outil que l’élève doit maîtriser. Pour le contenu du cours, le manuel et l’infinité de l’internet sont là pour donner tout ce qu’il faut et même davantage comme connaissances….D GABRIEL

si on parlait SENS

extrait de l’émission « sous le soleil de Platon » avec Boris Cyrulnik…

On fait quelque chose de son malheur.. On l’a subi et on en fait quelque chose. Nous êtres humains, on ne peut pas ne pas donner de sens à ce qui nous arrive. C’est pour ça qu’on a besoin des philosophes et des historiens et des poètes et des romanciers. On en a besoin parce que c’est eux qui donnent une manière de penser, qui donnent la direction et qui racontent l’histoire. ça donne sens. Et le sens qu’on donne aux événements modifie la manière dont on les ressent. Si on ne donne pas sens à un événement, on est soumis, on souffre et on comprend pas pourquoi. (…) Quand on a subit un coup, ce qu’on en dit ajoute à la mémoire de ce qu’on a subi. On transforme non pas le réel mais la représentation du réel. Et ce qui nous fait souffrir, c’est d’une part le coup qu’on a reçu et d’autre part de la représentation du coup…

estime de soi ou narcissisme

Extraits d’un entretien de Christophe André… Nécessaire pour tout le monde, jeunes, vieux, parents, profs, enfants..  Enjoy !

Dans une société à la fois plus sûre mais aussi plus insécurisante, envahie de « pollutions psychologiques » et dans laquelle il faut en permanence « faire ses preuves », l’estime de soi bien comprise nécessite un travail de maintenance régulier. Pour entretenir notre estime de nous-mêmes, apprenons à quitter nos questionnements intérieurs et cherchons à l’extérieur de nous : dans la gratitude, la conscience de notre dépendance aux autres ou encore l’admiration. Pour ne pas se laisser submerger par nous-mêmes et réajuster le cap.
(…) Après 25 ans de travail sur cette notion, j’essaye d’expliquer que ce travail sur l’estime de soi doit pousser vers les autres, et les questions sur soi-même doivent cesser. Car je suis frappé aujourd’hui par le dérapage de notre société vers le narcissisme en raison d’une estime de soi mal comprise.
Le narcissisme est une haute estime de soi, accompagnée du besoin d’être supérieur aux autres et du sentiment d’avoir des droits supérieurs : un narcissique pensera que, dans une discussion, il est normal de parler davantage que les autres, car il se considère plus intéressant, ou encore de ne pas respecter le Code de la route parce qu’il est meilleur conducteur, ou de passer devant tout le monde dans une file car son temps est plus précieux…    Au contraire, lorsque j’ai une bonne estime de moi, je suis satisfait de mes qualités, mais cela ne m’intéresse pas de dominer, je respecte les autres car je sais aussi ce que je leur dois. Une personne dotée d’une bonne estime d’elle-même est humble, dans le sens où elle ne se veut pas supérieure aux autres mais elle ne se sent pas pour autant inférieure.
Cela s’explique sûrement par beaucoup d’évolutions sociales, j’en identifie pour ma part trois. D’abord certaines dérives éducatives, avec une éducation positive mal comprise, illustrées par le débat entre Caroline Goldman et Isabelle Filliozat. Une génération entière de parents a cru bien faire en confondant amour inconditionnel (que les parents doivent manifester) et approbation inconditionnelle, c’est-à-dire un refus de voir les failles de son enfant. Si celui-ci est en échec scolaire par exemple, la faute sera rejetée sur l’institutrice ou l’Éducation nationale. Or en valorisant trop leur enfant, ces parents ont fabriqué des « enfants tyrans » qui deviennent des adultes narcissiques et posent problème.
Deuxième évolution néfaste, les dérives du consumérisme, aujourd’hui à son apogée, qui repose sur une stratégie diablement intelligente consistant à exploiter des besoins humains profonds (comme le désir d’être admiré, valorisé, reconnu) et à proposer comme réponses, qui se révèlent illusoires, l’achat et la possession.
Enfin, troisième tendance de fond : l’arrivée des réseaux sociaux qui représentent une catastrophe d’écologie psychologique dont nous commençons tout juste à prendre conscience. Eux aussi exploitent habilement nos besoins fondamentaux et inévitables – par exemple celui de se comparer aux autres – pour nous proposer une solution illusoire. En effet, contrairement à un groupe humain où nous nous comparons à des personnes réelles dont nous voyons aussi les « mauvais côtés » (celui-ci a réussi professionnellement mais il est malheureux en amour), sur les réseaux sociaux on ne voit que leurs aspects parfaits.
(…)
Cela crée une insatisfaction et une angoisse, calamiteuses pour l’estime de soi. Comme solution, ces mêmes réseaux poussent à parader et à se montrer également sous mon meilleur jour, encourageant une estime de soi narcissique qui repose sur un mensonge.
En bref, d’un côté notre société de la compétition nous insécurise, et de l’autre nous propose des solutions narcissiques aux problèmes d’estime de soi qu’elle-même a créés.
(…)
Pourtant, l’estime de soi, de la même manière que la santé physique, n’est qu’un outil pour vivre et célébrer la vie. Il faut faire le travail d’être en paix avec soi, de s’estimer, puis il est temps de célébrer la vie et de me tourner vers les autres. Plus vous progressez dans l’estime de vous-mêmes, moins vous pensez à vous. C’est un paradoxe : le silence de l’ego est le meilleur signal d’une bonne estime de soi.

A lire :  Christophe André, S’estimer et s’oublier (Odile Jacob), 2023