frontière USA-Mexique

DM de TS p 285
sujet : DM p 285 TS
PB : en quoi cette interface Nord-Sud est-elle à la fois un espace d’intégration et de fracture ?

1 – La frontière est un facteur de dynamisme car elle confronte deux territoires différents. D’un point de vue économique, les délocalisations américaines se concrétisent dans les maquiladoras qui exportent leurs productions aux USA. Les IDE étatsuniens stimulent l’emploi mexicain. D’un point de vue démographique, la croissance des villes correspond à ce dynamisme économique : les villes des états américains frontaliers ont des villes soit très peuplées soit à la croissance très importante. La question de la présence mexicaine aux USA (plus de 20% dans la population) correspond à deux faits. Tout d’abord le fait que ces états là étaient mexicains avant d’être étatsuniens, ensuite, les échanges depuis que cette frontière est dans la situation actuelle…

2 – MEXAMERIQUE, MEX pour mexique et AMERIQUE pour les USA. L’espace transfrontalier est créé par la frontière qui n’est plus qu’une barrière mais l’occasion de phénomènes particuliers. Ainsi les deux cartes permettent de repérer la présence de Mexciains des deux côtés de la frontière mais également de très nombreux flux qui sont marqués par le différentiel de développement (touristes contre migrations/ capitaux contre drogue). Le fait de choisir ce nom -Mexamérique- insiste sur le fait que cet espace mélange des acteurs des deux pays.

3 – Cet espace transfrontalier est naturellement un espace de séparation puisque c’est le principe de la frontière de séparer. La séparation se retrouve dans l'(activité criminelle. Le doc 3 insiste sur les différences entre les villes jumelles. Dans le cas de Ciudad Juarez (Mexique) et El Paso (USA). Au sud, 3000 homicides se sont produits en 2010 alors qu’il n’y en a eu que 5 au nord. Cependant la criminalité est des deux côtés : la drogue arrive aux USA alors que les armes et l’argent passent des USA au Mexique… Mais la violence reste au Mexique ! La frontière devrait pouvoir empêcher ces échanges criminels mais, malgré le mur, le no man’s land (doc 4) et les patrouilles, tout le monde ne peut être fouillé (doc 3).

4 – infos :
revenus => surface
flux => ligne
villes => point

5 – fonctionnement d’une interface
a – différentiel de développement
b – lieux de passages (villes jumelles)
c – échanges inégaux

6 – la frontière américano-mexicaine est
– un espace d’intégration
=> démographiquement – les Mexicains sont partout
=> économiquement – échanges – flux
=> criminellement – échanges drogue/armes-argent
=> villes-jumelles
– un espace de fracture
=> inégalités des flux
=> criminalité – violence
=> mur-séparation
=> économiquement – différentiel de revenus

iran et populisme

à ne pas manquer ….
l’émission du dessous des cartes sur l’Iran :
https://www.arte.tv/fr/videos/083964-020-A/le-dessous-des-cartes-iran-au-coeur-des-tensions/
à visionner rapidement

toujours sur arte, l’intervention de Rosanvallon dans le 28 minutes de samedi… très intéressant sur l’évolution politique de ce personnage et sur son analyse de la société et de la démocratie….
version youtube : https://www.youtube.com/watch?v=vmqqn1sbX64
sur arte tv : https://www.arte.tv/fr/videos/090009-002-A/28-minutes-samedi/

Dans la dernière livraison de LA VIE, n°3880, un entretien de Regis Debray… Il y parle de l’écologie, de la société, de notre culture… et une petite pensée pour les réseaux sociaux :
« Quant aux réseaux sociaux, ils sont la démocratisation du procès. Tout le monde y met tout le monde en examen. On se fait justice soi même comme dans le far west. Ce retour au premier degré bulles groupales. Vraiment, il y a de la sauvagerie dans l’air ! »

corr DST HGSPG

sujets :
sujet 100120

Question quantité… Il me semble qu’à partir du moment -en 1ere – où vous arrivez à donner 2 paragraphes par parties, vous êtes crédibles (+ intro et CCL)… et dans l’ensemble vous l’êtes… mais heureusement que ce n’est pas un critère pour avoir la moyenne par exemple !

sujet I sur les USA, sujet zéro pour ceux qui ne l’avaient pas reconnu….
La problématique est une non-problématique… Vous voulez en formuler une autre ???? Comment se manifeste la puissance mondiale des USa aujourd’hui ??? ça vous va.. ? Ou bien « en quoi les Etats-Unis sont-ils toujours une grande puissance ? »…

Accroche de l’intro ? idées en vrac : la nouvelle frontière de JFK – 1961, un mythe encore aujourd’hui / les outrances de Trump depuis 2016 / le dernier star war ou les derniers disney 2019… tous les jours vous avez quelque chose sur les USA… vous n’avez que l’embarras du choix….
le plan proposé :
I – diplomatique et militaire (= Hard power)
II – économique et financier (= tout pareil)
III – culture (soft power)
en visant 2 paragraphes par partie :
I – diplomatique et militaire (= Hard power)
1 – l’armée des USA – GI – 1er budget du monde – intervention 2001-2003 – flottes américaines – pentagone – drones –
2- la diplomatie américaine – bien mise en évidence par Trump = face à la Corée – face à la Chine – face au monde entier : retrait UNESCO et accord sur le nucléaire iranien – ONU – 1er contributeur –
II – économique et financier (= tout pareil)
1 – 1ere puissance ou presque depuis environ 1 siècle – ex des GAFA à développer- concurrence chinoise mais 1ere place dans nombreux domaines – précédents historiques : GF et plan Marshall, accords de Bretton Woods –
2 – monnaie internationale – grand centre de finance – bourse de New York, Wall Street, indices Dow Jones et Nasdaq – puissance des CBD des métropoles US : Manhattan surtout avec gratte-ciel –
III – culture (soft power)
1 – la langue – l’anglais – favorise diffusion de produits culturels – langue internationale pour tous les domaines, surtout TIC…
2 – le cinéma – à la fois dans sa production (13% de la production mondiale de film, plus de 1700 films par an) mais également dans le fait que ça fait connaître les USA, et particulièrement NY.. paysages US qui deviennent familiers.

sujet II sur le soft power… il était dans le livre ou presque… p 128-129…
on vous y propose un plan, en fait celui qui était dans les consignes… que vous pouviez suivre, sans souci…. démonstration :
I – le soft power, un instrument privilégié pour affirmer sa puissance
II – les formes de l’affirmation du soft power
III – les plus puissants sont les plus performants dans son utilisation
vous pourrez voir sur le manuel ce qu’on vous propose… Vues vos copies, on doit faire attention à la quantité également… La plupart d’entre vous ne sont pas encore au top, mais on franchit déjà la feuille double, ce qui est déjà pas mal… Voilà ce qui serait faisable :
I – le soft power, un instrument privilégié pour affirmer sa puissance
1 – le soft pallie aux difficultés du hard power qui est parfois difficile à appliquer => échec US = retrait en IRak (2009), en Afghanistan (2011) , risque de crise (2008), les aléas humains, cf Trump incendiaires à la maison Blanche (depuis 2016)
2 – le soft power permet d’affirmer sa volonté sur les autres sans usage de la force ou de la contrainte… ex : multiplication des célébrations du nouvel an chinois dans le monde entier influence de la culture chinoise / accueil des étrangers, étudiants ou pas aux USA / force de l’Europe en Afrique et attraction vers l’Europe….
II – les formes de l’affirmation du soft power
1 – la langue
2 – arts et techniques
III – les plus puissants sont les plus performants dans son utilisation
1 – l’affirmation des USA par la puissance des GAFA entre autres….
2 – le soft power dans le cadre de OBOR…. puissance d’influence manifeste…

facebook, algorithme et démocratie

un extrait d’une lecture faite plus ou moins par hasard.. à réfléchir

https://jean-jaures.org/nos-productions/en-immersion-numerique-avec-les-gilets-jaunes consulté le 12/04/2019

Terminons cette note par deux pistes de réflexion, d’abord sur le rôle joué par les algorithmes de Facebook dans le succès du mouvement des « gilets jaunes », et ensuite sur les enjeux numériques et démocratiques de cette séquence politique.
Il faut rappeler que Facebook héberge des comptes individuels, des pages officielles et des groupes. Les pages sont gérées par des acteurs institutionnels : des médias, des partis politiques, des marques, des célébrités. On peut commenter les publications postées par le gérant de la page, mais pas en créer soi-même. Les groupes sont au contraire des rassemblements d’utilisateurs qui se retrouvent autour d’un intérêt commun. Ces groupes sont créés et gérés par des utilisateurs classiques, des membres du réseau comme les autres. N’importe qui, dès lors qu’il est inscrit sur le groupe, peut poster du contenu que tous les autres membres pourront voir. Pour résumer, on suit une page mais on participe à un groupe.
L’algorithme de hiérarchisation du contenu de Facebook a longtemps fait en sorte de mettre en avant les contenus produits par les pages. Mais, au lendemain de l’élection de Donald Trump, la plateforme américaine s’est rendu compte que ce modèle avait permis à celles qui diffusaient volontairement des fake news de gagner une audience significative et d’influer sur le résultat final du vote. À titre d’illustration, deux rapports publiés en décembre 2018 par la firme de cybersécurité américaine New Knowledge et l’Université d’Oxford ont calculé que les fausses pages créées par les services russes au cours de la campagne américaine avaient à elles seules engendré 76,5 millions d’interactions sur Facebook, contribuant ainsi à pourrir de l’intérieur le débat public.
Pour assainir la circulation de l’information et apaiser le débat en ligne, la firme de Mark Zuckerberg a donc décidé en janvier 2018 de changer son algorithme afin que les utilisateurs soient moins exposés aux contenus proposés par les pages et aient au contraire plus naturellement accès aux publications de leurs amis, de leurs voisins et des groupes Facebook dont leurs proches et eux-mêmes font partie. En encourageant ainsi un recentrage de l’information autour des gens qui nous sont intimement et géographiquement proches, Facebook souhaitait rassembler des communautés locales aux intérêts similaires, par nature moins susceptibles de se déchirer autour de polémiques issues des débats nationaux.
Le premier effet de ce changement d’algorithme a été positif car il a permis de faire significativement baisser l’audience des pages gérées par des propagateurs de fake news. Mais les effets négatifs sont nombreux. Les médias traditionnels, qui opèrent depuis des pages, ont vu ainsi s’effondrer leurs chiffres de fréquentation sur Facebook. Pour les cinq médias français traditionnels les plus suivis sur la plateforme, il a par exemple été constaté une baisse moyenne de 31 % des audiences entre mars 2017 et mars 2018. La conséquence logique de cette moindre visibilité des pages est également une plus grande exposition aux contenus publiés par ses amis, avec qui il est fréquent de partager les mêmes intérêts, mais aussi les mêmes opinions politiques. S’il répond à l’invitation d’un ami à rejoindre un groupe, l’algorithme fera en sorte que l’utilisateur soit prioritairement exposé aux publications qui en émanent.
Le lien entre ce changement d’algorithme et le succès viral des « gilets jaunes » est direct. Il suffit de s’inscrire dans deux ou trois de leurs groupes Facebook pour le constater : dès lors que l’utilisateur y est admis, 80 % de son fil d’actualité est désormais composé de publications issues de ces groupes. Plus rien d’autre ne semble exister dans le monde en dehors de l’actualité des « gilets jaunes » et des centaines de liens, de vidéos et de commentaires outrés auxquels l’internaute est exposé à chaque connexion. Celui-ci se retrouve alors prisonnier volontaire d’une bulle cognitive où tout concourt à renforcer sa détermination en l’isolant des informations discordantes et des avis opposés. Ce recentrage affectif et géographique dans la hiérarchisation de l’information sur Facebook est un tournant majeur. Que Priscillia Ludosky et Éric Drouet, les deux internautes à l’initiative de la mobilisation en ligne, soient originaires du même département ne doit rien au hasard. Ils ne se connaissaient pas : c’est le nouvel algorithme de Facebook qui, détectant des intérêts communs et une proximité spatiale, les a mis en contact. La propagation du mouvement en province a obéi à la même logique et au même mécanisme.
Pourquoi ce paramètre est-il fondamental ? Parce que la moitié des Français s’informent désormais uniquement sur Facebook. Les sites d’info en ligne sont consultés chaque jour par 16,7 millions de Français[52]. Sur Facebook, ce sont 22 millions de Français qui se connectent chaque jour, 38 millions chaque mois[53]. Si des bataillons numériques de journalistes, de scientifiques, d’experts et de politiques n’investissent pas en masse cette plateforme, et si Facebook ne prend pas d’initiatives ambitieuses pour favoriser la diffusion d’une information fiable et vérifiée, la vie démocratique française connaîtra le même problème qui s’est produit aux États-Unis lors de la campagne présidentielle de 2016 : un pan entier de l’électorat, accessible à toutes les manipulations, vivra sincèrement dans une réalité parallèle sur laquelle aucun fait établi, aucun chiffre contradictoire, aucun argument rationnel n’aura prise. La présidence Trump nous rappelle chaque jour depuis deux ans que le résultat d’un tel mélange est connu.
La seconde piste de réflexion pour l’avenir concerne les données collectées par Facebook sur les « gilets jaunes ». Un rapide examen des profils Facebook des simples membres de leurs groupes permet un constat : beaucoup ne parlaient pas de politique avant le déclenchement du mouvement. Si l’on remonte les historiques de publication, on trouve des photos de leurs enfants, de leurs animaux, de leurs voitures, de leurs motos. Rarement du contenu politique. Avec leur adhésion à ces groupes et au mouvement, des millions d’électeurs potentiels ont confié à la machine de collecte de données qu’est Facebook le secret de leurs colères, de leurs envies politiques et de leurs inclinaisons idéologiques.
Facebook, comme il l’a déjà fait par le passé pour d’autres cibles électorales[54] et puisque c’est le cœur de son métier, recoupera, classera et vendra ces données à n’importe quel acteur politique souhaitant cibler les « gilets jaunes ». Cela pourrait alors constituer le principal héritage de ce mouvement : l’arrivée sur le marché des données personnelles d’une frange supplémentaire de l’électorat, accélérant encore l’avènement d’une nouvelle ère démocratique où les candidats ne s’adresseront plus à des familles politiques ou à des groupes sociaux mais, via des discours fragmentés à l’extrême pour que chacun puisse entendre ce qu’il désire, à des individus. C’est déjà ce qu’il s’est passé au cours de l’élection présidentielle américaine de 2016 : la campagne de Donald Trump a ainsi su profiter du ciblage électoral extraordinairement fin offert par Facebook pour diffuser 5,9 millions de versions différentes de ses publicités, allant jusqu’à adapter et personnaliser la couleur des boutons sur lesquels les électeurs étaient invités à cliquer en fonction des préférences graphiques que la plateforme californienne avait pu identifier[55].
Le contrôle et l’accès aux données des électeurs sont ainsi devenu un aspect absolument essentiel des campagnes électorales modernes. Le Mouvement 5 Étoiles et sa plateforme internet « Rousseau » en est un autre exemple éloquent. C’est avec cet outil controversé de consultation et d’organisation militante[56] que le parti populiste italien s’est structuré. C’est en se basant sur les données qu’il récoltait sur les visiteurs du site qu’il a déterminé sa ligne politique et choisi ses candidats à l’investiture. En proposant aux « gilets jaunes » d’utiliser cette plateforme comme il vient de le faire, Luigi Di Maio, soucieux de déstabiliser Macron, ne s’y est pas trompé : il sait que, s’ils en ont l’ambition, les « gilets jaunes » pourraient avoir les moyens de s’installer dans la durée dans le paysage politique français. Le leader du Mouvement 5 Étoiles est en effet bien placé pour savoir qu’un mouvement populiste peut se mettre en ordre de marche. S’ils ont pour l’instant refusé son offre par souci de rester indépendants de toute force partisane, on notera toutefois que les « gilets jaunes » ont déjà créé leur propre site officiel, indispensable préalable à une éventuelle future structuration. Tout reste possible, et une seule chose est certaine : l’arrêt des défilés du samedi et l’évacuation des ronds-points ne devront en aucun cas être interprétés comme la fin du mouvement. L’opinion publique se lassera, les médias passeront à autre chose, mais Internet n’oubliera rien.

chaîne de valeur Apple

L’iphone fut présenté pour la première fois en 2007. 10 ans plus tard pas moins de 1,4 milliard étaient vendus… L’exercice propose d’étudier la chaîne de valeur ajoutée… Définie comme « ensemble des entreprises qui interviennent dans le processus de production… » (p 122) la chaîne de valeur regroupe les étapes du système productif, l’ensemble des territoires regroupant les sous-traitants,territoires qui possèdent ainsi des avantages comparatifs car le coûts du travail, les taxes et le système fiscal, voire des exonérations de taxes douanières…

documents :

document 1
doc 1 p 126

document 2
doc 2 p 126

document 3 et questions…
doc 3 p 126

1 – types de pays participant à la chaîne de valeur de l’Iphone…
On doit se focaliser sur les pays coloriés en jaune.. On repère dans cet ensemble des PAYS DEVELOPPES (France, Allemagne, GB…), des PAYS EMERGENTS (Brésil, Inde, Chine) et des PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT (RDC, Zambie)… On ne peut pas vraiment associer tel type de pays avec tel type d’action. Les pays en voie de développement (deux PMA) ne fournissent que des matières premières. Mais les pays émergents et les PID fournissent des composants, d’autres des matières premières et tous ont des Apple Store. La Chine a une place particulière, accueillant les entreprises d’assemblages des appareils.

2 – Les principaux marchés visés par Apple se situent dans les pays développés et les pays émergents (doc 1). Les pays développés sont loin devant : 271 aux USA, 113 en Europe Occidentale, 22 en Australie. Les pays émergents sont moins représentés par le nombre de magasins, la Chine étant en premier (50 magasins) loin devant les autres pays émergents. Il ressort de ces constats que Apple cherche surtout les marchés solvables des pays développés.

3 – Les 3 documents présentent la situation particulière de la Chine. Dans le doc 1, le cas de la Chine rassemble plusieurs éléments de la chaîne de valeur : l’extraction de matières premières, la production de composants, les seules usines d’assemblages des portables et enfin 50 Apple store en 2018. La photo du doc 2 présente l’entrée de l’usine Foxconn, le principal sous-traitant d’Apple, dans laquelle peuvent travailler jusqu’à 350.000 personnes pour produire 500.000 iPhones par jour. Cela suffirait pour établir que la Chine est un maillon fondamental de la production puisqu’elle se fait réellement qu’en Chine. Mais le doc 3 ajoute des précisions. En effet ce document évoque les conditions sociales lamentables de la Chine qui permettent à l’entreprise américaine d’engranger des profits qu’aucune autre entreprise du secteur n’arrive à accumuler. Les remarques concernant la localisation et les emplois sont abordés ensuite. La Chine est située à plusieurs étapes de la fabrication : au départ avec des terres rares, en cours de réalisation avec des composants fabriqués sur place et enfin pour l’assemblage final. Si l’essentiel de la valeur de l’iPhone vient de sa conception, il est évident que sans les usines chinoises, Apple ne pourrait pas vendre ses produits.

4 – Le débat évoqué par l’article de Numerama de septembre 2018 concerne les choix opérés par Apple. en effet, Trump évoque la possibilité de relocaliser aux Etats-Unis les unités de production. Or la firme répond en plusieurs points. Tout d’abord la richesse créée dans ces usines de production est réduite. Le coût de fabrication de l’appareil n’est pas, et de loin, le poste le plus lourd dans le prix de l’appareil. Rapatrier la production ne ramènerait pas autant de richesse que l’on croit.. Mais il faut reprendre l’argumentaire du président des USA. Trump s’appuie sur les droits de douanes qui vont fatalement augmenter avec les tensions commerciales (créées d’ailleurs par ce même Trump). Au delà de cette question, le président voit surtout les emplois et le mouvement que cela pourrait créer. Mais là où il fait un calcul qui semble électoraliste, Apple fait un calcul entrepreneurial : la marge possible en Chine ne le serait pas ailleurs.
Il faut enfin signaler le cynisme de l’article à propos des conditions sociales des travailleurs chinois. Ce qui est décrit ressemble à s’y méprendre à de l’esclavage ou au moins une soumission totale (être réveillé en pleine nuit…)sans compter les 60 heures de travail hebdomadaire qui sont réalisées par les ouvriers. La question des qualifications se surajoute, et paraît bien peu crédible par rapport à la disponibilité complète que les dirigeants peuvent avoir en Chine… Cette flexibilité et le faible coût de cette main d’oeuvre permettent une plus value impossible avec des ouvriers américains.
L’un défend des emplois, l’autre ses bénéfices : la délocalisation semble avoir encore un bon avenir !

CCL Importance et limites des chaînes de valeur pour les entreprises engagées dans la mondialisation.
– la mondialisation permet de créer ces chaînes de valeur, qui mettent en concurrence les territoires et leurs avantages comparatifs. Les FTN organisant leur production à l’échelle mondiale bénéficient à plein des modifications libérales concernant les échanges mondiaux.La mondialisation a ouvert la route à la constitution des chaînes de valeur pour les entreprises occidentales.
– la totalité de la production d’Iphone vient de Chine, où l’on fait travailler des milliers d’ouvriers dans des conditions sociales lamentables. L’entreprise trouve en Chine des conditions de travail et de salaire qu’elle ne peut pas trouver dans les ¨PID. Parallèlement, les FTN laisse localisée dans leur pays d’origine, les activités à haute valeur qui, elles, ne sont pas délocalisées.
– les limites sont nombreuses et sont en grande partie citées dans ces documents. La plus importante est le différentiel social sur lequel jouent les FTN en délocalisant dans des pays à bas salaires. d’autres limites existent comme celles de la pollution provoquée par les flux maritimes : plus de la moitié de ces flux sont des flux intra-groupes, c’est-à-dire qu’ils servent à déplacer des semi-produits jusqu’à l’assemblage final. La pollution concernant ce genre de production se voit aussi dans l’utilisation des terres rares dont l’extraction est particulièrement sale et l’absence de recyclage des appareils usagés.

DM 201219 puissance américaine

Spé 1ere HGSPG
proposition de correction pour le Dm dont le sujet est là : DM puissance américaine

Le seul souci dans ce Dm c’est que chaque question était divisée en 3 questions.. Certains ont eu le réflexe de faire la question 1a, puis 1b, puis etc… Les autres se sont sans doute dit qu’un paragraphe pour chaque c’était bien suffisant… Beh non…

Tout à fait entre nous, je peux vous rassurer : quand vous avez entre 8 et 10, je ne m’inquiète pas pour vous, 16 ou 20 c’est excellent !… les autres je me demande si vous avez pris suffisamment de temps de réfléchir ou si vous prenez votre travail pour de la merde… Donc j’hésite entre incompréhension sincère ou négligence à vomir…

Voilà dans l’idéal ce que ça pouvait donner…

On ne vous demande pas de présenter les documents… On ne surcharge pas la copie, donc.. Mais pour la correction, je me permets…
doc 1 : extraits de revue de vulgarisation géopolitique – 2018 – article sur l’antiaméricanisme – F. Louis ( bonjour bel inconnu !) –
doc 2 : nombre de migrants, tableau stats, source ONU, au dessus de tout soupçon… pour nous en tout cas ! 2017
doc 3 : deux graphiques l’un sur le déficit (2019 – source US gvt)et l’autre sur le classement des pays exportateurs en 1999 et 2017 (source OMC)- DEFICIT, pour un Etat : solde budgétaire négatif = les dépenses publiques sont supérieures aux recettes publiques / DETTE : ensemble des emprunts contractés… Donc pour financer le DEFICIT, un Etat peut recourir à l’emprunt, donc augmenter sa DETTE…. Les deux sont corrélés comme on voit…
doc 4 : carte des cables et data centers.. source CARROUE, yeah !
doc 5 : extrait de manuel de Géo, 2016 à propos de la puissance US, hyperpuissance d’ailleurs comme le dit Védrine, signalé dans le vocabulaire au passage…

En somme, 2 textes, 2 graphiques et une carte… la question est une PB classique : existe-t-il un déclin américain??? et la réponse est dans la question : Oui mais.. et on concluera, avec le doc 5 et le questionnaire, que le déclin est relatif et que le monde est « postaméricain », donc les USA doivent trouver une place, qui reste celle de 1er mais moins loin des autres …. à moins qu’il ne soit plus tout à fait 1er… ce qui explique Trump !

questions – réponses rapides. la rédaction peut aller d’un recto verso à 2 feuilles doubles… enfin, c’est ce que vous avez fait….

1a – fragilités docs 1-3-5
doc 1 – antiaméricanisme.. qui vient pour les uns de la jalousie (ça je peux pas supporter comme explication.. genre c’est quoi le problème des adultes, c’est la cour de récréation) donc bullshit, et pour les autres c’est la conséquence de la politique étrangère US… 11 septembre 2001, dans de nombreux pays, des manifestations de joie…. bien fait pour leur gueule … Ouais, c’est le vulgum pecus de la rue qui disait ça, mais ça confirme que quand les USA sont partout et font ce qu’ils veulent ou presque , si quelqu’un arrive à taper les USA, on est content… vous disiez ??? cour de récréation ???
doc 3 – la dette = emprunts… aussi importante que le PIB (107%)… un déficit énorme.. Le déficit des années 1950 correspond au plan Marshall, les USA donnent pour avoir des partenaires économiques, ils financent la guerre froide pour défendre la démocratie… les dettes et le déficit augmentent avec l’engagement dans la guerre contre le terrorisme => affaiblissement car engagement militaire…

doc 5 – la fragilité énoncée est ma concurrence des autres pays et le fait que des pays ont pris un poids qui les a rapproché des USA… c’est ce qu’on développe dans la question 1b

1b – quelles concurrence docs 3-5
doc 3 – concurrence économique : exportation.. le volume global augmente.. c’est la mondialisation !!! les US ont multiplié par 2,5 leur exportations mais ça suffit par pour être 1er… et toujours talonné par Allemagne…
doc 5 – la Chine concurrence économiquement + Inde et Brésil (« dans une moindre mesure ».. faut quand même pas oublier que la comparaison tourne vite à l’avantage des US à propos de ces 2 pays….) + Russie, dont l’opposition n’est pas tant économique que géostratégique.. ancien adversaire, qui ne veut pas se laisser mener par le bout du nez… Mais dans tous les cas, quand un pays a des aptitudes dans un domaine où il peut concurrencer les USa, il manque d’autres domaines…

1c – les fondements de la puissance qui restent… doc 2-4-5
doc 2 – les USA restent très attractifs… manière de vivre, les études…. pays de migrants… et des quotas de migrants aussi malheureusement…!
doc 4 – les USa semblent indépassables dans les NTIC, vu les GAFA… et la carte !!!
doc 5 – question militaire…Chine tient pas le coup..

les questions du 2 étaient intitulées « développez des arguments »… Pourquoi ne pas développer ???? De loin, on dirait presque le plan d’un devoir 1/ il est puissant 2/ il est remis en cause 3/ c’est un monde nouveau…
2a – Les éléments confirmant la suprématie planétaire… ça ressemble à 1C… mais il faut développer….
Les trois documents visés amenaient à trois points de vue :
– la maîtrise du hard et du soft power que l’on ne peut réfuter dans le cadre américain… Les USA restent un grand pays économique, une grande puissance militaire… Mais également une grande source de soft power doc 1 et doc 5
– l’attractivité doit être étayée puisque les docs ne nous donnent que le résultat de l’attractivité, à savoir les migrations… Pourquoi les US attirent : manière de vivre, american way of life, la liberté, la musique, les pionniers, les études, le dollar… doc 2
– la domination du secteur des NTIC doc 4.. ils sont largement devant, là où l’électronique était plutôt quelque chose de japonais dans les années 80 et 90.. Aujourd’hui, le numéro 1 dans ces domaines c’est les US

2b en quoi le déclin est relatif…
ben en fait on le dit depuis le début :
très fort dans de nombreux domaines les USA se voient de plus en plus concurrencés.. Economiquement, la Chine, mais aussi d’autres sous traitants. Militairement , un peu la Chine, mais de loin. Idéologiquement, d’autres prennent le relais, Chine, bien sur, mais aussi Russie, l’Europe n’y arrive pas mais elle aurait de la ressource pour suivre !!!! En fait le déclin est relatif car les US ne déclinent pas, ils ne sont plus seuls, c’est tout… Trump en rajoute : au moment où la compétition devient rude, il se retire, et fait cavalier seul.. ce que Badie appelait tout à l’heure à la radio, la « diplomatie électoraliste »… Trump se fiche du monde, ils ne pensent qu’à ses électeurs américains… Tout pour ma gueule et rien pour les autres : le soft power en prend un coup ! La concurrence met les USA dans une position qu’ils ne connaissaient pas depuis 1945 car pendant la GF les USA défendaient un modèle.. Aujourd’hui tout le monde a le même, c’est à dire le leur !!! Ils sont concurrencés sur leur propre terrain !

2c – transition
l’essnetiel de la réponse est dans l’expression du doc 5 « monde postaméricain ».. C’est la grande transition entre l’hyperpuissance (je suis seul au monde) à la multipolarité (on est obligé de décider à plusieurs…)..

Les avis qui sont donnés dans ces docs, tout comme les chiffres font partie du cours.. enfin, il serait idiot de ne pas les considérer comme en faisant partie…

un goût de 1920

Un siècle après, pour une autre organisation, voilà les américains qui rejouent le coup de l’isolationnisme.. pour ceux qui ont pas les neurones branchés après le réveillon, ci dessus le président Wilson au Congrès des USA en train de demander aux représentants de ratifier le traité de Versailles signé l’année précédente par le président lui-même, réglant la guerre et mettant en place la SDN…. 17 mars 1920, le Congrès à majorité républicaine (Wilson est démocrate) vote contre… Adieu veaux, vaches, cochons, frontières, SDN , aux armes et caetera…

Extrait d’un édito du Monde 11 décembre….

Dès la création de l’OMC, en 1995, les Etats-Unis ont eu du mal à accepter que l’Organe de règlement des différends (ORD) s’impose comme une instance supranationale. Pourtant, Washington ne s’est pas privé de l’utiliser régulièrement pour obtenir gain de cause. Les Etats-Unis viennent ainsi de faire condamner l’Union européenne (UE) pour des aides illégales accordées à Airbus au détriment de Boeing.
Le problème, du point de vue américain, c’est qu’il arrive que les Etats-Unis soient condamnés à leur tour. Ce devrait être le cas dans quelques mois pour un différend dans lequel, cette fois, c’est l’UE qui accuse les Etats-Unis d’avoir indûment soutenu financièrement Boeing, pénalisant ainsi Airbus.
Washington dénonce « l’activisme judiciaire » de l’OMC. Mais les Américains donnent surtout le sentiment de ne respecter les règles que lorsqu’elles sont en leur faveur. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump considère l’Organisation comme un empêcheur de tourner en rond. Sa guerre commerciale avec la Chine, menée à coups de sanctions unilatérales, multiplie les entorses aux règles internationales. Par ailleurs, les Etats-Unis sont mal placés pour contester la supranationalité de l’OMC, alors qu’ils cherchent à imposer leurs règles au reste du monde grâce à l’extraterritorialité du droit américain.
Que l’OMC ait besoin de se réformer, personne aujourd’hui ne le conteste. L’institution est menacée d’obsolescence. L’unanimité requise pour boucler un cycle de négociations a fini par bloquer la signature d’accords globaux. Ensuite, les règles ont été fixées quand la Chine ou l’Inde étaient encore des nains économiques à qui de nombreux avantages commerciaux avaient été accordés. Leur montée en puissance change la donne. L’OMC doit s’adapter. Il est ainsi urgent de revoir les conditions d’attribution des subventions d’Etat dont bénéficient nombre d’entreprises chinoises.
Mais, en empêchant l’ORD de fonctionner, Washington fait faire aux relations interétatiques un bond en arrière. Donald Trump a déjà donné un avant-goût de ce nouveau désordre mondial. Les Etats-Unis seront en position de tordre le bras des plus faibles, comme lors de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain, signé le 10 décembre avec le Mexique et le Canada. Et quand l’adversaire sera capable de résister, comme c’est le cas actuellement avec la Chine, on assistera à d’interminables négociations, ponctuées de menaces ré ciproques, qui sont autant de facteurs de déstabilisation du commerce mondial.
Faute d’avoir été suffisamment décidés à réformer l’OMC, les Européens tentent aujourd’hui de trouver dans l’urgence de nouvelles règles du jeu. Mais à quoi peut bien ressembler une partie dont le principal joueur s’est retiré ?

Bertrand BADIE

Un auteur pareil c’est une production annuelle à suivre.. Il apparaît régulièrement dans les radios, les télés etc… Son dernier ouvrage (oct 2019): « l’hégémonie contestée » (pas encore lu )….

Trois ouvrages récents (et empruntables) :

1 – Vers un monde néo-national, CNRS éditions, 2017… un échange entre B Badie et M Foucher… C’est un peu le derby géopolitique…. un peu dense car c’est de la discussion entre spécialistes.. Voilà quelques extraits surtout en rapport avec les Frontières : NT BADIE FOUCHER monde néonational

2 – Nous ne sommes plus seuls au monde
Un autre regard sur l' »ordre international »
La Découverte, Paris, 2016

Bertrand Badie est connu pour avoir fixé aux traités de Westphalie de 1648 cette nouvelle étape dans les relations internationales créant le système interétatique encore visible aujourd’hui.

extraits sur ce sujet….

p 11-13
On ne peut pas comprendre l’évolution confuse et les avanies du système international de ce début de XXIe siècle, sans d’abord saisir à quoi il a succédé (…)
Jusqu’à la fin du Moyen-Age cohabitaient en Europe et ailleurs, des constructions impériales, des monarchies traditionnelles, mais aussi des cités-États (…) Les relations avec les voisins, les rivaux et les compétiteurs existaient certes, mais étaient laissés dans l’ombre du point de vue politique et juridique.
Or c’est précisément par deux actes juridiques de nature inédite, les traités de Münster et d’Osnabrück, mettant fin en 1648 à la guerre de Trente ans et fondant ce qu’on appellera la « paix de Westphalie », que la quasi-totalité des États européens vont négocier ensemble un type d’ordre qui ne disait pas encore son nom, mais qui ressemblait déjà à un premier système international.(…) La sortie de la guerre de Trente Ans a défini le futur principe de base de toutes les diplomaties du Vieux Continent : s’efforcer de penser et de construire un espace vivable, substituant à l’ordre impérial et à celui de la chrétienté universelle, les souverainetés juxtaposées d’États territoriaux (…) Il ne s’agissait pas seulement d’instaurer collectivement un ordre, mais de mobiliser explicitement des principes nouveaux pour le constituer, et de définir des catégories juridiques qui serviraient de fondement au système international en formation (…) La paix de Westphalie a été la première négociation formellement multilatérale de l’histoire (…)
Quelles sont ces normes nouvelles ? (…) D’abord le principe de SOUVERAINETE, établissant que nul État (…) ne peut être obligé par « plus grand, plus petit ni égal de soi » (Jean Bodin, Les six livres de la République, 1576). ensuite le principe de TERRITORIALITE dont l’accessoire fondamental est la définition claire et univoque du concept et de la réalité de la FRONTIERE, mais, plus encore, l’idée que le politique n’existe qu’à travers la compétence territoriale qui dessine sa réalité. Enfin on voit s’installer un début de formalisation du principe de la NEGOCIATION INTERNATIONALE.(…)
Ces innovations vont peser lourd sur l’avenir et expliquent cette part d’arrogance des héritiers européens de la paix de Westphalie. Pour ceux-ci, la cause est entendue : ils sont bien les inventeurs de cet ordre international qu’ils croient vivace, voire de l’idée même d’ordre international. Par la domination qu’ils exerceront dans les siècles suivants et en particulier au XIXe siècle par le biais du colonialisme, cette conception issue de Westphalie va s’imposer au monde entier.

un compte rendu sérieux et rapide :
https://www.iris-france.org/note-de-lecture/nous-ne-sommes-plus-seuls-au-monde-un-autre-regard-sur-lordre-international/

et selon Nicolas Appelt du Monde Diplomatique
A partir de thèmes comme l’impuissance de la puissance, l’irruption des sociétés sur la scène internationale ou la diplomatie de « clubs », le politiste Bertrand Badie dresse un constat sans appel sur la vision occidentale de l’ordre international. Ses fondamentaux en seraient la fabrication d’exclus, le sentiment d’égalité entre membres des oligarchies et un jugement moral sur les pays « déviants ». Il fustige la « paresse intellectuelle » qui empêche la compréhension des relations internationales à l’aune de la question sociale, les conflits découlant d’une « décomposition sociale » aux conséquences mondialisées. Particulièrement éclairant est le chapitre consacré à la politique étrangère de la France, qui, dès 2003, a opéré un virage néoconservateur se traduisant par un « interventionnisme croissant » et par une « diplomatie de la punition ». L’auteur propose des pistes pour une « politique de l’altérité » reposant, entre autres, sur la « revendication du droit de chaque Etat à concourir de façon égale à la définition de la mondialisation ».
pour finir, la page de France Culture : https://www.franceculture.fr/oeuvre/nous-ne-sommes-plus-seuls-au-monde-un-autre-regard-sur-lordre-international sur laquelle vous retrouverez un résumé rapide de l’ouvrage suivant :

3 – Quand le sud réinvente le monde
Essai sur la puissance des faibles
La découverte, Paris, 2018
un compte rendu :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/26/bertrand-badie-dans-tous-ses-etats_5374794_3232.html

occidentalisation / métaux rares

Dans les rayons de l’Alcazar :

Serge LATOUCHE, l’occidentalisation du monde, publié plusieurs fois depuis 1989.. C’est en fait un stock d’articles écrits de ci de là par quelqu’un qui est (selon la 4eme de couv’) « défenseur le plus connu de la perspective de la décroissance conviviale »

Son approche est à la fois économiste et culturelle, je vous donne juste la dernière préface de 2005… quelques pages pour mieux comprendre le monde d’avant la crise de 2008, qui est pas loin d’être le notre… ce n’est pas du cours, c’est du supplément pour mieux comprendre, pour prendre du recul par rapport au cours… A vous de voir..

LATOUCHE occidentalisation

Dans les rayons des librairies

Guillaume PITRON, La guerre des métaux rares, LLL, 2019

Journaliste au Monde Diplomatique et National Geographic, entre autres, G. Pitron nous donne là un essai qui fait peur, mais qui fait le point sur les choix qui ont été faits ou qui sont sur le point d’être faits à propos de l’énergie de demain.
En fait, on sait déjà en partie ce qu’il y a dans ce livre : la course aux métaux rares, le monopole de la Chine, une pollution bien plus insidieuse pour exploiter ces matières qui sont dans tous nos ustensiles branchés et qui seront demain dans toutes les batteries utilisées pour éviter le réchauffement climatique. Les choix en cours vont polluer d’autant plus. Géopolitiquement, c’est une bombe à retardement qui s’agglomère sous nos yeux.. Bref, oui ce petit livre fait un peu peur.. Il est parfois très journaliste branché reportage, avec ces réflexions et ces mises en scène insupportables. Mais bon, on y apprend beaucoup.. Je vous laisse l’intro qui donne une idée de la suite… (livre prêtable par dgab)

PITRON métaux rares