fraternité

Lire et discuter.. voilà les objectifs…

Parler de fraternité à l’heure où l’individu semble être la seule mesure des choses…
Comment la retrouver dans le lien personnel que nous avons avec notre portable, regardez dans les transports en commun… Le portable a remplacé le livre, sauf que l’accès est beaucoup plus facile sur le portable !

Fraternité… Pourtant on choisit pas sa famille… Et faut-il vraiment toujours avoir cette référence familiale alors que la chose a tendance à  se flouter… Les familles explosées ne se démarquent plus… Là encore famille individu, que ce soit choisi ou non ! La fraternité on l’accepte, on est dans le même bateau, la même galère ?

Fraternité ça veut dire partager.. Le partage c’est une belle notion complètement schizo parce que… quand je regarde les pubs (et tout le monde en regarde, surtout malgré soi) le partage je le vois ici magnifié dans une pub pour des aliments, des vêtements, que sais-je… Mais je trouve le partage complètement ignoré à d’autres moments : seul(e) dans la voiture, seul(e) faisant des efforts dans la colline ou sur un stade…. Fraternité ici, Individualité là…

Et je ne vous parle pas de cet avis qui consiste a vouloir séparer Sororité de Fraternité, au prétexte (pas si fallacieux que cela) que c’est toujours au masculin, ras le bol… Malheureusement, la sororité n’est pas plus un gage de réussite ou d’accord que la fraternité !!!

La Fraternité suppose l’entraide….

Dans la rue, c’est chacun pour soi, y compris pour l’entraide…

Dans la vie administrative ça se traduit par les taxes et les impôts, assez mal vu dans certains coins du paysage politique… Payer des impôts c’est chouette.. J’aimerais en payer beaucoup, ce serait signe que je gagne beaucoup… Ok,  mais c’est pas tout ! Payer les impôts c’est participer à la vie collective…

Fraternité
Collectivité…

Pas trop à la mode tout ça…

La finale du texte proposé commence par  « nous ne pouvons pas faire autrement »… L’actualité climatique est là pour nous le rappeler… On ne peut pas se passer de la collectivité.. Nous sommes sur le même bateau, la même planète…

A réfléchir !

débattre

Pour débattre que faut-il ??

1 – un sujet, pas de souci !

2 – un temps donné :  5 minutes

3 – des arguments.. Vous avez du vous préparer en équipes avec vos tableaux argumentaires

4 – des règles pour éviter la cacophonie. Pour cela l’équipe évaluatrice est la référente : ce sont les membres de cette équipe qui distribuent la parole et qui évaluent la performance de chaque membre des équipes participantes… Qu’est-ce qui est évalué ?? => la pertinence des arguments / la facilité de prendre la parole / la réactivité / la politesse et la correction du langage – Les évaluateurs et -trices devront donner une note sur 5 de chaque élève.

Enjoy

Saint Just

Pour réfléchir à ce qu’est la structure Saint Just et avoir une perspective….

=> le dispositif de Micro collège en tant que Structure de retour à l’école SRE
un article récent , un entretien, des études de cas, et surtout la présentation du Micro Collège Henri Barnier est elle beaucoup proche de ce que nous faisons
=> autre dispositif inspirant les établissement d’enseignement adapté par là, un exemple de ces EREA avec le lycée Aragon , qui n’est pas la situation de notre structure… c’est sur !
=> ce que dit un bahut des « classes d’aide et de soutien » ICI
=> la brochure ONISEP sur la scolarisation des élèves à besoins particuliers, la page de l’EN sur la scolarisation des enfants à besoins particuliers

Notre structure est un collège où se retrouvent des enfants à besoins particuliers qui ont vécu des années compliquées en école, avec des dispositifs d’inclusion qui n’ont pas forcément réussi. A Saint Just, ils trouvent un cadre d’enseignement général adapté, entre les attentes de l’école et celles du collège, qui leur permet de s’orienter dans différentes structures : 3eme prépa-pro, lycée professionnel, classe ULIS, IME…. Ces années fondamentales de l’adolescence sont mieux vécues dans une petite structure, avec un encadrement nombreux par des adultes (AESH, enseignants volontaires), et sont un tremplin pour repartir vers d’autres structures d’enseignement ou de formation. Il ne s’agit donc pas d’une exclusion du système, bien au contraire, mais d’un temps de pause nécessaire avant une nouvelle étape inclusive. Les enseignants œuvrent dans le sens de la consolidation des acquis, les AESH assurent une aide personnalisée en cours et un accompagnement vers un projet d’orientation en coordination avec les enseignants.

Structure accueillant des élèves en échec scolaire, déjà accompagnés (mdph, itep), qui veulent poursuivre leur scolarité, qui peuvent évoluer dans un groupe, en ayant un minimum d’autonomie. Ils sont accueillis avec un projet particulier pour chaque élève, pour plusieurs années scolaires de collège, dans l’objectif d’avoir une porte de sortie (lycée prépa pro, impro, ime, collège…)

doc
sur les UEE par LA

EVARS ?

Les gens qui pensent pour nous veulent que des profs, appréciés variablement par leurs élèves, construisent avec ceux-ci une Éducation à la Vie Affective et Sexuelle…. Chaque décision des gens qui nous gouvernent a du sens, au moins pour eux (se dédouaner, se protéger, une grande vision de l’avenir, la construction d’un Homme nouveau régénéré, au choix…).. S’il y a bien un domaine de la vie qui n’est pas simple à évoquer c’est bien ce genre de choses !!! En collège et en lycée, on nage dans l’affectif…. On « aime » ou pas une matière, un prof, un élève, qui lui crois qu’il est bien ou mal « aimé » par le prof, le directeur etc… En fait , moi je vais au boulot, je vais pas en famille !!! Première étape, sortir de cette illusion de l’école-famille.. C’est pas parce qu’il y a des familles dans l’école, que l’école en est une ! Et moi perso je préfère que ma famille n’y soit pas, histoire de pas mélanger les genres ! Ce boulot j’ai une chance énorme de l’avoir parce que je travaille avec des humains, pour les former dans cette humanité et dans leurs humanités, jouons avec les mots !!! La vie affective, elle fait partie ou pas de ce que je discute avec les élèves avec qui je travaille (Deuxième étape : ce ne sont pas MES élèves. Croyez moi, parfois, si c’était les « miens » j’aurais fait gaffe en les achetant !! Ce sont DES élèves que je n’ai pas choisi avec qui je TRAVAILLE, même si eux ne travaillent pas !) Et tout ça c’est déjà pas simple… L’affection que j’éprouve pour quelqu’un, qui me donne la grille de lecture ? Qui m’apprend à faire la différence entre « j’aime », « je kikffe », « je désire », « j’ai envie »…. Et dans cette grande comédie de l’enseignement, on veut parler -en classe- de vie affective, et sexuelle ??? Ouaou ! Comment je pourrais être, moi prof, crédible sur la sexualité auprès de jeunes abreuvés de conneries (ou pas d’ailleurs) sur le sujet ??? Crédible, ça veut aussi dire être tout simplement écouté, pas juste scrollé ??? Je vais parler de respect, respect du corps, respect de la liberté de l’autre, respect du consentement, là où ces mêmes jeunes entendent parler de viols, de mutilations, de pédophilie, là où ils voient des scènes de sexe dans tous les films, sans que se pose la question du consentement… tiens, c’est vrai ça.. Quand les deux héros s’embrassent langoureusement et que ça finit quelques secondes plus tard (ça va drôlement vite !) avec des sous-vêtements partout autour du lit et un sourire béat des impétrants, qu’est-ce que ça dit du consentement ? Rien… Et le consentement, c’est déjà un bon chapitre.. Après se profilent  le respect du corps, la place du désir de chacun, la connaissance de son propre corps, c’est quasi infini (sans parler des soi-disant modes qui te disent qu’est-ce qu’il faut faire à quel moment)… Injonctions partout, Dialogue nulle part ! Si on avait su faire ça dans les familles (et pas au bahut) déjà ça aurait pu éviter combien de drames… Je ne parle pas seulement de féminicide qui est l’extrême pathologique et criminel du mec-qui-a-une-bite-qui-sait-tout-sinon-il-te-démonte-la-gueule… Les relations toutes simples entre les gens, entre les amoureux, dans les couples… Dans ce domaine, no limit, tout est biaisé : ce qu’on en dit, ce que l’on ressent, ce que l’on comprend… Le salut est dans le Dialogue, pas dans la classe…

Alors si vous êtes arrivés là, voilà un truc pour réfléchir aux ados… ça vient d’Espagne, mais ça nous dit quelque chose de ce qui se passe ici aussi ARTICLE ….

PS : oui, l’image, c’est Adam et Eve rejetés du paradis… Belle manière d’expliquer pourquoi nous ne vivons pas dans un paradis, parce que l’humain et l’humaine ont voulu égaler Dieu !!! Donc 10 siècles avant notre ère on se disait que les malheurs humains venaient forcément de l’humain lui même et particulièrement de la curiosité malsaine de l’humaine … L’inconsistance de l’homme par rapport à la femme est déjà bien prouvée de la sorte… Il faut bien que le sexe faible humilie le sexe fort et se fasse passer pour fort à sa place…

méthode encore

Il faut vous entraîner, il n’y a que ça..
Quelques idées pour tel ou tel dans le cadre de cette intro vite faite sur la coexistence pacifique…. coexistEnce, je rappelle !!! des idées pour reprendre vos copies….

une PB : qu’était la coexistence pacifique et dans quelle mesure a-t-elle vraiment existé …. Dans quelle mesure la coexistence pacifique s’est vraiment traduite dans les faits ?.. a-t-elle été une réalité géopolitique ?

une accroche… En 1948, Raymond Aron condense en une formule la situation internationale : « paix impossible , guerre improbable ». Moins de dix ans après Khrouchtchev évoque la coexistence pacifique, pour décrire l’apaisement espéré dans les relations internationales. Comme Napoléon avait scellé la Révolution en 1799, le dirigeant soviétique veut influer sur le cours des événements, et lancer une nouvelle période dans cet affrontement qui ne dit pas son nom. Les historiens lui emboîtent le pas, d’ailleurs, en adoptant l’expression pour la période 1956-1962. Loin d’être monotone, cette période semble certes moins tendue dans l’ensemble que la période précédente, mais davantage soumise à des variations de tension. Si la première période de guerre froide, où l’affrontement semblait imminent, n’est plus d’actualité, la persistance de l’opposition est dans la définition même de la coexistence pacifique. Et c’est Khrouchtchev lui-même qui la rappelle dans le doc 1…etc

une PB dans quelle mesure le terme de coexistence pacifique est-il justifié….

une accroche.. En septembre 1959, Nikita K arrive aux Etats-Unis pour une visite d’une dizaine de jours. Alors que l’ultimatum qu’il a posé sur Berlin a expiré en mai, le dirigeant soviétique n’a pas donné suite à ses menaces. C’est sans doute là, la meilleure concrétisation de sa coexistence pacifique qu’il a déclarée en février 1956, en même temps que la déstalinisation. Il cherche une rupture vis à vis de la période précédente, un nouvel élan, loin de la dictature stalinienne et plus près de l’idéologie communiste. Si les intentions sont simplement énoncées, les réalisations semblent plus nuancées. Dans le doc 1…..

une accroche… Quand Gaston Bouthoul déclare « La guerre froide est la première expérience vécue de la paix atomique », il s’agit pour cet homme né à la toute fin du XIXe siècle, de montrer la nouveauté de la guerre froide. Quand en 1956 K parle de coexistence pacifique, l’atome n’est pas pour rien dans ses arguments. Mais on ne peut oublier que K s’affirme contre le modèle stalinien : libérations de nombreux détenus, déstalinisation et contact avec le reste du monde. La coexistence pacifique, c’est une inflexion dans la guerre froide, mais, comme les documents le montrent, c’est encore la guerre froide. En effet le doc 1….

une accroche….. En 1947, à Szklarska Poręba en Pologne, lors de la conférence des partis communistes, Andrei Jdanov répond à la doctrine Truman en répondant qu’effectivement, le monde est divisé en deux et que l’URSS appartient au camp socialiste, pacifiste, anti-impérialiste et antifasciste. Le vocabulaire reste le même avec Khrouchtchev quand il invente la coexistence pacifique. Cette variation de la guerre froide semble, au départ au moins, signifier une baisse des tensions, même si la guerre froide se poursuit bien. Les tensions demeurent, et les documents proposés le montrent à l’évidence. Dans le doc 1…….

une accroche…. Les 14 et 15 mai 1955, en 48 heures, les soviétiques posent deux actes diamétralement opposés. En signant le pacte de Varsovie, l’URSS regroupe de manière explicite autour d’elle des alliés dans un but militaire, faisant un miroir à l’OTAN. L’opposition armée est nette et explicite, la guerre peut commencer demain. Mais le lendemain la même URSS signe le Traité d’Etat de l’Autriche qui met fin à l’occupation quadripartite de cet ancien morceau de Reich. En posant ces deux actes apparemment contradictoires, les Soviétiques et leur dirigeant Khrouchtchev semble annoncer une nouvelle ère. C’est la coexistence pacifique évoquée par le chef du Kremlin en février 1956. Ambivalente ou pragmatique, cette période pose question dans l’ambiance de la guerre froide. Le corpus documentaire le reflète bien avec des documents qui vont dans des sens contraires. Dans le doc 1 en effet….

une PB… la Cp est-elle un tournant de la GF ? N’est-elle qu’une version édulcorée de la GF ? Cette coexistence est-elle réellement pacifique ?

paroles…

Dans La gouvernance par les nombres, A Supiot prend le temps de mettre en parallèle deux types de vocabulaire.. Celui du « gouvernement », cette manière de diriger les humains qui nous vient du passé, et celui de la « gouvernance », qui elle est plus récente, associant les tenants du gouvernement d’hier et d’autres acteurs, y compris les nombres (donc la machine…) ! A déguster en période de bon moral, car tout un pan de l’esprit nos références administratives et démocratiques disparaissent….

Paix ?

Vous voulez vous démarquer ? être original ? Soyez contre la guerre ! Aujourd’hui on y court à vitesses grand V !
Voilà pour nourrir votre attente de paix : le livre de JC CARRIERE, La paix, sorti chez O Jacob en 2016… Le propos sort de l’expérience des attentats de 2015-2016. L’incompréhension des occidentaux devant ces attentats, la grande force de cette folie du suicide terroriste, autant de points d’interrogation. Suscitant autant de questionnements.. La paix, telle qu’on la conçoit… Qu’est-ce d’ailleurs ? Une situation dans laquelle les jeunes hommes ne meurent pas de mort violente sur le champ de bataille ? A ce prix là , oui nous sommes en paix, et ceux qui veulent nous faire croire le contraire ne font que préparer la prochaine guerre…

Le truc dans ce bouquin c’est que l’auteur joue avec le concept.. et il le décline ! De la situation internationale complexe il passe à l’héritage des guerres ou de la paix. Et puis chemin faisant, il  en arrive à l’humain, quand même, encore et toujours !

Chapitre intitulé Foutez moi la paix ! … »Il semble bien qu’une adversité soit nécessaire à toute vie équilibrée, comme si nous devions nous colleter avec tel ou tel problème, ou obligation désagréable, ou même simplement nous trouver dans un embarras d’où nous serions les seuls à pouvoir nous sortir.
Quand à l’adversaire intérieur, l’ennemi intime, celui qui nous connaît mieux que personne, qui nous suit pas à pas et qui ne nous pardonne rien, c’est précisément dans la solitude et la tranquillité d’esprit, que je recherche, que je réclame, qu’il va retrouver toute sa force. Il est seul, à présent. Seul avec moi. Si ça se trouve, il n’attendait que ça, depuis longtemps. Les obstacles extérieurs, que je tentais d’éloigner, le tumulte, les embarras, les visiteurs inopportuns, me protégeaient peut-être au fond. Au fond de moi-même. »

Spinoza => « La paix n’est pas l’absence de la guerre, mais une vertu qui naît de la force de l’âme »

– Donnez moi un exemple de défaite
– La Victoire….

A lire à l’Alcazar=>  301 PAIX

et si on pensait ?

J’ai souvent dit que je n’avais que trois objectifs avec les élèves : lire, écrire, réfléchir… et plus ça va, plus je persiste.. Mais penser comment ? pourquoi ? avec quoi ?… Et la question se pose à moi d’autant plus après la discussion avec une ancienne bonne élève qui a avoué ne jamais avoir compris au lycée pourquoi apprendre. J’essaye de donner quelques indications… Assez souvent le geste mental numéro un est apprendre, prendre avec soi… Le second est la restitution, telle qu’elle… Le modèle c’est la poésie et particulièrement la poésie pour la fête des mères ! Nombreux sont ceux qui en restent là… Nous, les profs nous sommes responsables de cela… Quand je vois les fiches proposées, les exempliers, les pré – plans… Combien de recettes avons nous mis en place pour accélérer l’apprentissage des leçons… Quels efforts cela coûte aux élèves juste pour redire les choses, en faisant semblant ou pas de flatter le prof….  Perso, la flatterie ça me donne la gerbe, avis aux amateurs ! 

Si je reviens à mes 3 objectifs : LIRE… Oui les jeunes lisent moins… Pourquoi les adultes lisent plus ??? Même les profs lisent moins, oui même en français !!! Alors la lecture c’est aussi le visionnage de reportages, d’émissions sérieuses (éviter les vidéos pas x ou y… Toutes les vidéos de prof ne sont pas intéressantes !!!)… Ok LIRE c’est aussi en retenir qqchose, donc prendre des notes… Plus facile sur un livre, de mon point de vue…. Mais ces notes il faut les revoir, les utiliser !!! C’est ce qui permet de faire sa culture, ce substrat sur lequel pousse votre réflexion… Pour lire il faut se CONCENTRER et là, y a problème… Plus je zappe moins j’arrive à garder mon attention longtemps… Je n’en dis pas plus… Passons à la suite

ÉCRIRE… C’est a dire : tracer des signes lisibles, rédiger, avoir du style un minimum, exposer de manière logique… Oui c’est énorme et là encore on n’est pas aidé…. IA bien sûr… Mais ordi de manière générale… Écrire avec les touches c’est pas la même chose… C’est une révolution équivalente à celle qui a créé le stylo/crayon standard… C’est la révolution technique qui correspond à la diffusion de l’alphabétisation… Et du coup, on pense différemment parce qu’on écrit différemment… On n’écrit pas tout et ce choix les élèves ne veulent souvent pas le faire….
une fiche sur les biais cognitifs de G Bronner

PENSER/REFLECHIR, même s’il existe des puristes qui diront que ce n’est pas exactement la même chose…  Pour ce geste mental là, il s’agit d’avoir d’abord de quoi réfléchir… C’est à dire des infos, des connaissances qui permettent de prendre du recul par rapport à quelque chose de nouveau qui arrive dans l’esprit.. Ce qui en théorie permet de peser cette chose nouvelle, et de l’emmagasiner dans son esprit.. cf les différents stades sur l’esprit critique… Mais pour réfléchir il faut oser poser des questions à l’objet nouveau… C’est bien cela qui pose problème aujourd’hui avec les choses bizarres qui circulent… Il y a aussi un problème de confiance.. Plus on nous ment, moins on est crédule… Enfin, en théorie… L’époque actuelle peut nous prouver l’inverse ! On pense toujours à partir de quelque chose, ne serait ce que le langage … Et si le langage est pauvre, l’explication l’est aussi.. d’où le « je sais pas comment dire »…

Lire, écrire et réfléchir.. Apparemment, c’est quelque chose que l’on faisait déjà auparavant.. Mais en fait on prend les mêmes et on recommence vers des langages, des pensées et des situations plus complexes…

ancienne réflexion en passant….
Le truc c’est qu’on habitue nos jeunes à réfléchir par eux-mêmes.. Leçon de Socrate ou Platon enfin appliquée, ouf ! Mais aujourd’hui j’ai l’impression que cela pousse ces mêmes jeunes à ne pas utiliser les connaissances pour réfléchir dessus.. Comme s’il y avait la réflexion dans la vie, et, dans un compartiment étanche, les connaissances sur lesquelles il ne faut surtout pas réfléchir pour pas dire de conneries.. Alors qu’en fait, si tu réfléchis pas aux connaissances, ben tu fais quoi, là ? Comme si la classe était un grand théâtre hors sol, sans lien avec la vie , la vraie… Interroger les connaissances ce n’est pas accuser tout savoir d’être un fake, mais regarder les choses avec un recul critique nécessaire pour essayer de comprendre où on va et d’où on vient, ce qui n’est jamais évident, malgré les slogans et les idées toutes faites qu’on nous balance en guise de pain et de cirque… Oui notre école est inadaptée ! Oui nos dirigeants n’investissent pas l’école à la hauteur de ce qu’ils devraient ! Oui l’école croule encore sous le poids du modèle de l’imitation singeant l’intelligence, mais aujourd’hui… avec les machines qui appliquent le même modèle, et beaucoup plus efficacement, il serait temps de se renouveler, non ?

à un bout de la chaîne

Que l’on commence ou que l’on termine l’année, c’est toujours le bon moment pour se poser… Dans un cas, on se met dans la perspective de ce qui va se passer. C’est un moment un peu suspendu dans les airs, sans savoir, dans l’attente… Un peu de vide qui précède la tempête… Jusque là, tout va bien ! Quand on vient de terminer, que le résultat est acquis, quel qu’il soit, il y a aussi un moment de latence.. De joie ou d’emmerdement. Ce petit moment qui précède l’explosion de défoulement pour faire déborder la joie ou la tristesse… Alors c’est le bon moment, non pas pour remplir, mais pour se laisser aller à une petite réflexion. Voilà de quoi réfléchir.. à goûter de manière homéopathique….

Dans « Homo Economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux« , 2012, Daniel COHEN termine par 10 conseils qu’il reprend d’un autre auteur… Je sélectionne quelques bribes….
« en moyenne, les médaillés de Bronze sont plus heureux que les médaillés d’Argent« …
« une augmentation de salaire rend heureux.. quelques mois seulement » …
« Ne vous comparez pas aux autres en matière de beauté. Les normes sont irréalistes » …
 » Croyez en quelques chose (…) il faut un meaning of life pour être heureux et échapper à soi-même » …
« Aidez les autres : l’altruisme vous détourne de vous-même, et ça fait du bien« …
« Contrôlez vos envies. Les aspirations nouvelles débordent toujours les réalisations« ..
« Acceptez ce que vous êtes et gérez rationnellement vos faiblesses. »